Edito : Le sang des moutons demain, celui du Mali plus tard
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Adam Thiam (Le Républicain)[/caption]
Le Mali qui peut être respecté dans une Afrique qui gagne c’est celui du Pr Ogobara Doumbo et de son équipe dont les percées dans le domaine de la lutte contre le palu étaient saluées sur une radio étrangère qui n’a diffusé, ces dernières années, que des infos lugubres sur notre pays.
Le Mali qui peut être respecté dans une Afrique qui gagne, c’est celui de Sékou Maïga du Pacr dont le travail vient d’être reconnu à l’internationale par une organisation qui à la qualité ce qu’est le grammy à la musique. Il y a bien sûr ces infatigables porteurs et porteuses d’espoirs notamment nos vaillants musiciens. Même par ces temps de honte, ce sont eux qui brandissent l’étendard. Et c’est nous qui le transperçons. Par nos appétits apatrides, nos petits jeux de faux patriotes qui jurent « Mali » quand le nombril est leur seule patrie, leur seule raison d’être. Or ce pays ne peut pas continuer pas comme ça, dans la fourberie des uns, l’insouciance des autres, l’indigence de tous. L’un après l’autre, les garde-fous sont en train d’être démolis, et nous sommes trop nombreux à nous accrocher au parachute divin qui nous a jusque-là permis de retomber sur nos pieds malgré les sauts périlleux dans l’inconnue où le pays a été souvent entraînés. Mais Dieu n’aime que ceux qui l’aiment, sans spectacle et sans calculs. Il ne veille pas le Mali de 2012 qui l’a trop pris comme paravent. Au Nord où l’indicible prend prétexte de lui. Au Sud qui prépare, pour bientôt et si rien n’est fait pour stopper la dangereuse spirale, une guerre bien plus insidieuse que celle du Nord : la guerre des confréries. Elle s’est, certes, nourrie récemment du triomphe de Aqmi-Mujao, de l’impuissance de l’Etat face aux lieux de culte démolis. Mais les lignes de fractures se dessinaient depuis bien des années déjà alors que les pouvoirs publics n’ont pas cru devoir affiner leur intelligence, par conséquent leur obligation d’anticipation, des périls qui leur sont inhérents. Très clairement, nous allons vers des temps dangereux où les islams locaux pourront s’affronter, certains au nom de la légitime défense, d’autres au nom d’une illégitime démence sur le terreau de l’instrumentalisation politique de tout ce qui peut-être marchepied, y compris les cadavres. Le sang des moutons demain, celui des Maliens après. Dans son excellent éditorial du 23 octobre, Abdramane Kéita a sonné l’alerte. A moins de vouloir être sourdes, nos autorités ne peuvent pas dire qu’elles ne l’ont pas entendue.
Adam Thiam
Adam Thiam (Le Républicain)[/caption]
Le Mali qui peut être respecté dans une Afrique qui gagne c’est celui du Pr Ogobara Doumbo et de son équipe dont les percées dans le domaine de la lutte contre le palu étaient saluées sur une radio étrangère qui n’a diffusé, ces dernières années, que des infos lugubres sur notre pays.
Le Mali qui peut être respecté dans une Afrique qui gagne, c’est celui de Sékou Maïga du Pacr dont le travail vient d’être reconnu à l’internationale par une organisation qui à la qualité ce qu’est le grammy à la musique. Il y a bien sûr ces infatigables porteurs et porteuses d’espoirs notamment nos vaillants musiciens. Même par ces temps de honte, ce sont eux qui brandissent l’étendard. Et c’est nous qui le transperçons. Par nos appétits apatrides, nos petits jeux de faux patriotes qui jurent « Mali » quand le nombril est leur seule patrie, leur seule raison d’être. Or ce pays ne peut pas continuer pas comme ça, dans la fourberie des uns, l’insouciance des autres, l’indigence de tous. L’un après l’autre, les garde-fous sont en train d’être démolis, et nous sommes trop nombreux à nous accrocher au parachute divin qui nous a jusque-là permis de retomber sur nos pieds malgré les sauts périlleux dans l’inconnue où le pays a été souvent entraînés. Mais Dieu n’aime que ceux qui l’aiment, sans spectacle et sans calculs. Il ne veille pas le Mali de 2012 qui l’a trop pris comme paravent. Au Nord où l’indicible prend prétexte de lui. Au Sud qui prépare, pour bientôt et si rien n’est fait pour stopper la dangereuse spirale, une guerre bien plus insidieuse que celle du Nord : la guerre des confréries. Elle s’est, certes, nourrie récemment du triomphe de Aqmi-Mujao, de l’impuissance de l’Etat face aux lieux de culte démolis. Mais les lignes de fractures se dessinaient depuis bien des années déjà alors que les pouvoirs publics n’ont pas cru devoir affiner leur intelligence, par conséquent leur obligation d’anticipation, des périls qui leur sont inhérents. Très clairement, nous allons vers des temps dangereux où les islams locaux pourront s’affronter, certains au nom de la légitime défense, d’autres au nom d’une illégitime démence sur le terreau de l’instrumentalisation politique de tout ce qui peut-être marchepied, y compris les cadavres. Le sang des moutons demain, celui des Maliens après. Dans son excellent éditorial du 23 octobre, Abdramane Kéita a sonné l’alerte. A moins de vouloir être sourdes, nos autorités ne peuvent pas dire qu’elles ne l’ont pas entendue.
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kokobaAh! Quel bonheur de lire un édito aussi bien écrit dans le fond comme dans la forme. Des éditos comme celui-là on en redemande. Merci encore M. THIAM, pour votre point de vue sur cette tragédie.14 ansRépondreLike (0) -
Gassama MussoTrès bon édito, interessant sur le fond et parfait sur la forme ... ce qui est rare car la majorité des journalistes aurait bien besoin de retourner sur les bancs de l'école ! Adam Thiam est un des rares dont je lis les articles avec plaisir, libre à moi, ensuite d'être d'accord ou pas avec le contenu... A part ça, je souhaite à tout le monde une bonne fête de Tabaski, j'espère que vous la passerez en famille entourés de ceux qui vous sont chers. :-P14 ansRépondreLike (0) -
Bija dialoAdam thiam aucun gouvernement n'a anticipé ils se tournent tous vers ces faux marabouts politiciens pour des votes ou pour influer sur des décisions.Maintenant il faut les mettre de côté surtout fermer ce ministère du culte qui ne sert à rien.Pourquoi avoir peur d'un marabout qui ne vit pas dans la crainte de dieu ?Les intellectuels et politiciens maliens sont au ras des paquerrettes !14 ansRépondreLike (0) -
moontigercet article fait peur à seulement ceux qui sont avec les pecheurs en eaux troubles: les politiciens vingt cinquième heure qui veulent tricher avec le pays tout comme les marabouts qui veulent les promouvoir. Sinon Thiam et Keita avant lui ont bien raison; l'islam connait une instrumentalisation sans pareil et il y a bel et bien le risque que le wahabisme et les autres confréries s'affrontent. Que personne ne vienne jouer au hypocrites. Bravo Thiam14 ansRépondreLike (0) -
CONSEILLER VIRTUELLe Mali, nouvelle victime désignée d’actives ingérences néocoloniales françaises!!!!!!!!!!!!!! François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spéculent sur l’implication et accointances du Qatar -14 ansRépondreLike (0) -
1FILSDUMALIBAArretons un peux, le titre en vaut la paine. Il faut comprendre le francais et les tragedies sur Shakespeariennes. A mon avis c'est le contenu plutot qui n'est pas poignant.14 ansRépondreLike (0)