Attaque de l’hôtel Radisson de Bamako: la Minusma analyse les armes

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Attaque de l'hôtel Radisson de Bamako: la Minusma analyse les armes
Un gendarme de la Minusma manipule l'un des fusils utilisés par les terroristes lors de l'attaque de l'hôtel Radisson à Bamako. AFP PHOTO / SEBASTIEN RIEUSSEC

L’attaque de l’hôtel Radisson, qui a eu lieu vendredi 20 novembre à Bamako, a fait 22 morts, parmi lesquels deux assaillants tués, et six blessés. L’enquête est en cours et des recherches sont menées pour interpeller d’éventuels complices. La police scientifique est également à l’œuvre et analyse les armes des terroristes. Et pour la première fois depuis le drame, les responsables de la chaine hôtelière Radisson Blu se sont exprimés.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Et cela passe notamment par l’analyse des armes utilisées ou retrouvées avec les assaillants. Elles sont inspectées par les gendarmes scientifiques de la Minusma, qui apportent leur expertise aux enquêteurs maliens.

Montées, démontées, avec et puis sans flash : l’officier Laurent, gendarme scientifique de la Mission des Nations unies au Mali, photographie sous tous les angles les deux fusils AK47 utilisés par les deux terroristes lors de l’attaque du Radisson. Muni de gants en plastique, il s’intéresse aux numéros de série, aux détails de fabrication ou à l’état actuel des armes – l’un des deux fusils, par exemple, est particulièrement abimé. Mais il ne relève en revanche aucune empreinte.

« Trop de gens ont touché les armes, constate l’officier Laurent. Ce qui est important pour nous c’est de savoir si l’arme avait été touchée, on nous a dit qu’elle avait été touchée. Donc c’est pas possible de faire des recherches d’empreintes dessus, ce sera inutile. Il y en aura de trop et on ne pourra pas faire la discrimination après ».

Mais l’analyse des armes peut néanmoins révéler d’autres informations intéressantes. « On peut faire une traçabilité de l’arme avec les numéros, si elles proviennent d’un stock particulier, une fabrication particulière », souligne le gendarme. L’objectif est de remonter jusqu’au lot originel et savoir si l’arme a été importée d’un autre pays, comme le Niger ou la Libye, ou si elle a pu être pillée dans un stock de l’armée nationale. Ces deux cas de figure étant, selon les enquêteurs, les plus fréquents au Mali.

Conférence de presse du gérant et du propriétaire

Pour la première fois depuis l’attaque, le propriétaire et le gérant de l’hôtel se sont exprimés lors d’une conférence de presse. Trois employés et deux membres de la sécurité privée de l’hôtel Radisson Blu de Bamako font partie des victimes des jihadistes. Les responsables de la chaîne hôtelière ont tenu à leur rendre hommage.

Et pour ne pas céder à la peur, l’objectif premier aujourd’hui est d’ouvrir à nouveau les portes de l’hôtel. Wolfgang Neuman, PDG du groupe Radisson Blu, insiste : « tous les efforts et toute notre énergie, ici à Bamako, va s’orienter pour rouvrir cet hôtel le plus vite possible. Les terroristes ne gagneront pas. »

Assis à ses côtés, Cessé Komé, homme d’affaires malien prospère et propriétaire de l’hôtel, répond à une question sur l’évaluation des pertes causées par l’agression jihadiste. « Devant la barbarie, avec 22 morts, on ne parle pas d’évaluation des dégâts matériels, souligne-t-il. Le matériel, ça, c’est autre chose. Les gens qui ont perdu la vie, pour nous, c’est une grande perte. La vie de l’homme appartient à Dieu. » Ce mercredi, un hommage sera rendu aux employés de l’hôtel blessés ou tués.

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4 COMMENTAIRES

  1. Attentats de Paris: l’énigme des armes de Coulibaly

    “Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a opposé le secret défense aux juges lillois chargés de l’enquête sur un réseau de vente d’armes neutralisées, animé par un ancien militaire d’extrême droite. Selon les documents obtenus par Mediapart, les autorités slovaques ont formellement identifié, dès le 14 janvier, les armes achetées par ce réseau comme celles utilisées par Amedy Coulibaly lors de l’attaque de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.”

  2. Blanche neige, l’erreur c’est toi: il s’agit du personnel UNPOL de la MINUSMA. Qu’ils soient français ou non n’est pas important, c’est la police des nations unies où travaillent aussi des français. D’ailleurs, il y a un blason UN sur leur polo.

  3. Erreur une fois de plus , ce ne sont pas des gendarmes de la MINUSMA ,mais simplement des gendarmes français spécialistes des relevés d’empreintes ,d’ADN , de reconnaitre quelles balles ont été tirées par telle arme . Bref surtout des spécialistes .

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