Mali-Arabie Saoudite : Plus jamais ça !

C'est avec une grande surprise et une profonde indignation que le peuple malien tout entier a assisté à un reportage biaisé d'une chaine d'information privée saoudienne, Al Arabiya, sur le Nord du Mali.

6 Juin 2026 - 01:34
 0
Mali-Arabie Saoudite : Plus jamais ça !
Mohamed Kimbiri

Cette dérive a d'abord fait l'objet d'une condamnation à travers une note verbale du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, où le reporter est rentré au Mali par effraction avec des groupes terroristes en violation flagrante de la souveraineté nationale, et dans une complicité avec ceux-ci dans son reportage biaisé.

orsqu'un pays traverse une période de guerre comme le nôtre, et surtout après les évènements du 25 avril 2026, le devoir de contribuer à sa défense devient pour tous les citoyens une exigence morale, un devoir patriotique. C'est ainsi que nous, société civile, nous joignons aux autorités pour condamner cette dérive médiatique et d'apporter une modeste contribution à l'éclairage d'une certaine compréhension non fondées, à certains amalgames faisant croire à la caution et à la complicité des autorités saoudiennes.

La chaine Al Arabiya est une chaine d'information privée saoudienne lancée le 30 mars 2003. C'est donc une chaine privée et non une chaine étatique.

A cet effet, notre première surprise provient du fait qu'un tel reportage bancal et déstabilisateur provient d'un organe de presse d'un pays qui a eu l'honneur divin d'abriter les sanctuaires du 5e pilier de l'islam : le hadj.

Devant une telle bavure médiatique, nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable. L'islam est la première religion monothéiste du Mali dont la pénétration remonte au VIIe siècle grégorien, à l'époque de l'empire du Ghana, avec les commerçants arabo berbères, venant de l'Afrique du Nord et de l'Orient. Il a ensuite évolué jusqu'à nos jours en passant par plusieurs époques.

Sa propagation était généralement pacifique. La diffusion de l'Islam au Mali était assurée par plusieurs moyens pacifiques dont deux méritent d'être évoqués ici. Il s'agit des échanges commerciaux et du pèlerinage aux lieux saints de l'islam, dont le plus mémorable a été celui de l'empereur Kankou Moussa en 1324. Le Mali et l'Arabie saoudite partage en commun cette noble religion qu'est l'islam.

C'est pourquoi nous nous demandons au nom de quel agenda ou de quel impératif d'urgence s'imposait cette guerre informationnelle contre un pays frère par un media privé saoudien ?

Pour quelle fin diffuser volontairement des informations tronquées, trompeuses caractérisées par l'absence de vérification croisée ou de confrontation ?

Pour quelle raison sacrifier sous un déluge médiatique de justifications honteuses et terriblement mensongères afin d'influencer l'opinion malienne, semer la confusion et la panique ?

Ce qui nous oblige à nous poser un certain nombre de questionnements. Si cette cabale médiatique contre le Mali est une plaisanterie, elle est pour le moins, de mauvais goût. Si c'est du chantage ou de la provocation, elle est insupportable. Et si c'est de la diversion, alors elle manque de finesse.

Nous osons croire que si un tel reportage provenait de la presse occidentale, et surtout française, cela peut être compris. A titre illustratif, les organes de presse français, relevant du ministère des affaires étrangères en lieu et place du ministère de l'information ou de la communication, ont toujours enchaîné des éditoriaux biaisés, des reportages orientés, parfois générés par le recours à l'Intelligence artificielle sur le Mali. Cela peut se comprendre en tant que bras armé informationnel de la diplomatie française, tout en sacrifiant l'impartialité et l'éthique sur l'autel des intérêts stratégiques du Qais d'Orsay à travers le monde.

Quand l'Agence France-Presse (AFP) offre son plateau de télévision (TV5) à un allié de la déstabilisation programmée du Mali permettant à un soi-disant porte-parole d'un mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, annoncer tranquillement ses ambitions territoriales sur Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, cela peut être compris.

C'est dans cette même optique que le journal La Croix, après les évènements douloureux du 25 avril, a publiée comme titre phare : "Les Touaregs à la conquête de l'Azawad dans le Nord du Mali". Cela aussi rentre dans la même dynamique. Mais qu'un reportage de déstabilisation provienne d'un pays qui partage tout avec notre pays nous fait tressaillir.

