Questions minières : Pourquoi ne pas utiliser le "Quantitative Easing" pour booster la production d'or du Mali et de l'UMEOA?

01 Oct 2014 - 11:56
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_534322" align="alignleft" width="250"]L'orpaillage de Kankou Moussa à nos jours Aliou Boubacar Diallo[/caption] L’assouplissement quantitatif, ou en Anglais "Quantitative Easing " dans le langage des banquiers centraux, consiste à la création de monnaie par la banque centrale pour acheter des titres du secteur privé ou des obligations d'Etat.   Les banques centrales ont recours traditionnellement à la baisse des taux d'intérêt pour relancer l'activité économique, mais cette baisse peut ne pas suffire pour atteindre les objectifs attendus de croissance. Il est déjà arrivé dans certains pays que les taux directeurs frôlent le zéro sans empêcher l'économie de tomber en récession.   Dans ce cas, les banques centrales ont expérimenté d'autres outils, dont l'injection de monnaie dans l'économie pour acheter des titres du secteur privé ou des obligations d'Etat. Cette politique monétaire appelée " Quantitative Easing ", si elle est bien utilisée, permet de stimuler l'économie, sans inflation et de lutter contre le chômage.   La première fois que cette stratégie a été utilisée, ce fut au Japon, au début des années 2000 par la banque centrale du Japon.   Lors de la crise financière de 2008, les banques centrales comme la Federal Reserve (Banque Centrale des USA), La Banque d'Angleterre et la Banque Centrale Européenne, ont réduit leurs taux pour stimuler leur économie sans susciter de reprise. Elles ont donc eu recours à d'autres stratégies, dont le "Quantitative Easing ".   Dans le cas du Mali, comment peut-on utiliser la politique du " Quantitative Easing " pour booster la production d'or ?   Le Mali, ayant mis en production le plus grand nombre de mines d'or des vingt cinq dernières années, a désormais une crédibilité certaine dans ce secteur.   De nombreux projets aurifères sont à un stade très avancé, donc de nouvelles mines d'or entreront en production dans les années à venir.   Les opérateurs miniers maliens sont confrontés à d'énormes problèmes de financement.   Les banques commerciales locales considèrent comme risqué d'accompagner cesecteur.   Nos opérateurs nationaux sont amenés à se tourner vers les marchés financiers internationaux, ce qui entraine une dilution pouvant être fatale à leur présence dans ce secteur.   L'intervention de notre Banque Centrale, par le "Quantitative Easing " pourrait constituer une solution.   Pour cela, les sociétés minières maliennes, qui ont des projets avancés avec les études de faisabilité et environnementales requises, peuvent émettre des obligations ou des certificats de dépôt convertibles en or jusqu'à hauteur de dix pour cent de leurs réserves prouvées, pour financer leur mise en production.   Cette proportion évite tout dérapage de surendettement des sociétés minières par rapport à leur capacité réelle de production et limite le risque inflationniste.   Ces titres, de moyen à long terme, peuvent être achetés par la banque Centrale en émettant de la monnaie par ce mécanisme de " Quantitative Easing".   Cette injection de monnaie contribuera à l'accroissement de la production d'or, donc de la Production Intérieure Brute avec une réelle valeur ajoutée pour l'économie nationale et un potentiel certain de création d'emplois.   Le pays a intérêt à expérimenter cette politique, qui pourra améliorer son taux de croissance économique et de plus, la banque centrale qui utilise déjà l'or comme réserve de change, pourra augmenter son stock d'or par le remboursement des obligations convertibles émises par les sociétés minières.   Les autorités maliennes et celles de la BCEAO devraient étudier la possibilité d'expérimenter une politique monétaire basée sur le " Quantitative Easing " pour soutenir un secteur dans lequel notre pays bénéficie de réelles capacités de production. Cette stratégie non conventionnelle doit évidemment être employée avec la plus grande rigueur : Augmenter la production d'or plutôt que la vitesse de circulation de la monnaie, de manière à éviter l'inflation.   Cette politique du " Quantitative Easing "peut être élargie aux autres pays de l'UMEOA qui sont aussi producteurs d'or. Même si le Mali reste le premier pays producteur du précieux métal de la zone UEMOA, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger et le Sénégal ont fait des efforts louables pour accroitre leur production.L'utilisation du "Quantitative Easing " pour augmenter la production d'or de l'UEMOA pourrait permettre à cet espace de devenir le premier producteur mondial d'or.   Aliou Boubacar DIALLO , Economiste.   Opérateur minier

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Commentaires (46)

