Mali : au moins 527 civils tués, blessés ou enlevés en avril-juin, selon un rapport de l’ONU

31 Août 2021 - 12:18
Mis à jour: 5 ans
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Mali : au moins 527 civils tués, blessés ou enlevés en avril-juin, selon un rapport de l’ONU
ONU
C’est un rapport  trimestriel de la division des droits de l’Homme et de la protection de la mission des Nations-Unies au Mali qui a révélé cette information. Ces violences perpétrées entre avril et juin 2021, selon le rapport, ont fait  au moins 527 civils tués, blessés ou enlevés. - maliweb.net -La Division des droits de l’Homme et de la Protection de la MINUSMA indique qu’au cours du second trimestre 2021, elle a documenté une augmentation substantielle du nombre de civils affectés par les violations des droits de l’Homme essentiellement dans les régions du nord et du centre. Ces violences, selon le rapport, ont fait  au moins 527 civils tués, blessés ou enlevés/disparus, soit une augmentation globale de plus de 25% par rapport au premier trimestre précédent. Ce dernier avait enregistré 421 cas de violations des droits de l’Homme. Le document de la MINUSMA relève un fort taux d’augmentation du nombre des personnes tuées. Ce taux se chiffre à 49% avec une grande majorité des victimes d’hommes (465 soit 88 %) suivis des femmes (39 soit 8 %) et des enfants (23 soit 4 %). Dans les régions du centre et du nord, où les violences ont été pour la plupart perpétrées, le rapport pointe la responsabilité des groupes armés terroristes tels que Jama’at nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et d’autres groupes similaires. Au nombre de ceux-ci, il relève en particulier l’emprise territoriale du JNIM qui s’est accentuée au centre du Mali, avec  une extension notable de ses activités  meurtrières en direction de Ségou et Sikasso, le long de la frontière avec le Burkina Faso. Au Côté de ces groupes terroristes, le rapport de le MINUSMA indique  que ces  régions ont enregistré des violences locales impliquant notamment des milices et groupes d’auto-défense à base communautaire Peul, Dogon et Bambara. Ce qui, selon le rapport, a contribué  davantage à déchirer  le tissu social. Comme alternative,  explique toujours le rapport,  les populations locales ont tenté de réduire cette violence multidimensionnelle en signant des accords dits « de non-agression ou de réconciliation ». Toutefois,  précise le document, ces accords souvent signés sous la contrainte par des communautés assiégées ont  été une aubaine  pour les  éléments du JNIM  qui ont  toute de suite quasi formalisé une pratique radicale de l’Islam.  L’absence de l’Etat régalien Le rapport de la MINUSMA impute  l’emprise du JNIM et l’augmentation de la violence à l’absence de l’Etat, sous sa forme régalienne. Ce qui  aurait permis  dans  les localités, où ces accords ont été signés, au JNIM  de vouloir se substituer à l’Etat en s’implantant durablement dans l’espace social et politique  en alternative aux représentants de l’administration malienne. En réponse à cette pratique, poursuit le rapport,  des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes (FDSM) et des forces internationales  ont  concentré leur action  sur la protection de centres urbains stratégiques, tout en tentant de reprendre certaines zones dans le cadre d’opérations anti-terroristes.  C’est ainsi que  ces opérations anti-terroristes  ont été accompagnées, dans certaines circonstances, de graves violations des droits de l’homme contre les populations locales.  De quoi accentuer  la défiance à l’encontre des représentants de l’Etat, selon le rapport,  à cause  de l’insuffisance des actions prises pour lutter contre l’impunité. Et cette violence meurtrière et les cas de violation des droits de l’Homme risqueront de connaître une proportion inquiétante tant les deux derniers mois ont été marqués par une forte augmentation des attaques meurtrière contre les populations civiles dans la frontière nigérienne.  C’est dans cycle de violence que le  Tchad a décidé  de retirer la moitié de son effectif (600 hommes)  très important dans la sécurisation des personnes et des biens. Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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Commentaires (3)

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CISSE
CISSE 5 ans
AUCUNE ARMEE NE PEUT FAIRE LE BOULOT A NOTRE PLACE C EST AU PEUPLE MALIEN DE SE LEVER ET AIDER LES FAMAS 2 LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE S EN FOU DU PETIT PEUPLE EN REALITE SAUF CEUX QUI SERVENT LEUR INTERETS ONT ETE EVACUES SINON LES AUTRES SONT QUALIFIES MEDECINS INGENIEURS ETC.... Pourquoi l'armée afghane s'est rapidement effondrée face aux Taliban Publié le : 16/08/2021 - 15:42 Les Taliban se sont emparés de l'Afghanistan après le retrait des Américains. Les Taliban se sont emparés de l'Afghanistan après le retrait des Américains. © AFP Texte par : Romain HOUEIX Suivre 27 mn Écouter l’article Les Taliban sont entrés dimanche dans Kaboul, consacrant ainsi leur mainmise sur le pays. Au cours des dernières semaines, le groupe de combattants islamistes a conquis le pays à une vitesse étonnante, souvent sans combattre. Explications sur la faillite de l'armée gouvernementale. PUBLICITÉ Dix