Élection des membres consulaires de la CCIM de Ségou : Une forte odeur de magouille dénoncée à la base du report
« L’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Ségou, initialement prévue le dimanche 22 février 2026 est reportée à une date ultérieure dans la région de Ségou, en raison des risques graves de trouble à l’ordre public »,
C’est en ces termes que le gouverneur de la région de Ségou, le Commissaire général de Brigade de Police Soulaïmane Traoré a pris la décision, en date du 20 février 2026, de reporter ladite élection. Ce report, deuxième du genre, après celui prévu le 8 février 2026 dernier, laisse entendre qu’il y a de sérieux problèmes dans le processus électoral.
Juges et partie
Des faits dénoncés par le camp adverse dirigé par Adama Kouma qui, malgré tout a vu sa liste B invalidée, « sans motif valable » dit-il, par la Commission d’organisation dont certains membres sont curieusement candidats (Diantre !). Ainsi, cette liste B n’a même pas été affichée au tableau d’affichage de la mairie de Ségou pour élection. Une pratique d’écriée par de nombreux opérateurs économiques de Ségou. D’où la requête afin de reporter les élections des membres de l’Assemblée consulaire de la Délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Ségou. Chose désormais faite, le vendredi dernier dans la soirée, par le Gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de Brigade de Police, Soulaïmane Traore, à seulement 24 h de début des opérations de vote.
Le coup de force d’Ibrahima Doucouré pour un 3ème mandat illégal
Ainsi, pour le premier responsable de la région de Ségou, « la nouvelle date de l’élection sera fixée par arrêté de l’autorité compétente, dès que les conditions de préservation de l’ordre public, de la sécurité et de la sérénité du processus électoral seront réunies ». Ces conditions ne seront pas réunies avec l’actuelle commission d’organisation, accusée d’être juges et partie en connivence avec le président sortant en lice et en violation de l’article 39 du décret par de nombreux opérateurs économiques de la région de Ségou. Cet article stipule que : « Le président est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Or l’actuel Président sortant, Ibrahima Doucouré a déjà exercé deux mandats. Le premier de 2015 à 2020 et le second de 2020 à 2025. Ainsi, il ne doit plus prétendre à un troisième mandat au regard des textes en vigueur.
Malgré tout, le richissime estime que l’argent et le trafic d’influence peuvent encore tout gérer dans ce pays. Lui, qui prétend être l’oiseau de tous les printemps, doit comprendre maintenant que les choses ont changé.
Pour une élection transparente et crédible
Pour l’organisation d’une élection transparente et crédible, des membres de l’Assemblée consulaire de la Délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Ségou, il est essentiel de garantir une commission d’organisation indépendante, un cadre juridique équitable. Car la confiance repose sur des procédures uniformes, le respect des droits fondamentaux et des résultats vérifiables. Pour cela, il est souhaitable, voire nécessaire de revoir la composition de la commission d’organisation de l’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Ségou, de s’assurer que les candidats et les électeurs remplissent les conditions édictées par les textes en vigueur. Il y va de la crédibilité des autorités de la Région de Ségou, voire de celles des autorités de la transition.
Aminata Diarra