Troisième édition du Festival Bamako FEREBA : 14 films en compétition pour la distinction des meilleurs jeunes réalisateurs au Mali

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Dans le cadre de la promotion du Cinéma malien, et du métier du réalisateur,   l’Association culturelle Djiriba a ouvert, samedi 24 octobre dernier,  au palais de la culture Amadou Ampaté Bah,   la cérémonie  de projection des films nominés pour  la troisième édition du  Festival  Bamako FEREBA. Une  compétition qui met  exclusivement en exergue le talent de  jeunes  réalisateurs maliens  à travers des films court-métrage.  Au total, il y’a   14 films  en  course   cette année.  

Lancé depuis  le 4 juillet dernier avec  l’appel à candidature, le festival Bamako fêrêba  a commencé la  projection des  films de la troisième   édition du festival Bamako Fêrêba.

Les quatorze films ont tous été montrés  aux membres de jury ainsi qu’aux spectateurs  le vendredi et le samedi derniers.

Selon ses  initiateurs,  le but  de cette compétition est non seulement  de  valoriser le  cinéma malien mais aussi  de faire promotion du  métier de la réalisation  au Mali : « nous avons constaté un moment que le cinéma ne fonctionnait pas très bien au Mali » a indiqué Issa Kanouté, secrétaire administratif de l’association Djiriba, initiatrice du festival Bamako Fêrêba.

Donc, l’objectif est, selon  il,    de réanimer le cinéma malien : «  nous avons voulu réanimer le cinéma au Mali à travers cette compétions annuelle à l’intention des jeunes réalisateurs ».

Contrairement aux éditions précédentes, les organisateurs n’ont pas  été exigeants sur le  sujet,  à cause de la pandémie du Coronavirus : « À cause de la pandémie de covid19, qui a sérieusement affecté ce domaine, il n’y’a pas eu beaucoup d’exigences sur le thème  de cette année », a indiqué Issa Kanouté.

Concernant le  thème  : « le devoir de la jeunesse dans la lutte contre l’insécurité au Mali »,  le président de l’association culturelle Djiriba  a rappelé que ce n’est pas fortuit : « le développement d’un pays passe forcément par la sécurité et le Mali a aujourd’hui besoin de la sécurité plus que jamais », a-t-il indiqué.

La liberté donnée aux  réalisateurs de choisir eux-mêmes le sujet du film, AmadounKassogué, comédien et membre du jury   l’apprécié  à sa juste valeur : « cela permettra à chaque réalisateur d’exhiber  lui-même son  talent  sans aucune contrainte ni  influence » a-t-il indiqué.

Pour rappel,  la première édition de ce  festival  avait pour thème « la paix et la réconciliation nationale au Mali » ; « L’immigration clandestine quel danger pour la jeunesse malienne », pour  la deuxième édition.

Beaucoup de difficultés surtout financières ont  été signalées par  M. Kanouté, dans l’organisation de l’édition de cette année.

Des difficultés dues   à la crise sanitaire sans précèdent de Covid19 et la situation sécuritaire grave  que vit le Mali depuis très longtemps, malgré l’accompagnement  et le soutien de beaucoup de partenaires.

Pour le directeur du centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), M. Modibo Souaré,  le thème de cette année : «  traduit la volonté des initiateurs à œuvrer dans le sens de l’épanouissement du cinéma malien afin de consolider la sécurité, la paix et la cohésion sociale ».

Tout en se réjouissant de ce festival qui vient  combler le vide créé par l’absence de la semaine nationale des films africains de Bamako (SENAFAB), le directeur du CNCM, a signalé  « que  l’organisation d’un festival est une chose, mais travailler pour sa  pérennisation  en est une autre ».

De ce fait, il a indiqué que : «  Ensemble,  nous devons adopter une nouvelle approche inspirée d’une idéologie fédératrice pouvant raffermir l’union sacrée entre les professionnels du septième art et les partenaires techniques et financiers pour le développement du secteur de l’audiovisuel et de l’industrie cinématographique ».

Pour sa part  M.Souaré  a  rassuré de l’accompagnement de sa structure pour promotion du cinéma malien en général.

De leurs côtés, Fanta Coulibaly du groupe Gnogolon, marraine du festival, la  directrice du bureau malien du droit d’auteur et le directeur du fonds d’appui à l’industrie cinématographique se sont  aussi réjouis du choix du  thème.  Ils ont  tous rassuré de l’accompagnement de leur structure pour l’épanouissement et le développement du cinéma malien.

Après les spectacles au palais de la culture, les responsables ont indiqué qu’une grande tournée sera faite  dans toutes les communes du district de Bamako pour montrer aux populations, les  films made in Mali.

Les membres du jury pour cette troisième édition sont entre autres   M. AblayeCissoko, metteur en scène, M. Alou Koné réalisateur, Ibrim Touré réalisateur, M. Bouna chérif Fofana, réalisateur M. AmadounKassogué, comédien, dramaturge et metteur en scène.

Issa Djiguiba

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