Nous, société civile malienne, sommes conscients que l'Etat saoudien sous le leadership éclairée du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie saoudite et le Prince héritier Son Altesse Royal Mohamed Bin Salman Bin Abdoul Aziz Al-Saoud n'encourageront et ne soutiendront jamais une politique déstabilisatrice contre son frère en Islam : le Mali. C'est pourquoi nous sommes conscients que de telles dérives n'entachent en rien la bonne relation entre les deux peuples : le Mali et l'Arabie saoudite. 

Cette dérive médiatique de la chaine Al Arabiya nous offre aujourd'hui l'heureuse occasion de magnifier l'excellente relation d'amitié et de coopération entre le Mali et le Royaume d'Arabie saoudite et surtout une reconnaissance des efforts communs dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité au sein de la Oumma islamique. Dans le cadre du renforcement et de la diversification des relations de coopération, nos deux pays ont signé des projets d'accords dans divers domaines notamment en matière de promotion et de protection, réciproques des investissements.

Sur d'autres domaines, il convient de saluer le leadership du Royaume d'Arabie saoudite et de se réjouir de la convergence de vue avec le Mali sur les grandes questions internationales, notamment, la lutte contre le terrorisme, les problèmes de développement et de changements climatiques.

Par rapport à cette cabale d'Al Arabiya, nous rappelons la mise en place sous l'égide de Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie Saoudite, de la coalition islamique contre le terrorisme, basée à Riyad, dont notre pays est membre. Un tel régime ne cautionnera jamais soutenir de mouvements terroriste ou séparatiste de déstabilisation de son frère malien.

Le Royaume d'Arabie saoudite est à l'origine des grandes réalisations au Mali : barrage de Manantali et de Sélingué, un nombre considérable de lieux de cultes dont la Grande mosquée de Bamako (Roi Fayçal), le Pont Fahd, etc. Tout ceci témoigne, de l'engagement du Royaume d'Arabie saoudite à accompagner les efforts du Gouvernement malien dans son chantier de reconstruction et de développement. Tout cela prouve à suffisance que de tels reportages sont en déphasage avec la réalité.

Le Collectif des associations musulmanes du Mali réaffirme son attachement à la promotion des relations amicales et harmonieuses entre la République du Mali et l'ensemble des Etats du monde musulman : l'Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn, la Turquie, le Koweït, les Emirats arabes unis, sous réserve du respect des principes guidant l'action publique au Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions.

C'est pourquoi, nous, Collectif des Associations Musulmanes du Mali, avions saisi le grand jour d'Arafat pour implorer Dieu le Tout-Puissant pour le raffermissement et la continuité de très bonnes relations de coopération et de fraternité empreintes de solidarité entre nos deux peuples. Amine !   

orsqu'un pays traverse une période de guerre comme le nôtre, et surtout après les évènements du 25 avril 2026, le devoir de contribuer à sa défense devient pour tous les citoyens une exigence morale, un devoir patriotique. C'est ainsi que nous, société civile, nous joignons aux autorités pour condamner cette dérive médiatique et d'apporter une modeste contribution à l'éclairage d'une certaine compréhension non fondées, à certains amalgames faisant croire à la caution et à la complicité des autorités saoudiennes.

La chaine Al Arabiya est une chaine d'information privée saoudienne lancée le 30 mars 2003. C'est donc une chaine privée et non une chaine étatique.

A cet effet, notre première surprise provient du fait qu'un tel reportage bancal et déstabilisateur provient d'un organe de presse d'un pays qui a eu l'honneur divin d'abriter les sanctuaires du 5e pilier de l'islam : le hadj.

Devant une telle bavure médiatique, nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable. L'islam est la première religion monothéiste du Mali dont la pénétration remonte au VIIe siècle grégorien, à l'époque de l'empire du Ghana, avec les commerçants arabo berbères, venant de l'Afrique du Nord et de l'Orient. Il a ensuite évolué jusqu'à nos jours en passant par plusieurs époques.

Sa propagation était généralement pacifique. La diffusion de l'Islam au Mali était assurée par plusieurs moyens pacifiques dont deux méritent d'être évoqués ici. Il s'agit des échanges commerciaux et du pèlerinage aux lieux saints de l'islam, dont le plus mémorable a été celui de l'empereur Kankou Moussa en 1324. Le Mali et l'Arabie saoudite partage en commun cette noble religion qu'est l'islam.

C'est pourquoi nous nous demandons au nom de quel agenda ou de quel impératif d'urgence s'imposait cette guerre informationnelle contre un pays frère par un media privé saoudien ?

Pour quelle fin diffuser volontairement des informations tronquées, trompeuses caractérisées par l'absence de vérification croisée ou de confrontation ?

