IKATEL LANCE UN BOUQUET DE NOUVEAUX SERVICES : Portail mobile, multimedia mobile, haut débit mobile

La cérémonie de lancement de ces nouveautés s'est déroulée hier mardi 5 septembre dans la salle Goundam de l'hôtel Azalaï Nord Sud. D'entrée de jeu, Mme Sangaré Koumba Kéïta, directrice de...

6 Sep 2006 - 21:39
6 Sep 2006 - 21:39
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La cérémonie de lancement de ces nouveautés s'est déroulée hier mardi 5 septembre dans la salle Goundam de l'hôtel Azalaï Nord Sud.
D'entrée de jeu, Mme Sangaré Koumba Kéïta, directrice de communication et des relations extérieures de l’Ikatel a passé à la présentation du nouveau réseau GPRS définit comme le Général Packet Radio Service.

Elle a aussi souligné les avantages concrets qu'offrent ces nouveaux services tant aux commerçants, aux entreprises, aux particuliers, qu'aux professionnels.

Concernant le Portail Mobile, il offre un univers de services Internet accessibles à partir du mobile Ikatel. Le téléphone portable est doté de multiples possibilités d'accès aux contenus les plus variés. Il s'agit de l'actualité, du sport, de la vidéo, de l’ horoscope.

S'agissant du haut débit en mobile, les clients pourront ainsi se connecter à leur réseau d'entreprise, accéder aux applications métiers et à leur messagerie électronique, naviguer sur Internet, gérer leurs e-mails, envoyer et recevoir des données multimédias telles que des fichiers, des images, des photos, des vidéos depuis un téléphone mobile, un assistant numérique personnel PDA, ou un ordinateur portable, quel que soit l'endroit où ils se trouvent dans la zone de couverture du réseau Ikatel. A souligner que la navigation est facturée à 3 F TTC par kilo-octet.

Quant au service MMS ou Multimedia Mobile Service, selon Mme Sangaré, les clients Ikatel pourront échanger des messages riches en couleur et en sonorité.

Ils peuvent également créer à partir des mobiles de nouvelle génération d'écran couleur, appareil photo, sons, vidéos. S'y ajoutent des messages enrichis contenant du texte, des photos, des images animées, du son et de la vidéo.

Les MMS peuvent être envoyés vers des mobiles, mais également vers des adresses e-mail. Les clients équipés de mobiles avec la fonction MMS, pourront donc échanger des messages multimédias. Lorsque le destinataire du message ne dispose pas d'un mobile compatible avec le service MMS, un SMS lui notifie l'arrivée d'un message multimédia, qu'il peut consulter sur le site Internet d'Ikatel.

Le clou de la cérémonie a été un point de presse. Les journalistes ont eu l'occasion de s'informer d'avantage sur le fonctionnement du nouveau réseau.
Ainsi les interrogations ont porté sur des questions d'ordre technique, commercial et éducationnel.

Sur les questions d'ordre technique, Amadou Dème, directeur technique de Ikatel a souligné que son entreprise a pris des dispositions pour éviter les perturbations éventuelles pouvant empêcher la communication sur le réseau avec l'implantation du produit.

Il a aussi ajouté que les dispositions sont en cours pour faciliter les échanges d'images entre les clients quel que soit leur lieu de résidence.
Par rapport aux questions commerciales, Ludovic Issartelle, directeur Marketing, de révéler que jusqu'au 15 septembre, le tarif des MMS est estimé à 25 F CFA. Selon lui, après cette intervalle qui est la période de promotion, le tarif des MMS va osciller entre 200 à 300 F CFA.

A ajouter qu'aujourd'hui, l'importance du téléphone ne se limite pas seulement à la communication verbale. Elle s'étend à tous les domaines d'activité. Ainsi, avec la révolution de la téléphonie mobile, nombreux sont les enfants qui se servent du téléphone pour visualiser les films pornographiques. Devant une telle révolution technologique, Ikatel ne va-t- elle pas participer à la dépravation de nos mœurs?.

