Edito : Goodluck dans la médiation

22 Oct 2012 - 03:50
Mis à jour: 14 ans
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Le Président de la République Fédérale du Nigéria, Goodluck Jonathan, a séjourné à Bamako, le vendredi 19 octobre. Durant le laps de temps (10 heures à 22 heures) passé dans la capitale malienne, il avait un calendrier surchargé. [caption id="attachment_85092" align="alignleft" width="346"] Chahan Takiou, Dirpub "22 Septembre"[/caption] Dans son hôtel, Radisson Blue, sis dans le quartier huppé de l’ACI 2000, il a reçu à sa demande les députés, la classe politique, la société civile et les religieux. Rares sont ceux qui ont manqué à l’appel. Ils étaient tous là : IBK, Me Tall, Younoussi Touré, Mariko, Iba N’Diaye, l’imam Dicko, l’archevêque Jean Zerbo, Oumou CAFO, Siaka Diakité de l’UNTM, Amion Guindo de la CSTM… Le chef du gouvernement, Cheick Modibo Diarra y était également. L’ancien président, Moussa Traoré et le capitaine putschiste, Amadou Aya Sanogo ont été reçus l’un après l’autre, dans l’après-midi. Auparavant, il avait déjeuné avec le président par intérim, Dioncounda Traoré, à son domicile. Ce n’est pas tout. Goodluck s’est rendu à Titibougou pour des échanges  «fructueux» avec l’ancien président, Alpha Oumar Konaré. Il nous est revenu qu’il a dit à ses hôtes : «Les présidents Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré ne se sont pas bien entendus avec les populations maliennes. Je suis venu pour écouter tous les acteurs de la vie sociopolitique et voire ensemble comment nous pourrons résoudre la crise malienne. Dans deux semaines, je rendrai compte à mes pairs de la CEDEAO». Au moment même où Goodluck multipliait ses rencontres, une réunion du Groupe d’appui et de suivi sur la situation au Mali s’ouvrait à Bamako. L’ONU, l’UA, l’UE, la CEDEAO, les pays limitrophes du Mali et les autorités de la transition épluchaient des dossiers pour rendre opérationnelle, dans un délai raisonnable, une intervention militaire étrangère au nord du pays, afin d’y chasser les islamistes, qui s’y trouvent. Avec la résolution 2071 du Conseil de sécurité, la solution militaire est déclenchée. Il reste à mobiliser les ressources humaines, financières et autres pour un réel succès de l’opération. Cette option, bien qu’irréversible, ne ferme pas totalement la voie au dialogue parce qu’ après les frappes militaires, il va falloir s’asseoir pour discuter de la gestion de la victoire et des relations futures que Bamako pourrait tisser avec le MNLA, chassé par le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), des trois régions du nord. Blaise Compaoré n’ayant pas bonne presse à Bamako, en raison de sa proximité et, surtout, de sa complaisante envers le Mouvement indépendantiste, qui parle aujourd’hui «d’auto-détermination», Goodluck pourrait bien le remplacer dans la médiation pour calmer les esprits surchauffés ça et là. C’est peut-être la raison pour laquelle, il était à Bamako pour tâter le terrain. Il jouit, en tout cas, auprès de la classe politique, des forces vives de la nation et même des citoyens lambdas, d’un préjugé favorable. D’autres critères plaident en sa faveur pour remplacer Blaise Compaoré comme médiateur principal dans la crise malienne. D’abord, le dossier malien l’intéresse. En effet, le 26 avril dernier, la conférence extraordinaire de la CEDEAO, tenue à Dakar, en marge de l’investiture de Macky Sall, consacrée à la Guinée Bissau et au Mali, a salué et entériné le souhait exprimé par Goodluck Jonathan du Nigeria de se joindre aux efforts du Médiateur Blaise Compaoré dans la résolution pacifique de la crise au Mali. Son déplacement à Bamako pourrait bien s’inscrire dans cette logique. Ensuite, il vient d’un pays confronté au radicalisme des islamistes avec la secte «Boko Haram», qui fait beaucoup de dégâts au Nigéria, à travers une sorte de guérilla. De plus, il semble que le Mouvement pour l’Unicité, le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), qui règne en maitre absolu à Gao, est en connexion avec «Boko Haram».  S’y ajoute le fait que son pays demeure le plus puissant économiquement et militairement parlant de la sous-région. Son pays pourrait donc offrir le plus grand contingent africain pour aller à l’assaut des moustachus. Ainsi, par cet engagement annoncé, dans le dossier malien, il contribuerait, sans nul doute, à régler également un problème interne par la déconnexion «Boko Haram» - MUJAO. Fort de ces atouts, Goodluck pourrait, sans coup férir, conduire les négociations d’après guerre avec fermeté et clairvoyance. Pour l’instant, la seule chose qui vaille, c’est bien la guerre contre les islamistes. Chahana Takiou

