L'Iran se dit prêt pour une "guerre d'usure", Donald Trump juge Téhéran "proche de la défaite"

L'Iran a assuré ce mercredi 11 mars être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump a estimé Téhéran "proche de la défaite".

12 Mar 2026 - 06:56
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L'Iran se dit prêt pour une "guerre d'usure", Donald Trump juge Téhéran "proche de la défaite"
Des missiles lancés depuis l'Iran vers Israël apparaissent dans le ciel au-dessus de Ramallah en Cisjordanie, le 10 mars 2026. (Illustration) - Crédit: ISSAM RIMAWI/ANADOLU VIA AFP

Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique.

Face aux prix du baril qui grimpent, Donald Trump a annoncé que Washington allait puiser dans ses stocks de précaution dans l'objectif de "faire baisser les prix". Son ministre de l'Energie, Chris Wright, a précisé que 172 millions de barils allaient être libérés " à partir de la semaine prochaine".

Les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dont les Etats-Unis, ont décidé plus tôt d'un déblocage record de 400 millions de barils dans leurs réserves stratégiques, avec l'espoir d'atténuer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

"L'Iran est "proche de la défaite", a estimé le président américain ce mercredi soir, à la fin d'une journée de signaux contradictoires sur ses intentions.

"Nous devons finir le boulot"

Il a d'abord répété que la guerre allait se terminer "bientôt", jugé qu'il ne restait "pratiquement rien à frapper" en Iran et que l'"excursion" militaire américaine était "très en avance" sur le calendrier prévu.

Avant de lancer pendant un meeting dans le Kentucky: "Nous ne voulons pas partir avant l'heure, n'est-ce pas? Nous devons finir le boulot, non?", sans préciser à quels objectifs il pensait.

La première semaine de guerre a coûté aux Etats-Unis plus de 11 milliards de dollars, rapporte le New York Times en s'appuyant sur des sources parlementaires. L'allié israélien de Washington, qui ne s'est fixé "aucune limite dans le temps", assure disposer encore d'un "vaste réservoir de cibles".

En face, les Gardiens de la Révolution iraniens se disent prêts à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite en pilonnant les intérêts occidentaux. Ali Fadavi, un représentant de cette armée idéologique, a brandi la menace d'une "guerre d'usure" à même de "détruire l'économie américaine entière" et "l'économie mondiale".

La bataille du détroit d'Ormuz

Téhéran dit avoir frappé deux navires dans le détroit d'Ormuz. Donald Trump a néanmoins promis qu'une "grande sécurité" régnerait bientôt dans ce goulot d'étranglement qui voit d'ordinaire passer un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Il a aussi assuré que "28 navires poseurs de mines" avaient été frappés, une crainte majeure de la communauté internationale étant de voir le détroit miné. Dans les Etats du Golfe, les frappes de représailles iraniennes sont devenues une réalité quotidienne.

Le géant bancaire américain Citi et les cabinets de conseil britanniques Deloitte et PwC ont évacué ou fermé mercredi leurs bureaux à Dubaï après des menaces.

Source: https://www.bfmtv.com/