Crise politique au Mali : -Assimi Goïta démet le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane - La communauté internationale exige la « libération immédiate et sans conditions des autorités gardées dans les casernes » - Goodluck Jonath

26 Mai 2021 - 06:44
Mis à jour: 5 ans
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Crise politique au Mali : -Assimi Goïta démet le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane - La communauté internationale exige la « libération immédiate et sans conditions des autorités gardées dans les casernes » - Goodluck Jonath

Quelques minutes après l’annonce du nouveau gouvernement, le lundi 24 mai 2021, le Président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, ainsi que certains de leurs collaborateurs ont été arrêtés et conduits au camp militaire de Kati.

Dans un communiqué rendu public, hier, mardi 25 mai 2021, le vice-président de la transition, colonel Assimi GOITA, a fait savoir que le gouvernement dirigé par Moctar OUANE s’est montré «incapable ». « Dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement, le premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président...

Le vice-président de la transition s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la république en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation », révèle le communiqué du vice-président Assimi Goïta. Indignée par cette situation, la communauté internationale exige la « libération immédiate et sans conditions des autorités gardées dans les casernes ». Pour une sortie de crise, le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck E. Jonathan, ancien président de la République Fédérale du Nigéria, est arrivé, hier, à Bamako.

La rumeur qui circulait le vendredi 21 mai 2021 par rapport à l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, a fini par être une réalité le lundi 24 mai 2021. Pour preuve, quelques minutes après l’annonce du nouveau gouvernement, le lundi 24 mai 2021, le Président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, ainsi que certains de leurs collaborateurs ont été arrêtés et conduits au camp militaire de Kati. Dans ce nouveau gouvernement de 25 membres, deux membres de la junte n’ont pas été reconduits. Il s’agit de Colonel Sadio Camara qui s’occupait du ministère de la défense et des anciens combattants et de Colonel Modibo Koné qui était ministre de la sécurité. Le communiqué rendu public, hier, mardi 25 mai 2021, par le vice-président, Assimi Goïta, l’ex- chef de la junte, a fini par confirmer le « coup de force » au Mali. Dans ce communiqué, le colonel Assimi Goïta indique que suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, le gouvernement dirigé par Moctar OUANE, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux. « Dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le premier ministre avec pour mandat d’aller à la formation d’un nouveau gouvernement. La conséquence a été une consternation générale marquée par la persistance des grèves de l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), dont l’issue est finalement une grève illimitée », indique le communiqué. Selon le vice-président, cet état de fait constitue une véritable asphyxie de l’économie malienne. Aux dires de Assimi GOÏTA, dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement, le premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président en charge des prérogatives qui lui sont conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité. Pour la junte, une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture le 25 septembre 2020. «Nonobstant les interpellations et négociations diverses engagées par le vice-président auprès des chefs d’Etat de la sous-région et de certaines chancelleries présentes au Mali en vue d’amener le Président de la transition et le premier ministre à respecter les prescriptions de la charte de transition, ceux-ci sont restés persistants dans leur posture. Ainsi, de par le serment prêté en même temps que le président de la transition et tenu par l’engagement patriotique pris devant le peuple malien ainsi que devant les forces de défense et de sécurité, le vice-président de la transition s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la république en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation », révèle le communiqué du vice-président de la Transition. Par ailleurs, le Vice-Président de la Transition invite les populations à vaquer librement à leurs occupations et les rassure de l’engagement indéfectible des Forces armées de défense et de sécurité à préserver l’intérêt supérieur du Peuple malien, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte de transition. Au demeurant, le Vice-président de la Transition tient à préciser que le processus de Transition suit son cours normal et que les élections prévues se tiendront courant 2022. Il ne fallait pas ce « coup d’Etat » au Mali pour courroucer la communauté internationale. Dans un Communiqué conjoint sur la situation au Mali rendu public, le 24 mai 2021, le Comité local de suivi de la transition, composé de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), avec des membres de la communauté internationale, y compris la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, exprime sa profonde préoccupation face à la situation au Mali marquée par l’arrestation du Président de la transition, du Premier ministre et de certains de leurs collaborateurs. « Ils condamnent fermement la tentative de coup de force survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement par le Président de la transition sur proposition du Premier ministre. Ils exigent la libération immédiate et inconditionnelle de ces autorités et soulignent que les éléments militaires qui les détiennent seront tenus personnellement responsables de leur sécurité. Ils réaffirment leur ferme soutien aux autorités de la transition et demandent que la transition reprenne son cours pour se conclure dans les délais prévus. La communauté internationale rejette par avance tout acte imposé par la contrainte, y compris des démissions forcées », révèle le communiqué conjoint de la communauté internationale. Pour une sortie de crise, le Médiateur de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) sur la crise malienne, Goodluck E. Jonathan, ancien président de la République Fédérale du Nigéria, est arrivé, hier, mardi 25 mai 202, dans la capitale malienne (Bamako). Dans son programme, il doit rencontrer les militaires qui ont procédé à des arrestations, la société civile et la classe politique malienne. Dans la même veine, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) se réunit en urgence, ce mercredi 27 mai 2021 à 15 heures pour se pencher sur la situation malienne, selon une source onusienne. Aguibou Sogodogo

