Crise scolaire : Le Gouvernement hausse le ton, les enseignants n’entendent pas abdiquer !

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Le lundi 27 janvier dernier, un communiqué circulant sur les réseaux sociaux a particulièrement attiré l’attention de tous les internautes. Il s’agit d’un communiqué du Centre National de Promotion de Volontariat (CNPV) qui informe sur l’ouverture du recrutement des fameux 15.000 enseignants volontaires indiqués par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour remplacer momentanément les enseignants grévistes.

Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a annoncé, lors de la 2ème journée des travaux de mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du Dialogue National Inclusif au CICB, que si les enseignants grévistes ne reprennent pas les cours après leur grève de 14 jours, qu’il procédera au recrutement de 15.000 enseignants volontaires sortants des IFM, de l’ENSUP et l’ENETP. Ce qui n’était qu’une menace et jugé intimidant et irritant est en passe de devenir une réalité.

Ainsi, à travers un communiqué, le CNPV vient d’ouvrir officiellement le recrutement de 15.300 enseignants volontaires dont 10.300 pour le fondamental (cycle 1 et 2) et 5.000 pour le secondaire. Cela, pour une durée de six mois. Selon le communiqué, ce recrutement exceptionnel concerne les diplômés des Instituts de Formation des Maîtres (IFM), de l’ENSup, de l’ENETP. Ledit communiqué invite même les candidats à déposer leur dossier aux académies d’enseignement ou CAP où ils souhaitent être recrutés. En plus, le communiqué précise que les enseignants retraités à compter de 2018 et 2019, aptes à enseigner, peuvent faire acte de candidature.

De leur côté, les enseignants grévistes ont élaboré un plan de riposte. Ils demandent tout juste l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018. La synergie des syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 a déposé un préavis de grève de 20 jours le mercredi 28 janvier et compte marcher le 13 février prochain.

Dans ce bras de fer entre le gouvernement et les enseignants, ce sont les enfants des pauvres qui fréquentent les écoles publiques surpeuplées qui paient le prix. Sinon les enseignants gagnent leurs pains en donnant des cours aux enfants des plus aisés dans les écoles privées. Pendant que des Ministres paient les frais de scolarité de leurs enfants à l’extérieur avec l’argent du pauvre contribuable.

Dans cette situation confuse, il revient au président de la République de prendre ses responsabilités si réellement l’éducation est une de ses préoccupations majeures. Car, les enseignants dans leurs droits n’entendent plus abdiquer à la suite des propos malencontreux d’un Premier ministre en disgrâce.

Quoi qu’il en soit, de nombreuses bonnes volontés ont entrepris des démarches pour désamorcer la bombe. Que Dieu sauve notre patrie !

Yacouba TRAORE

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