Plus de doute : Un organe unique chargé des élections

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Le Premier ministre a réuni un groupe d’experts dont les conclusions ont démontré la faisabilité du projet devant atténuer les risques de contestations.

Les doutes sont tombés par vagues entières. Le Mali va se doter d’un organe unique de gestion des élections. La confirmation est venue lundi du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga au cours d’une conférence de presse ayant sanctionné sa visite aux structures faîtières des médias. « La décision politique est prise, il y aura un organe indépendant qui va organiser les élections ».

Le chef de gouvernement n’a pas rusé. Un à un, Choguel a attaqué de front divers sujets de préoccupation majeure. Sans détours, une des questions qui est revenue régulièrement au-devant de la scène est inéluctablement la gestion des futures élections générales. Classe politique et société ont d’une voix appelé de tout leur vœu à la mise en place d’un organe unique. Le Premier ministre d’alors  Moctar Ouane avait évacué la question, invoquant un calendrier très serré qui justifiait le retour au statuquo ante, c’est-à-dire avec plusieurs intervenants, notamment la Direction générale aux élections (DGE) le ministère de l’administration territoriale et la commission électorale nationale indépendante (CENI). Chacun de ces acteurs ont joué un rôle déterminé.

Les résultats des dernières législatives ont donné lieu à des contestations qui ont culminé avec la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. La matière étant d’une grande sensibilité, le Premier ministre a réuni un groupe d’experts dont les conclusions ont démontré la faisabilité du projet. Les ressources humaines de qualité disponibles rien ne devait plus s’occuper  à sa mise en place. « Nous avons entendu les partis politiques se plaindre que le calendrier de la transition qui a été validé n’a fait l’objet d’aucun débat en amont. Ceci est le calendrier que nous allons élaborer avec eux ; nous allons le débattre les uns avec les points de blocage éventuels, les lever ensemble pour aller vers des élections et minimiser les risques de contestation»

Georges François Traoré

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