Sanctions CEDEAO / UEMOA : le gouvernement dénonce des sanctions « illégales et illégitimes » et annonce des mesures réciproques

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Quelques heures après les sommets extraordinaires de l’UEMOA et de la CEDEAO et les sanctions qui s’en sont suivies, les autorités de Bamako ont réagi. Le communiqué du gouvernement a été lu à la télévision nationale par le ministre de l’Administration territoriale Porte-parole du Gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maïga, en tenue militaire pour une des rares fois.

 

« Le gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO », a indiqué le communiqué. Selon Bamako, ces mesures contrastent avec les efforts fournis par les autorités de la transition et leur disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali.

Bamako déplore le caractère “ inhumain ” de ces mesures qui affectent les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire. Aussi, le « gouvernement du Mali regrette que des organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués ».

Violation des textes sous régionaux

Selon le gouvernement du Mali, les textes sous régionaux ont été violés par l’UEMOA et la CEDEAO. Concernant l’UEMOA, le Mali estime que l’embargo constitue une violation du Traité de l’UMOA et des statuts de la BCEAO. Aussi, Bamako affirme que le gel des avoirs d’un État, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant.

Concernant la CEDEAO, le gouvernement malien dénonce et rejette les décisions de : fermeture des frontières terrestres et aériennes avec le Mali ; suspension des transactions commerciales avec le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO. « Ces mesures ne sont fondées sur aucun texte communautaire », assure le gouvernement malien

Riposte…

A Koulouba, la riposte à ses mesures de la CEDEAO et de l’UEMOA ne s’est pas fait attendre. Ainsi, le Mali décide de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés. Ce n’est pas tout, le gouvernement du Mali annonce qu’il se réserve le droit de réexaminer sa participation à l’UEMOA et à la CEDEAO.

Le gouvernement appelle à la solidarité des pays amis face à des « mesures injustes imposées au peuple malien ». Enfin, Le communiqué du gouvernement appelle au calme et rassure les populations sur le plan sécuritaire et sur la disponibilité des denrées de première nécessité.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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3 COMMENTAIRES

  1. Nous félicitons le gouvernement de notre Pays pour la décision qu’il vient annoncer à l’encontre des sanctions que les chefs d’état de la CEDEAO ont pris à l’issue de cette sommet extraordinaire tenus sur notre Pays.

    Les maliens doivent désormais parler dans une seule voix, soutenir la transition à plus que jamais, nous devons également supporter toutes les sanctions si nous voulons arracher notre pays à l’occident car selon moi, les terroristes de notre Pays ne sont d’autre chose qu’un complot fabriqué contre le Mali 🇲🇱.

    J’invite les autorités maliennes de rester à sa place et écouter son peuple.

    Je propose également aux autorités maliennes de passer à la vitesse supérieure à l’occasion de cette sanction en demandant à l’ONU de mettre fin à son mission dans notre Pays qui ne fait que coûter très cher à notre Pays avec des résultats nuls.
    La somme que notre Pays mette à la disposition de Minusma pourrait non seulement remplir une grande partie vide de cette sanction mais aussi cette sanction pourrait être un motif tangible pour mettre fin à cette organisation dans notre Pays qui ne fait que coûter cher au gouvernement.

    Je propose aussi aux autorités maliennes de profiter de cette sanction qui est un motif valable pour mettre fin à plusieurs accords militaires précédemment conclus avec certains de nos partenaires qui ne produisent pas des résultats positifs en faveur de notre Pays.
    C’est un moment très important où les autorités maliennes doivent prendre le contrôle de la gestion de l’ensemble du territoire national, choisir de qui nous voulons comme partenaires.

    Je propose aux autorités maliennes d’être plus proches à la population durant la période de cette sanction.

    Tenez bon, regardez la Syrie 🇸🇾 comme une exemple, M ALASSAD est toujours au pouvoir.
    Renforcer encore plus la relation Russo-Maliennes, ça va chauffer, mais notre pays serait gagnant.

    En continuant ainsi, tout le peuple maliens vont enfin savoir qui sont derrière la crise de notre Pays car le masque tombe un peu plus chaque jour

  2. LA CEDEAO ET L’ UEMOA SE SONT SUICIDÉES AU MALI, ET VIENNENT DE SIGNER LEUR ARRET DE MORT…

    RIP CEDEAO…!

    RIP UEMOA…!

  3. De toutes les façons un proverbe Bamanan dit ceci “Ni Y hidjen ka gnèguè nè guè a to be bin y koro” en français ” Si tu te penche pour uriner, le reste finira par tomber à côté de toi”. Ces sanctions aurons sans équivoque des conséquences sérieuses dans les pays limitrophes directes du Mali à savoir : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso qui sont les vrais sipos de la France d’aujourd’hui. Mais force est de reconnaitre que le Mali peut leader autrement en refusant le bras de fer, il s’agit de savoir souffler le chaud et le froid sans sacrifier les couches vulnérables de ce pays qui sont déjà à bout de souffle avec le covid-19 et les crises successives depuis 2012. Si Assimi et Cheguel vont aux confrontations avec ces organisations sous le leadership français et Européen, le Mali serait perdu pour de bon. C’est à travers des faits comme ça que le africains comprendrons que l’homme noir ne doit pas jouer avec sa souveraineté. Des organisations comme la CEDEAO, l’UEMOA et l’UA doivent être financer par les africains eux-mêmes et non la France et l’UE, c’est regrettable et vous voyez comment ces deux entités ont pu instrumentaliser leurs propres frères et sœurs contre eux Il faut retenir que ces deux entités à savoir la France et l’UE ont été mis hors jeu par le gouvernement d’Asssimi dans la lutte contre le terrorisme et le djihadisme au centre et à l’Ouest à cause de leurs manières insuffisantes en donnant à ces bandits des villages entiers à la mort. Aucune pays parmi ces entités n’aurait accepté le comportement de ces deux entités sur leur territoire et faire le silence, car c’est des villages entiers qui ont disparus devant les troupes françaises et Européennes, on dirait que c’étaient les animaux qui mourraient devant ces troupes sans pitiés.
    Ce qui reste certain, ces pays qui nous imposent l’embargo aujourd’hui doivent s’attendre à pire dans les prochains mois, cela se voit comme l’eau de roche, car c’est toute l’Afrique qui est mal gouvernée et c’est tous les peuples africains qui souffrent et se trouvent dans la résilience depuis toujours.. Nos peuples d’Afrique sont merveilleux et Modibo KEITA disait ceci à celui du Mali “«Nous avons un peuple admirable, capable d’accepter tous les sacrifices pourvu que ceux-ci soient équitablement répartis. Ce qui peut le décourager, le démobiliser, le révolter, c’est l’injustice. Faites donc en sorte que tous ceux qui sortiront de nos Palais de justice, après une sentence, disent : justice a été rendue».

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