jours. C'est le nombre de jours qui se sont écoulés entre la prise par les Taliban de la première capitale provinciale, Zaranj dans le sud-ouest de l'Afghanistan, et celle de Kaboul. Dans cet intervalle, jamais l'armée gouvernementale afghane n'a semblé en mesure de freiner l'avancée du groupe islamiste, mettant en évidence les erreurs commises pendant vingt ans en Afghanistan par les États-Unis et le Pentagone, qui ont dépensé sans compter et sans succès. "Personne ne s'attendait à ce que les Taliban aillent aussi vite", rappelle Bruno Daroux, chroniqueur international de France 24. Un équipement impossible à entretenir Depuis le début de leur occupation en Afghanistan, les États-Unis ont dépensé 83 milliards de dollars pour créer de toutes pièces une armée à l'image de celle de Washington, c'est-à-dire dépendant largement d'un soutien aérien et d'un réseau de communication en bon état, dans un pays où seulement 30 % de la population a de l'électricité 24 heures sur 24. Avions, hélicoptères, drones, véhicules blindés, lunettes de vision nocturne : les États-Unis n'ont reculé devant rien pour équiper les militaires. Ils ont encore remis récemment des hélicoptères Black Hawk dernier cri. Mais les Américains n'ont pas tenu compte du fait que la majorité des soldats afghans étaient illettrés et que le pays manquait d'infrastructures pour entretenir un tel équipement. Les militaires américains auraient sciemment choisi de surestimer l'armée afghane Lorsqu'il fallait évaluer l'armée afghane, "les militaires changeaient d'objectifs pour que ce soit plus facile de revendiquer un succès. Et quand ils n'ont plus pu le faire, ils ont classé les objectifs secret-défense", a récemment souligné l'inspecteur général pour la reconstruction de l'Afghanistan (Sigar), John Sopko. "Ils savaient à quel point l'armée afghane allait mal", a-t-il complété. "Les systèmes d'armement avancés, les véhicules, la logistique utilisés par les armées occidentales dépassaient les capacités de militaires afghans largement illettrés et peu éduqués", indique également le dernier rapport du Sigar, chargé par le Congrès américain de superviser l'action des Etats-Unis en Afghanistan. Des effectifs surévalués Les responsables du Pentagone n'ont eu de cesse ces derniers mois de souligner à quel point les forces afghanes (armée et police), fortes de plus de 300 000 hommes, avaient un avantage sur 70 000 Taliban. "Le gouvernement afghan a régulièrement [souligné ce rapport de force de 4 contre 1], mais il n'est pas certain que les forces afghanes aient été aussi importantes", explique Frédéric Grare, chercheur au Conseil européen pour les relations internationales, interrogé par France 24. "Mentir leur permettait d'obtenir un soutien financier de la part des États-Unis supérieurs à ce qu'il aurait dû être." "Mentir permettait au gouvernement d'obtenir un soutien financier" 10:32 Selon le "Combatting terrorism center", de la prestigieuse école militaire de West Point, sur les 300 000 personnes, seuls 18 000 étaient placés en juillet 2020 sous l'autorité du ministère afghan de la Défense (armée de terre, armée de l'air, forces spéciales). Les autres étaient des policiers et autres membres des services de sécurité. Les analystes de West Point estiment aussi qu'à peine plus de la moitié des effectifs de l'armée afghane étaient des combattants. Si l'on écarte les 8 000 hommes de l'armée de l'air, les capacités de l'armée de terre afghane ne dépassent pas 96 000 hommes, ont-ils conclu. Selon le rapport du Sigar, les désertions ont également été un problème. "En 2020, l'armée afghane devait recruter 25 % de ses effectifs chaque année, ce que les militaires américains avaient fini par considérer comme normal". Les désertions étaient "l'un des principaux" facteurs expliquant ce taux très élevé de renouvellement. Un retrait trop rapide des Américains Selon l'accord passé entre l'administration Trump et les Taliban, le retrait total des forces étrangères de l'Afghanistan devait inter
COULIBALY
COULIBALY 5 ans
la preuve que BARKHANE ET LA MINUSMA NE SERVENT A RIEN !!!!!!!!!!!!!!! c est comme si les FAMAS etaient seuls
Kankan
Kankan 5 ans
We need some quick plus lasting fixes to these conditions. Whether we like it or not those fixes start with being able to overwhelm those who oppose us having security in Africa. After imposing security we may systematically plus lastingly in cost efficient manner take action that work to law abiding citizens benefit as we resolve these conditions in permanent plus acceptable to all under total circumstance way. As Global Warming become more obvious world is taking more selfish approach to managing insecurity of incompetent nations having leaders who are corrupt. We do not have much time to act plus if nothing else should have in place combination governing, military us development of better living infrastructure that allows us to timely do what have to be done to have lasting security as we upgrade living conditions. Without regard for what foreigners acknowledge it is essential we do this or our failure is multiple steps toward African Negroid genocide. Shame of it all is world leading nations will not admit Global Warming is dominant factor but we comprehend. Henry Author Price Jr aka Kankan