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Commentaires (19)

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abane56
abane56 14 ans
lamamra:le commissaire de l’union africaine a la paix et la sécurité,est un algérien (c’est comme si l’État d’un seul pays l’Afrique a pour ministre de l’intérieur,un algérien) :mrgreen: . je me met dans la peaux d’un malien :lol: on est en 2025 8) . on habitent un seul pays nommée l’Afrique. :mrgreen: les maliens manifestent devant le siège de parlement africain,demandant la démission de ministre de l’intérieur , l’algérien M.lamamra,les maliens réclament sont remplacement, par monsieur Nicolas Sarkozy :evil: l’ancien président français et ministre de l’intérieur sous Chirac. :mrgreen: Nicolas Sarkozy devenue,marocain puis africain,après sa naturalisation par le roi du Maroc en 2017 :-P Sarkozy se dit prêt a servir l’Afrique ,comme il a toujours fait. 8) :roll: :mrgreen: . _les maliens réclament aussi, que soit inscrit dans la constitution africaine ,l’interdiction d’accès aux postes sensibles a des algériens. :evil: -les maliens veulent aussi, la rétablissement du visa pour les algériens,car juger dangereux :cry: , -le mali en 2025,est le pays le plus riche d’Afrique 8) après la découverte d’un énorme gisement de pétrole et de gaz, dans le nord par l’entreprise algérienne SONATRACH en2013 8-O . les maliens n’ont pas respecter leur engagement a l’égard de sonatrach,qui a investi beaucoup d’argent.ils ont préférer. faire appelle a total .ce qui a mis a mal l’entreprise algérienne et l’Algérie aussi, dépourvue de ressource naturels,après l’Épuisement de son sous sol en 2016 . les maliens réclament que l’Algérie rembourse sa dette a l’égard du mali sans délais. :?: -les maliens réclament…. -les maliens réclament… ma -les maliens réclament…. -les maliens réclament. -le mali impose des sanction contre l’Algérie devenue pauvre :oops: . tout ça après ,que un attentat commis a Bamako contre un poulailler :mrgreen: par un malien, dont ont soupçonne que son arrière arrière grand mère est une algérienne . :-P Répondre
CONSEILLER VIRTUEL
CONSEILLER VIRTUEL 14 ans
Le Mali, nouvelle victime désignée d’actives ingérences néocoloniales françaises!!!!!!!!!!!!! François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spéculent sur l’implication et accointances du Qatar -v
Nana2 14 ans
«Les présidents Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré ne se sont pas bien entendus avec les populations maliennes. Je suis venu pour écouter tous les acteurs de la vie sociopolitique et voire ensemble comment nous pourrons résoudre la crise malienne. Dans deux semaines, je rendrai compte à mes pairs de la CEDEAO» Voilà ce qu'on appelle la démocratie, mais en même temps si des gens ne l'appliquent même pas chez eux c'est pas pour l'appliquer chez le voisin.
Alain-328
Alain-328 14 ans
Quelqu'un qui n'arrive même pas à instaurer le dialogue chez lui et vous voulez qu'il le fasse chez vous. Vivement que Blaise se délaisse ce dossier et laisser les maliens gérer leurs problèmes. Mais c'est impossible! Blaise est bien trop gentile pour ca. En plus votre crise nous affecte énormément: 5 milions de réfugiés avant même la fameuse intervention militaire!! Faut bien qu'on vous assiste si on veut éviter d'avoir chaud chez nous, peu importe votre orgueil vraiment mal placé...
diop
diop 14 ans
CETTE FOIS JE SUIS D ACCORD AVEC TES ÉCRITS CLAIRS ET LIMPIDES .UNE VRAIE ANALYSE ET MERCI . TU COMMENCES A FAIRE LE VRAI JOURNALISME SANS PARTIE PRIS.
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