La CPI appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à rester parties au Statut de Rome

Le Bureau de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome a exprimé sa préoccupation face à l’intention du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI) et a appelé ces trois pays à maintenir leur participation. C’est ce qu’indique un communiqué de la CPI.

2 Juillet 2026 - 09:47
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La CPI appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à rester parties au Statut de Rome

« La Présidence appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à demeurer des États parties engagés au Statut de Rome et à poursuivre un dialogue constructif au sein de l’Assemblée des États parties », indique le communiqué.

Le texte souligne que la décision d’un État de se retirer du Statut de Rome pourrait avoir des conséquences négatives sur les efforts internationaux visant à garantir la justice et à lutter contre l’impunité.

« La Cour pénale internationale est au cœur du système international de responsabilité, et son efficacité dépend du soutien durable et sans équivoque de la communauté internationale », précise le document.

Le Bureau a appelé les États concernés à poursuivre un dialogue constructif au sein de l’Assemblée des États parties. Il rappelle également que tous les États parties ont le droit d’exprimer leurs préoccupations et leurs observations par le biais des mécanismes de dialogue existants.

La CPI souligne en outre qu’un retrait du Statut de Rome ne libère pas un État des obligations nées pendant la période où il était partie au traité.

En juin, le Niger a officiellement notifié à l’Organisation des Nations unies son retrait du Statut de Rome. Conformément aux dispositions du traité, cette décision prendra effet un an plus tard, le 18 juin 2027. Jusqu’à cette date, le Niger demeure tenu de respecter l’ensemble de ses obligations envers la Cour.

En septembre 2025, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Niger, le Mali et le Burkina Faso — avaient annoncé leur intention de quitter la CPI, la qualifiant d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ». À ce jour, seul le Niger a officiellement engagé la procédure de retrait.

Anna Bespalova
Source: https://afrinz.ru/fr