École malienne : A qui profite le front des enseignants ?

29 Avr 2026 - 18:10
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École malienne :  A qui profite le front des enseignants ?

Alors que les dates des examens de fin d’année scolaire sont fixées, toute paralysie de l’école est à circonscrire. Mais, voilà, la Synergie des syndicats de l’éducation vient de déposer un préavis de grève de 72 heures. Le ministre Savané est alerté.

 En effet, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont déposé, le mardi 21 avril 2026, un préavis de grève de trois jours auprès du ministère du Travail et de la Fonction publique. Si leurs exigences ne sont pas satisfaites, les enseignants comptent cesser toute activité du 13 au 15 mai prochain. Dans ce cas, le climat scolaire risque de se détériorer sérieusement dans les semaines à venir. Dans une correspondance officielle (Lettre N°2026-003/SES), les organisations syndicales SYNEM, SYNEFCT, SYLDEF et FENAREC ont officiellement notifié aux autorités leur intention d’observer un débrayage de 72 heures. Cette décision fait suite aux résolutions des assemblées générales du 14 avril dernier. Les syndicats dénoncent une stagnation dans l’application de plusieurs accords passés avec le gouvernement. Leur plateforme revendicative s’articule autour de six points majeurs. Il s’agit entre autre de : L’accès aux services centraux pour les enseignants fonctionnaires des collectivités, conformément au procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019 ; Le paiement de la prime spéciale d’enseignants, issue des accords de décembre 2022 ; l’annulation de courriers administratifs récents (2023, 2024 et avril 2026) émanant du Ministère de l’Éducation Nationale (MEN), jugés contraignants ou injustes par les syndicats ; Le redéploiement des détenteurs de Licence vers l’enseignement secondaire ; La réforme de la formation à l’ENSup et la réouverture de certaines facultés ; La relecture des textes régissant le personnel, pour une meilleure adaptation aux réalités actuelles du métier. Toutefois, la Synergie des syndicats précise dans son document rester « disposée au dialogue ». Ce préavis laisse une fenêtre d’environ trois semaines pour que des négociations s’ouvrent entre les parties. Ce mouvement intervient dans un contexte où la stabilité du calendrier scolaire est primordiale pour les examens de fin d’année. La balle est désormais dans le camp des autorités pour éviter que les craies ne cessent de crisser sur les tableaux du 13 au 15 mai 2026. En d’autres termes, il urge d’éteindre ce feu avant qu’il déborde.

JG