Inondations et sécheresses : l’intégration du genre au cœur de la Journée des décideurs de l’ABV

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Bamako a abrité le 16 septembre dernier, la Journée de sensibilisation des décideurs de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV).  Une rencontre qui a porté sur le thème : « intégration du genre dans le système d’alerte précoce de bout en bout pour la prévision des crues et la gestion intégrée des risques d’inondation dans le bassin de la volta »

 

Sur une période de 30 ans, le Mali a connu 15 événements d’inondations qui ont affecté chacun entre 10 000 et plus de 45 000 personnes. En 2010, 111 personnes ont perdu la vie au Mali dans les inondations. Elles étaient 56, en 2013, dans la seule ville de Bamako. Les femmes et les jeunes qui sont les plus touchés par ces phénomènes ne sont généralement pas associés à la prise de décision.

 

« Dans le bassin de la Volta, la gestion des risques d’inondation reste marquée par des inégalités et des disparités importantes », a indiqué dans son mot de bienvenue le Professeur Amadou Hama MAIGA, président du Partenariat régional de l’Eau de l’Afrique de l’ouest (GWP-AO). Avec l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), le Partenariat mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO) est l’une des trois organisations chargées du projet sur l’intégration du genre dans le système d’alerte précoce financé par le Fonds d’Adaptation.

 

Les femmes, les jeunes et les personnes vulnérables sont faiblement voire absents des instances de prise de décision au sein du bassin de la Volta. « Cette situation a eu pour effet de limiter les efforts d’adaptation et de résilience aux impacts du changement climatique », a expliqué Farida Koné, représentante du directeur Exécutif de l’ABV à la journée des décideurs à l’hôtel Mandé de Bamako.

 

A Bamako, la journée des décideurs a parachevé l’atelier national du 13 au 15 septembre sur la même thématique. Au nom du ministre malien de l’Energie et de l’Eau, Diooro Bocoum, a salué la tenue des deux rencontres. Car, dit-il, le genre est de nos jours une notion qui permet à toutes les couches sociales de contribuer « effectivement et efficacement » au développement durable.

 

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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