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LeLong
LeLong 12 ans
Pablo, merci du complement, je suis un complexe. La derniere fois qu'on m'a traite de complexe j'etais tres fier, car cela venait de la bouche d'une chacho, une depigmentee du pieds a la tete. Regardez un peu, un pays sans bourse. Combien de compagnies maliennes sont cotees a la bourse regionale d'Abidjan? Quels produits finis le Mali exporte a part Salif Keita, Ali Farka, Oumou Sangare et Toumani? Dans ces pays la situation economique est limpide. On fait des projections sur le court et le long terme, on fait des rapports en allant. Pablo, au Mali on appelle le directeur de la douane pour demander combien il peut faire rentrer au tresor. Pour securiser sa place ce dernier va au dela d'une projection objective et promet une somme faramineuse. Maintenant on harcele les hommes d'affaires et les commercants pour atteindre leur objetif, et c'est le pauvre citoyen qui finit a payer le pot casse en payant tout tres cher.
Toshiba
Toshiba 12 ans
Quantitative quoi? Toi aussi Diallo, tu nous fatigues avec des charabias. Tu n'a pas su gérer ta mine, tu as créer un parti politique (ADP-Maliba) pour t'approcher du pouvoir et continuer à escroquer sans succès. Maintenant, reposes-toi.
Khry Shshta
Khry Shshta 12 ans
Le mali est un pays qui a: -d'excellents artistes (Salif...), sportif (Daba...) et historiens (Tata...)... -helas de mediocres generaux (alors que nous avons une grande traditions militaire), des journalistes incompetents et des politichiens faineants qui manquent de visions... -etc... -Par contre on n'a pas du tout d'economistes, comme la Cote d'ivoire, le Congo ou le Benin... Il faut je trouve une video qui explique tres bien le quantitative Easing (helas en francais)... pour que vous compreniez l'absurdite de Diallo!
Khry Shshta
Khry Shshta 12 ans
Le quantitative Easing, dans un pays qui ne controle pas sa creation monetaire, est absurde! Les banques centrales du Fcfa sont gerees par les pays africains et la france, a egalite de "droit de veto". Si nous faisons du QE, cela veut dire que nous allons racheter encore plus de papiers toilettes (billets fcfa) a la france, qui controle la creation de cette mer-de. Au lieu de soutenir directement notre economie grace aux revenus de nos coton-or-arachide-petrol-uranium... Je rappelle que le Mali, comme les autres, est oblige actuellement de laisser 50% de ses revenus a la france, dans le cadre de la gestion du fcfa... avant on etait a 100%... Il faut sortir la france de l'equation, reprendre la creation de notre monnaie en afrique, plus aller au fmi, arreter la cooperation et l'aide au developpement (qui n'a jamais developer qui que soit) etc... Et TRAVAILLER-TRAVAILLER-TRAVAILLER
Kassin 12 ans
Mort de rire! Quand je lis ces débilités, je me tord de rire. Quantitative bluffing tu dis? Trop marrant ce troubadour! Ce n'est pas ce même Diallo de wassolow or qui nous rabâchait qu'il a découvert du gaz de je ne sais où pour produire suffisamment d'énergie pour tout le Mali? Il en est où avec l'exploitation de ce gaz? Ce n'est pas lui le promoteur de wassolow or dont ATT brandissait le "premier" lingot d'or. Il en est où avec l'exploitation de cette société, quelle production, quel chiffre d'affaires, quelle masse salariale, quel bénéfice, quel impôt payé, quel cash flow? IL Y A TOUT SAUF LE SÉRIEUX DANS LE SECTEUR PRIVÉ MALIEN ET CE MONSIEUR EN EST L'EXEMPLE PARFAIT. Et vous voulez que la BCEAO créé de la masse monétaire supplémentaire pour se baser sur du vent de nos entreprises privées gérées comme des "kôrôbôrôboutiquini"? Et qui vous a dit qu'il y a un problème de liquidité dans l'économie malienne qui justifierait une augmentation de la masse monétaire du pays par un endettement supplémentaire de la BCEAO auprès d'opérateurs économiques incapables de nous sortir un business plan, un budget d'exploitation, un plan de financement, un bilan sain et un compte de résultat d'exploitation correct? Si la BCEAO ÉTAIT GÉRÉE PAR DES MALIENS cela ferait longtemps qu'elle aurait déjà fait faillite. Un institut d'émission monétaire se base sur de vraies contreparties de la masse monétaire (devises et or) pour créer de la monnaie. Plutôt que de s'endetter auprès des sociétés dont on a aucune visibilité ni sur la qualité de leur management et leurs perspectives d'avenir ni sur leur production réelle d'aujourd'hui, la BCEAO sait qu'il faudrait plutôt ACHETER DE L'OR et c'est ce qu'elle fait comme toutes les autres banques centrales de la planète terre. DONC ARRÊTEZ DE DIVERTIR LES GENS ET D'EXISTER des illettrées. LA BCEAO a la responsabilité de la politique monétaire et du contrôle du système bancaire dans l'Uemoa. Elle émet le franc CFA dans l'Uemoa et veille à la garantie de sa valeur. Donc elle ne peut pas jouer au théâtre et au folklore de Mr Diallo pour financer des entreprises non viables, le financement de l'économie étant dévolu aux banques primaires dans l'Uemoa. Si Mr Diallo, "opérateur" de je ne sais quoi, a besoin de financement il faudrait qu'il s'adresse aux banques primaires au Mali ou dans n'importe quel autre pays et non à la Bceao. Car elle n'a pas vocation à financer ni l'économie ni le secteur privé malien ni au Mali ni dans l'espace UEMOA ni aujourd'hui ni demain. Les banques primaires sont surliquides au Mali et passent le clair de leur temps à placer leur ABONDANTE liquidité sur le marché monétaire à Dakar faute de projets viables et "sécurisés" en matière de solvabilité à financer au Mali. C'est leur boulot de financer l'économie mais elles veulent juste des gens sérieux et bosseurs A QUI ELLES PEUVENT faire confiance de telle sorte que le risque de crédit et le risque de contrepartie soient maitrisés si elles leurs accordent des prêts pour financer leurs investissements. Salute!
Abdulsadia
Abdulsadia 12 ans
"IL Y A TOUT SAUF LE SÉRIEUX DANS LE SECTEUR PRIVÉ MALIEN ET CE MONSIEUR EN EST L’EXEMPLE PARFAIT". Vraiment ? Après le gouvernement, c'est le tour du secteur privé: mines, banques, commerçants, industriels,etc. Personne n'est sérieux sauf the mighty Kassin ! Plus excessif, narcissique et nombriliste que ce type, tu meurs!
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