A cette interrogation, Mme Sangaré Koumba Kéïta a affirmé que l'objectif visé par Ikatel consiste à fournir aux clients des facilités dans la communication.

Cependant, l'oratrice a affirmé que si les enfants utilisent d'autres contenus filtrés de l'Internet, on ne peut en aucun cas accuser Ikatel. "Cette question relève plutôt de la responsabilité des parents" a-t-elle conclu.

Abdoul Karim DOUMBIA


L'Assemblée générale d'Alcatel devrait voter jeudi la fusion avec Lucent


Les actionnaires d'Alcatel devraient avaliser jeudi le projet de fusion de l'équipementier télécoms avec Lucent pour 10,9 milliards de dollars en titres, poussés par la nécessité plus que par l'enthousiasme, estiment des analystes. Bien qu'Alcatel paye cher son concurrent américain - un sentiment renforcé depuis le récent avertissement sur les résultats de Lucent - plusieurs analystes expliquent que les investisseurs auraient plus à perdre qu'à gagner en rejetant le projet.

Un tel rejet, qui nécessiterait l'opposition de plus d'un tiers des votants à l'assemblée générale, affaiblirait en effet le groupe alors que le secteur se consolide, à l'image de ses concurrents Siemens et Nokia et d'Ericsson et Marconi. "Alcatel a besoin de masse critique pour résister à la pression sur les prix", a estimé Rémi Thomas, analyste chez CA Cheuvreux. Un rejet du projet de fusion serait également interprété comme un signe de défiance envers la direction d'Alcatel et en particulier son P-DG, Serge Tchuruk, qui doit assurer la présidence non exécutive d'Alcatel-Lucent. "Si les actionnaires rejettent la fusion, Serge Tchuruk devra partir, la compagnie se trouvera isolée et, d'ici 2007, il deviendra évident qu'elle est trop petite face à ses concurrents", a déclaré Thomas Langer, analyste chez WestLB. Pour les analystes, le rapprochement des deux groupes se justifie par la forte complémentarité des portefeuilles et des couvertures géographiques ainsi que par les perspectives de synergies importantes (1,4 milliard d'euros par an).

QUESTIONS SUR LA GOUVERNANCE

Le cabinet de conseil en investissement Proxinvest a pourtant appelé les actionnaires d'Alcatel a repousser le projet, citant une parité défavorable à Alcatel et des risques pour la gouvernance. Proxinvest estime ainsi qu'un échange de sept titres Lucent pour un titre Alcatel serait plus juste que le taux actuel de cinq pour un. Mais Serge Tchuruk a expliqué dans des entretiens aux journaux Les Echos et Investir que les termes de la fusion ne pouvaient être renégociés. "Les cours de Bourse des deux sociétés sont maintenant liés et il n'est pas possible de changer les parités de fusion", a-t-il déclaré la semaine dernière aux Echos. Comme Proxinvest, des analystes soulignent plusieurs résolutions présentées à l'assemblée générale qui renforcent la position des dirigeants face à leurs actionnaires. De plus, les résolutions liées au projet sont présentées par Alcatel comme bloquant la fusion si l'une d'entre-elles est rejetée. Pour révoquer Serge Tchuruk ou Patricia Russo, future directrice générale d'Alcatel-Lucent, dans les trois années suivant la fusion, le conseil devra s'exprimer à la majorité des deux tiers alors qu'une simple majorité suffit dans la plupart des grands groupes.

Les actionnaires devront également s'exprimer sur une résolution permettant à Serge Tchuruk, qui aura 69 ans en novembre, de conserver la présidence au-delà de 70 ans tant que les deux-tiers du conseil ont moins de 70 ans. En cas de rejet du projet par les actionnaires et de présentation d'une offre de fusion concurrente, Alcatel devrait payer 250 millions de dollars à Lucent. L'indemnité serait portée à 500 millions si le nouveau rapprochement était conclu dans les 12 mois suivant la résiliation de l'accord de fusion avec Lucent. Les titres des deux groupes ont perdu chacun plus de 25% depuis l'annonce du projet de fusion début avril.

Agence Reuters Paris