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Commentaires (18)

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Tounkara mousso ka Balla
Tounkara mousso ka Balla 5 ans
J'ai été particulièrement surpris d'une discussion animée par mes enfants et leurs Amis sur l'insolite situation créée par leurs pères, de la situation inextricable sans honneur du Mali, des 2 coups d'Etat, de l'instabilité dans la quelle le pays se trouve et de l'incertitude d'un lendemain incertain. Comme le dirait l'autre, <> , au vue de cette génération Internet, la solution résiderait dans le retour de la légalité en passant par le pardon, l'amnistie et le retour de IBK pour la gestion de la transition en se disant que la voie suivie pour sa destitution n'était pas orthodoxe et que la suite nous a laissé sur notre faim. Suite qui se traduirait par une descente aux enfers du Mali, notre patrimoine commun hélas...Avec l'accompagnement de la communauté Internationale et une feuille de route, l'espoir serait permis et surtout qu'on fasse rase de nos égos. Telle serait la réaction de nos enfants qui ont plus souci de la case commune que leurs va en guerre de pères qui réfléchiraient plus avec le cœur que la tête...
Kinguiranke
Kinguiranke 5 ans
Il faut dire a tes enfants que si on ramenait Boua le ventu IBK l'enfant maudit de Sebenikoro alors il y aura un troisieme COUP D'ETAT!
Nfp
Nfp 5 ans
Santé "Par leurs irresponsabilités, ils ont décrédibilisé le Mali. Notre image n’était pas luisante, voilà qu’elle est pour longtemps sabordée. Tout doit être fait pour arrêter ces fauteurs de trouble et leur mettre à la disposition de la justice pour haute trahison." ABSOLUMENT !!! Et ce, LE PLUS VITE POSSIBLE même si le mal est hélas déjà fait, car ce minable apprenti putschiste à deux balles, avec son débile "coup d’état dans le coup d’état", a DÉJÀ donné du Mali l’image même d'un des tout derniers PAYS-BANANIERS-IMMATURES du 21ÈME SIÈCLE !!!??????? Et au 21eme siècle, quand on réussit l’exploit de s’attirer ce type "d’étiquette" aux yeux du monde et de la communauté internationale, c’est malheureusement pour très longtemps...???????
Hermann
Hermann 5 ans
Je ne comprends pas comment un troubadour de la sorte de GOITA peut continuer à mettre la vie de la nation en jeu. S'il connait arrêter, depuis combien de temps les maliens cherchent à arrêter IYAD AG ALHY et KOUFFA. Si GOITA est un bon militaire, qu'il parte à Kidal arrêter les membres de la CMA qui refusent l'entrée de l'armée malienne sur Kidal. Comment un militaire peut fuir le combat pour venir être un piètre politicien à Bamako et laisser la défense du territoire malien aux mains des autres armées etrangères. Quelle honte pour ce pauvre monsieur et ses cliques! Pourquoi, s'attachent-t-ils à rester dans le frais à Bamako alors que le Mali perd chaque jour son territoire. A la fin, ce sont les maliens dans leur majorité qui vont demander à Iyad et Kouffa de venir à Koulouba et à Kati pour régler le compte de ses colonels fuyards de combats.
Sanké
Sanké 5 ans
Ces jeunes gens qui font le militaire de pacotille à Bamako en se prenant pour des Rambos confondent le spectacle et la gestion d'un pays. Ils ressemblent à des abrutis qui s'amusent à singer les heros de cinéma. Le Mali, comme d'habitude, n'a pas su tirer les leçons du premier coup d'Etat de Aya Sanogo et sa clique de va-nu-pied. Tout l'arsenal militaire est concentré à Kati sans raison. Les autorités auraient dû songer à repartir sur differente Zone les forces militaires. Voilà que de petits soldats qui devraient être au front et faire le travail pour lequel ils sont formés et payés depuis des années, se réfugient à Bamako et crée le trouble dans le pays. Au moment où le monde sort doucement d'une crise sanitaire qui a bouleversé tous les pays, ces militaires irresponsables, au mépris de tout bon sens, exposent le Mali à un risque d'isolement. A chaque fois qu'il y a une confusion au sommet de l'Etat, les djihadistes en profitent pour grignoter le territoire. Mais de cela, ces militaires farfelus avec leurs galons fantaisistes s'en fichent. Par leurs irresponsabilités, ils ont décrédibilisé le Mali. Notre image n'était pas luisante, voilà qu'elle est pour longtemps sabordée. Tout doit être fait pour arrêter ces fauteurs de trouble et leur mettre à la disposition de la justice pour haute trahison.
Hermann
Hermann 5 ans
Je suis d'accord avec vous.
Le Lycan
Le Lycan 5 ans
Ces jeunes colonels ont oublié le fait que leurs salaires viennent de l'aide publique extérieure. Ils doivent arrêter de rêver.
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