Edito : Le chrono tourne en défaveur du couple Assimi-Choguel

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Il ne reste plus que sept petits mois pour la fin de la transition. Sept mois pour organiser des élections et remettre le pouvoir à un président de la République démocratiquement élu qui formera un nouveau gouvernement dont la mission sera de répondre aux besoins légitimes de la population. Le coupe Assimi-Choguel donne -t-il l’impression que ce pari sera tenu ?

A moins de huit mois de la fin de la Transition, on n’a pas le sentiment que nous nous dirigeons vers un processus électoral apaisé. Les discussions autour des réformes et des organes de gestion desdites élections, ne sont pas rassurantes et donnent même l’impression qu’on cherche à gagner du temps. On se presse doucement alors que le temps presse. Si la sortie de la crise politique actuelle, est liée à une bonne élection, les conditions pour tenir de bonnes élections sont loin d’être réunies à seulement quelques mois de l’échéance. Le territoire national n’est pas sécurisé, ce qui ne permet pas à tous les citoyens à l’âge de voter, de pouvoir accomplir leur devoir citoyen. Et tenir les élections dans un contexte d’insécurité généralisé, nous renvoie au scénario de 2018 où une partie de la classe politique a mis en doute la sincérité du scrutin à cause de l’insécurité qui aura non seulement favoriser le vol mais empêcher certains de voter.

Quel est le plan du couple Assimi-Choguel pour assurer la sécurité à tous les citoyens ? Rappelons que jusque-là, le Premier ministre n’a encore fait sa  déclaration de politique générale devant le CNT. Ce qui signifie qu’au sommet de l’Etat, on n’est pas pressé. Et pourtant, une prolongation de la durée de la transition qui se ferait sans consensus, aura plus de conséquences dangereuses pour la stabilité du pays. Que Choguel et Assimi gardent un œil sur leur montre !

El Hadj Tiémoko Traoré

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1 commentaire

  1. Il faut plutôt garder un oeil sur l’état du pays.
    SE PRÉCIPITER À ORGANISER LES ÉLECTIONS PEUT AUSSI ÊTRE PLUS DOMMAGEABLE QUE PROROGER LA DURÉE DE LA TRANSITION.
    En 2021,on est entrain de gérer les conséquences de la mauvaise gestion de la transition de 2012-2013.
    En 2012,le Mali a perdu les deux tiers de son territoire,mais n’avait pas le TERRORISME aux portes de Bamako comme actuellement.
    On rate la transition en cours,le Mali sera morcelé en plusieurs morceaux comme en Somalie,AZAWAD sera l’équivalent de SOMALILAND c’est à dire coupé du reste du pays mais non reconnu par la communauté internationale.
    C’est certainement prévu ainsi par ceux qui visent les ressources du Nord.
    POUR DES INTÉRÊTS POLITIQUES COMME EXACTEMENT EN 2012,DES HOMMES POLITIQUES PRESSÉS D’ACCÉDER AU POUVOIR COMPOSENT AVEC CE QU’ON APPELLE PUDIQUEMENT LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE POUR INSTALLER AU SOMMET DE L’ÉTAT LEUR OBLIGÉ.
    Tout le monde sait,même le plus inculte des incultes,qu’on ne peut pas organiser une bonne élection en l’état actuel de notre pays.
    Ce débat on l’évite pour parler de la durée de la transition.
    L’INSÉCURITÉ EXPONENTIELLE DEPUIS L’INTERVENTION DE L’ARMÉE FRANÇAISE EN 2013 PERMET ELLE D’ORGANISER LES ÉLECTIONS?
    Le débat doit tourner autour de cette question,pas autour de la durée de la transition.
    L’exemple d’IBK prouve suffisamment que notre pays n’a pas besoin d’un POUVOIR SORTI DES URNES,mais d’un POUVOIR LÉGITIME.
    La LÉGITIMITÉ peut s’obtenir par le consensus politique afin de se donner le temps nécessaire de faire des réformes et concomitamment sécuriser le pays.
    Ce n’est pas ce qui se passe en Libye?
    Qui s’est passé au Liban après plusieurs années de tergiversation comme actuellement au Mali?
    La primauté des INTÉRÊTS POLITIQUES au détriment des INTÉRÊTS SUPÉRIEURS DU MALI a fait que la situation de notre pays est encore plus grave qu’en 2012 malgré la présence des FORCES INTERNATIONALES et des milliards dépensés.
    NOS CADRES POLITIQUES NE PENSENT QU’ À ACCÉDER AU POUVOIR.
    Très peu se soucient de l’état du pays.
    Le délai qu’on s’est fixé(février 2022)peut être celui à partir duquel l’Etat du Mali va s’effondrer complètement.
    Plus la date des élections approche,plus les jihadistes montent la pression par des attaques de plus en plus ignobles.
    Qu’on arrête avec ce fétichisme des élections pour penser réellement à l’état du pays.
    UN CONSENSUS NATIONAL DOIT SE FAIRE AUTOUR DES GRANDES QUESTIONS DE LA NATION AVANT DE PENSER ORGANISER LES ÉLECTIONS.
    C’est la seule façon de stabiliser notre pays.
    On sait comme en 2013, et en 2018 la France manipule pour éviter toute réforme qui l’empêche de contrôler l’Etat du Mali.
    Ceux qui prônent le respect de la date imposée par la communauté internationale travaillent pour le NÉOCOLON.
    Si les maliens forment un bloc pour proroger la durée de la transition avec des objectifs clairs et précis,la communauté internationale est obligée d’adhérer,si elle n’est pas manipulée par une puissance étrangère.
    Dans ce cas,ce pays aura déclaré la guerre au peuple malien.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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