Opération barkhane : Point de situation du 1er au 7 mars 2019

1

Le détachement de trois Rafale déployé sur la base aérienne projetée de N’Djamena dans le cadre d’un renfort  temporaire planifié de capacités, notamment dans le domaine du renseignement d’origine image « champ large », a quitté la bande sahélo-saharienne le jeudi 07 mars pour rentrer en métropole.

La situation sécuritaire de la bande sahélo-saharienne est stable. La force Barkhane et les forces partenaires poursuivent leur effort conjoint dans le Liptako.

Réunion des commandeurs de l’Instance de Coordination au Mali

Le général de division Frédéric Blachon, commandant la force Barkhane, a profité de sa participation à la réunion des commandeurs de l’Instance de Coordination au Mali (ICM) pour dresser un état des lieux de la situation dans le Liptako.

Cette réunion de travail trimestrielle, organisée au sein des locaux de l’EUTM, a réuni autour du général de division M’Bemba Moussa Keita, chef d’état-major général des armées maliennes, les différents partenaires des Forces armées maliennes (FAMa) au Sahel.

A cette occasion, le général Blachon a rencontré le général de brigade Cottereau, chef d’état-major de la Mission Intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) représentant le général de corps d’armée Dennis Gyllenspore, le général de division Hanana commandant la Force Conjointe du G5 Sahel (FCG5S) et le général de brigade Peter Mirow commandant la mission d’entraînement de l’Union européenne au Mali (EUTM).

Réception du général Blachon par le gouverneur de Ménaka.  

Le lundi 25 février 2019, le général de division Frédéric Blachon, commandant la force Barkhane (COMANFOR) s’est rendu à Ménaka, dans le Liptako.

Reçu au gouvernorat de la région de Ménaka, le COMANFOR a tout d’abord participé à une réunion rassemblant les principaux acteurs de la sécurité agissant dans cette ville du Liptako. Outre le gouverneur, étaient notamment présents les colonels Sanogo et Konaté des Forces armées maliennes (FAMa), mais également le général Jean-Luc Djene, commandant du secteur Est de la MINUSMA ainsi que le vice-président de l’autorité intérimaire et des représentants de la police et de la gendarmerie de la ville.

Le COMANFOR et le gouverneur M. Maïga ont ensuite participé à un point presse en présence des médias maliens. Le gouverneur a témoigné de sa vision encourageante de la sécurité dans la ville et ses alentours, dont l’évolution positive est le fruit du travail conjoint de l’ensemble des forces régaliennes et de leurs partenaires, et de la création d’un cadre de concertation efficace. M. Maïga a notamment insisté sur le retour de l’administration, des autorités locales et des FAMa, et sur la baisse de la criminalité ainsi observée dans la ville.

Le général Blachon a salué lors de son intervention le rôle du gouverneur dont l’action aura permis aux habitants de sa région de retrouver peu à peu une vie normale. Répondant aux différentes questions des journalistes, il a à plusieurs reprises mis en avant l’engagement des FAMa, soulignant l’importance de leur présence dans la région aux côtés de la force Barkhane.

Le point presse terminé, le général Blachon, le général Djene et le colonel Sanogo sont allés à la rencontre des habitants du quartier des abattoirs, au sein duquel, au cours de l’été dernier, un château d’eau et des panneaux solaires ont été mis en place par la force Barkhane.

Sécurisation des travaux de construction du camp malien d’Anderamboukan

En février, les soldats de la force Barkhane ont mené une opération visant à sécuriser les travaux de construction d’une base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) des forces armées maliennes (FAMa) à Anderamboukan, au cœur du Liptako, à la frontière avec le Niger. La zone d’implantation de cette base avait été identifiée conjointement par une unité du groupement tactique désert (GTD) Griffon et la section d’infanterie des forces armées maliennes (FAMa) qu’elle avait accompagnée courant janvier.

Au départ de Ménaka, une soixantaine de véhicules se sont élancés le long de la Route Nationale 20 qui relie Ménaka à Anderamboukan. Sur près de 100 km de piste, les transporteurs de la MINUSMa en charge de l’acheminement des matériaux de construction étaient escortés par des éléments FAMa et un détachement du groupement tactique BirHakeim.

Sur place, les chefs de détachements français et maliens ont été reçus par les autorités locales. À cette occasion, les responsables du chantier ont présenté le projet de construction du camp et ses bénéfices sécuritaires.

Accompagnés par les militaires de Barkhane, les sapeurs maliens ont pris les premières mesures, marquant les angles de la future emprise, suivant le plan de défense du camp, proposé par les sapeurs français. Les différents véhicules de chantier ont enfin chargé du sable afin d’ériger les premiers murs d’enceinte et permettre la construction des postes de combat et de surveillance.

Le chantier se poursuit et la base d’Anderamboukan devrait être opérationnelle à moyen terme pour accueillir une garnison FAMa, marquant de manière significative le retour des forces de sécurité dans le Liptako malien.

Création d’un poste de commandement de coordination et de sécurité à Ménaka

Le 13 février 2019, à l’initiative du chef de corps du groupement tactique désert Bir-Hakeim, tous les acteurs de la sécurité de Ménaka se sont réunis au Gouvernorat afin d’entériner la création d’un poste de commandement de coordination et de sécurité (PCCS). Outre les représentants de la force Barkhane et des forces armées maliennes (FAMa), ce PCCS, qui a vocation à se réunir sur un rythme hebdomadaire, rassemble les autorités des forces de police et de gendarmerie, ainsi que celles de la garde nationale malienne et du bataillon nigérien de la MINUSMa.

Chaque acteur contribue à cette initiative à la hauteur de ses moyens et la force Barkhane aura la charge de la coordination des efforts.

Formation au profit des infirmiers des Forces armées maliennes

Le 19 février 2019, les militaires français du service de santé des armées (SSA) engagés au sein de l’opération Barkhane ont conduit à Gao une action de formation à destination de cinq infirmiers des Forces armées maliennes (FAMa).

Cette formation visait à perfectionner les savoir-faire des jeunes sous-officiers et militaires du rang des services de santé militaires maliens, notamment sur des procédures radio à mettre en œuvre dans le cadre d’une demande d’évacuation médicale.

Cette formation, complémentaire aux instructions au secourisme de combat, permet aux infirmiers d’expliquer avec précision les premiers soins qu’ils ont effectués sur le blessé afin d’en faciliter la prise en charge.

Formés sur ces procédures, les infirmiers pourront à leur tour transmettre ce savoir-faire au sein de leurs propres unités.

Contact presse : [email protected]

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here