Pour quelle raison sacrifier sous un déluge médiatique de justifications honteuses et terriblement mensongères afin d'influencer l'opinion malienne, semer la confusion et la panique ?

Ce qui nous oblige à nous poser un certain nombre de questionnements. Si cette cabale médiatique contre le Mali est une plaisanterie, elle est pour le moins, de mauvais goût. Si c'est du chantage ou de la provocation, elle est insupportable. Et si c'est de la diversion, alors elle manque de finesse.

Nous osons croire que si un tel reportage provenait de la presse occidentale, et surtout française, cela peut être compris. A titre illustratif, les organes de presse français, relevant du ministère des affaires étrangères en lieu et place du ministère de l'information ou de la communication, ont toujours enchaîné des éditoriaux biaisés, des reportages orientés, parfois générés par le recours à l'Intelligence artificielle sur le Mali. Cela peut se comprendre en tant que bras armé informationnel de la diplomatie française, tout en sacrifiant l'impartialité et l'éthique sur l'autel des intérêts stratégiques du Qais d'Orsay à travers le monde.

Quand l'Agence France-Presse (AFP) offre son plateau de télévision (TV5) à un allié de la déstabilisation programmée du Mali permettant à un soi-disant porte-parole d'un mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, annoncer tranquillement ses ambitions territoriales sur Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, cela peut être compris.

C'est dans cette même optique que le journal La Croix, après les évènements douloureux du 25 avril, a publiée comme titre phare : "Les Touaregs à la conquête de l'Azawad dans le Nord du Mali". Cela aussi rentre dans la même dynamique. Mais qu'un reportage de déstabilisation provienne d'un pays qui partage tout avec notre pays nous fait tressaillir.

Nous, société civile malienne, sommes conscients que l'Etat saoudien sous le leadership éclairée du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie saoudite et le Prince héritier Son Altesse Royal Mohamed Bin Salman Bin Abdoul Aziz Al-Saoud n'encourageront et ne soutiendront jamais une politique déstabilisatrice contre son frère en Islam : le Mali. C'est pourquoi nous sommes conscients que de telles dérives n'entachent en rien la bonne relation entre les deux peuples : le Mali et l'Arabie saoudite. 

Cette dérive médiatique de la chaine Al Arabiya nous offre aujourd'hui l'heureuse occasion de magnifier l'excellente relation d'amitié et de coopération entre le Mali et le Royaume d'Arabie saoudite et surtout une reconnaissance des efforts communs dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité au sein de la Oumma islamique. Dans le cadre du renforcement et de la diversification des relations de coopération, nos deux pays ont signé des projets d'accords dans divers domaines notamment en matière de promotion et de protection, réciproques des investissements.

Sur d'autres domaines, il convient de saluer le leadership du Royaume d'Arabie saoudite et de se réjouir de la convergence de vue avec le Mali sur les grandes questions internationales, notamment, la lutte contre le terrorisme, les problèmes de développement et de changements climatiques.

Par rapport à cette cabale d'Al Arabiya, nous rappelons la mise en place sous l'égide de Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie Saoudite, de la coalition islamique contre le terrorisme, basée à Riyad, dont notre pays est membre. Un tel régime ne cautionnera jamais soutenir de mouvements terroriste ou séparatiste de déstabilisation de son frère malien.

Le Royaume d'Arabie saoudite est à l'origine des grandes réalisations au Mali : barrage de Manantali et de Sélingué, un nombre considérable de lieux de cultes dont la Grande mosquée de Bamako (Roi Fayçal), le Pont Fahd, etc. Tout ceci témoigne, de l'engagement du Royaume d'Arabie saoudite à accompagner les efforts du Gouvernement malien dans son chantier de reconstruction et de développement. Tout cela prouve à suffisance que de tels reportages sont en déphasage avec la réalité.

Le Collectif des associations musulmanes du Mali réaffirme son attachement à la promotion des relations amicales et harmonieuses entre la République du Mali et l'ensemble des Etats du monde musulman : l'Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn, la Turquie, le Koweït, les Emirats arabes unis, sous réserve du respect des principes guidant l'action publique au Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions.

C'est pourquoi, nous, Collectif des Associations Musulmanes du Mali, avions saisi le grand jour d'Arafat pour implorer Dieu le Tout-Puissant pour le raffermissement et la continuité de très bonnes relations de coopération et de fraternité empreintes de solidarité entre nos deux peuples. Amine !   

 

Mohamed KIMBIRI

Président collectif des associations musulmanes du Mali