Edito : Ozone-Mali ou la société de l’insalubrité

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Bamako, la ville coquette des années 60qui a séduit pendant longtemps les amis et partenaires du Mali en visite dans la capitale, est devenue aujourd’hui la cité insalubre où se côtoient au quotidien un immense nuage de poussière et des tas d’ordures qui jonchent les routes goudronnées, les rues et ruelles des quartiers, sous le regard indifférent d’Ozone. Cette société marocaine censée assainir les routes et qui a un contrat de quelques milliards de francs CFA des pauvres contribuables maliens par an, n’arrive plus à rendre l’environnement plus agréable. Elle semble même être aujourd’hui à l’agonie, car incapable d’assurer l’hygiène et la salubrité de nos villes qui croupissent sous le poids des immondices avec son lot de saletés, de mouches et moustique, vecteurs de plusieurs  maladies. La société Ozone est tout simplement une déception au regard de l’état de délabrement en termes de nettoyage. Y a-t-il des non-dits dans les clauses  du contrat qui lie l’Etat à la société marocaine ? L’ancien régime d’IBK a-t-il sa part de responsabilité dans le comportement de l’Ozone ? Au lieu d’auditer la gestion de l’ancien régime IBK, les autorités de la transition ne se sont-ils pas trompés en se  précipitant de signer le décret mettant en place son cabinet ce qui est synonyme de réhabilitation ?

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons qu’il était nécessaire de faire un audit général de tous les secteurs d’activités de l’Etat afin que toutes les zones d’ombres soient clarifiées avant de réhabiliter IBK.Selon des sources bien introduites dans le cercle restreint de l’ancien régime, le contrat entre l’Etat et la société Ozone s’élèverait à 9 milliards de francs CFA et que l’ex première dame Ami Maiga serait actionnaire. En réhabilitant IBK, on le blanchit non seulement  de toutes  les charges qui pourraient être retenues contre lui dans le cadre de ses sept ans de gestion du pays, mais aussi on éviterait qu’il réponde devant la justice pour des faits susceptibles de lui être reprochés. C’est un chèque en blanc et une prime à l’impunité et à la corruption.

Quant à la société marocaine, Ozone, elle semble être incapable de satisfaire les besoins en matière d’hygiène et de salubrité. La preuve, c’est l’effectif très réduit qu’on voit sur le terrain, très largement en déça du besoin réel. A cela s’ajoute la mauvaise qualité des matériels que les agents nettoyeurs utilisent pour le travail demandé. La tenue qu’ils portent est tellement usée  qu’elle  laisse entrevoir la pauvreté des agents qui sont sur le terrain. Comment peut-on débourser 9 milliards de nos francs pour cette piètre prestation ? S’il y a des non-dits qu’on le sache, au mieux il faudrait même revoir les clauses du contrat afin d’en savoir davantage et en cas de malversations que les responsables répondent de leurs actes, afin que les citoyens puissent jouir d’un environnement assaini où il fera bon vivre.

En somme, l revient maintenant  aux autorités de la transition  de donner des gages de leur bonne volonté à mettre le Mali sur des bons rails. Elles doivent davantage prouver au peuple malien qu’elles n’ont qu’un seul agenda celui du Mali. La lutte contre la corruption et l’impunité doivent non seulement occuper des places de choix, mais aussi et surtout  être leurs chevaux de bataille si elles veulent sortir par la grande porte de l’histoire

Youssouf Sissoko

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3 COMMENTAIRES

  1. C’est le colonisateur qui a rendu Bamako coquette !
    La propreté est un indicateur de performance !
    Ces deux affirmations en disent long pour celui qui veut trouver les solutions du sous développement africains !

  2. Il faut une police de la salubrité a cote av c sanction a la clé.

    Sinon ces t comme verser eau dans seau percé

    Les taxes doivent être prélevé a chaque mois sinon
    Celui qui ne peut payer devra faire 2joursbde ramassage d ordure
    Le gratuit ça ne marche nulle part.

  3. ” … Bamako…,
    est devenue aujourd’hui la cité insalubre où se côtoient au quotidien un immense nuage de poussière et des tas d’ordures qui jonchent les routes goudronnées, les rues et ruelles des quartiers, sous le regard indifférent d’Ozone. Cette société marocaine censée assainir les routes et qui a un contrat de quelques milliards de francs CFA des pauvres contribuables maliens par an, n’arrive plus à rendre l’environnement plus agréable. Elle semble même être aujourd’hui à l’agonie, car incapable d’assurer l’hygiène et la salubrité de nos villes qui croupissent sous le poids des immondices avec son lot de saletés, de mouches et moustiques,… ” …///…

    :
    Pour rendre Bamako à nouveau coquette, OZONE ou toute autre entreprise ne peut y arriver sans le civisme des Bamakoises et des Bamakois qui se débarrassent de leurs déchets n’importe où.
    Impossible de discipliner les contrevenants.
    Avec des élus qui font pas leur « JOB « comme il faut. Plutôt préoccupés à se faire de l’argent sur le dos du contribuable…, quant ils ne s’affairent pas dans les ventes des parcelles illégalement ( apparemment plus rentable que de chercher à rendre Bamako plus agréable à habiter… ) et autres détournements de fonds. Peu importe qu’ils aillent en prison à leur sortie…, ils retrouvent leurs Sièges…
    Les SOCIÉTÉS Étrangères qui viennent s’installer et investir dans le pays se comporteront comme les Maliens se comportent…, les dirigeants de ces Sociétés traiteront les Maliens comme ils voient les Maliens se comporter.
    Pour le Malikura qui s’annonce, les Maliens auraient besoin de changer de mentalité et de l’adapter au Malikura… ? Sinon le Malikura ressemblera au ” Mali d’avant “.

    Vivement le Mali pour nous tous.

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