Madagascar: après l’arrestation des Français, un nouveau prévenu aux mains des enquêteurs

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À Madagascar, les autorités n’ont pas délivré d’informations supplémentaires dans l’affaire des deux Français arrêtés pour atteintes à la sûreté de l’État. Mis en garde à vue mardi soir, Paul Rafanoharana et Philippe François sont actuellement toujours entendus par la brigade criminelle. Un nouveau prévenu est toutefois entendu par les enquêteurs.

Il s’appelle Russell Kelly. Cet Américain est à la tête de l’entreprise Madagascar Oil, implantée dans le pays depuis 2004. Madagascar Oil détient les plus grosses ressources de pétrole lourd dans le pays, avec les gisements de Tsimiroro et Bemolanga.

Russell Kelly est entendu avec les enquêteurs avec les deux inculpés, Paul Rafanoharana et Philippe François, indique la procureure auprès de la Cour d’appel d’Antananarivo Landy Berthine Razafiarivony. Aucun autre élément ne sera révélé pour le moment, ajoute-t-elle, le temps de l’enquête. Les trois hommes ont été déplacés d’Anosy à la commune d’Ivato, en périphérie de la capitale.

Malgré la très rapide médiatisation de l’affaire, aucun élément concret n’a été étayé par les autorités depuis l’arrestation des deux hommes, mardi soir.

Une source proche du dossier indique que les prévenus souffrent de privation de sommeil, et l’un d’eux aurait fait un malaise. Les trois enfants de Paul Rafanoharana, qui vivent en France, déclarent ne pas vouloir s’exprimer sur l’enquête à ce stade. Ils indiquent cependant déplorer l’absence de respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction et de l’enquête. Ils s’inquiètent aussi des conditions de détention de leur père, avec lequel ils n’ont pas pu entrer en contact.

Par: RFI

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2 COMMENTAIRES

  1. SI AVERE IL FAUT LES METTRE HORS D ETAT DE NUIRE CAR CAPABLE D ETRE EXFILTRE COMME CARLOS GOSHN AU JAPON

    VOUS SAVEZ CE QUE VOSU AVEZ A FAIRE !

  2. LE PRESIDENT MALGACHE A TROUVE UN REMEDE LOCAL CONTRE LA COVID 19 CELA NE PLAIT PAS AUX PUISSANCES QUAND C EST FAIT EN AFRIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    IL FAUT FAIRE ACHETER EN OCCIDENT ET FORCER LES AFRIICAINS A RIEN PRODUIRE SUR PLACE VOILA LA DOCTRINE DE L OCCIDENT

    DES NEGRES DE SALONS ET 2 ANCIENS MILITAIRES FRANCAIS RECONVERTIS DANS LE PRIVE MAIS RECRUTE PAR L ETAT FRANCAIS COMME MERCENAIRES ET AINSI QUE DES NEGRES DE SALONS COMME APPUI

    EH OUI L ARGENT PEUT ACHETER FACILEMENT EN AFRIQUE MEME DES MINISTRES !!!!!!!!!!!!!!

    LE NOIR EST UN PRODUIT POUR EUX !!!!!!!!!!!!

    Les trois enfants de Paul Rafanoharana, qui vivent en France, déclarent ne pas vouloir s’exprimer sur l’enquête à ce stade.

    EH OUI IL SUFFIT DE DONNER PAPIER FRANCAIS AUX ENFANTS OU CARTE SEJOUR!

    VOILA CE A QUOI LA DGSE FRANCAIS EST REDUIT A RECRUTER POUR FAIRE CES BASSES BESOGNES!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    PAUVRE FRANCE !!!!!!!!!

    Deux Français arrêtés à Madagascar et accusés de tentative de coup d’Etat
    Les deux Français seraient d’anciens militaires. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner l’actuel président, Andry Rajoelina.
    Par L’Obs avec AFP

    Deux ex-militaires français ont été arrêtés à Madagascar et sont accusés de tentative de coup d’Etat (MARCO LONGARI / AFP)Deux ex-militaires français ont été arrêtés à Madagascar et sont accusés de tentative de coup d’Etat (MARCO LONGARI / AFP)

    Un projet d’assassinat du président malgache Andry Rajoelina a été déjoué et six personnes ont été arrêtées, dont deux Français, ont annoncé la justice et le gouvernement à Madagascar.

    Plusieurs « étrangers et Malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État », a déclaré mercredi soir la procureure générale Berthine Razafiarivony, devant quelques médias choisis.

    « Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches dont le chef de l’État », a affirmé la procureure, sans autre précision ni sur le plan échafaudé, ni sur les circonstances de ces arrestations.

    Six personnes arrêtées
    Le ministre de la Sécurité publique, Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison, a précisé ce jeudi 20 juillet que six personnes avaient été arrêtées en tout, « un étranger, deux binationaux et trois Malgaches ». Et que « la police avait des renseignements sur cette affaire depuis plusieurs mois ».
    L’artemisia contre le Covid-19, remède diplomatique du président de Madagascar ?
    « Des armes et de l’argent ont été saisis » lors des interpel
    lations simultanées « mais à des endroits différents », ainsi que « des documents officiels qui prouvent leur implication », a-t-il insisté. « L’étranger », a-t-il ajouté sans l’identifier, « a caché derrière son activité économique ses projets malsains », a-t-il accusé.

    Les épouses des Français placées en garde à vue
    L’opposition a condamné « toute tentative d’assassinat, que ce soit contre les dirigeants ou contre quiconque », a réagi Rivo Rakotovao, ancien président par interim du pays, interrogé par l’AFP.

    Mais « il ne faut pas profiter de cette situation pour mettre à mal la démocratie à Madagascar », a-t-il aussitôt mis en garde, alors que le président actuel a la mainmise sur tous les leviers politiques et fait l’objet de critiques concernant notamment la liberté de la presse.

    Sur l’identité des deux Français arrêtés, dont les épouses ont également été placées en garde à vue, il s’agirait d’anciens officiers. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé à l’AFP avoir été « informé » de leur arrestation, mais n’a pas souhaité en dire davantage.

    Un ancien conseiller diplomatique
    Selon le fichier des entreprises à Madagascar, Philippe F. dirige une société d’investissement et de conseil pour les investisseurs internationaux à Madagascar. Cet ancien colonel de l’armée française se serait installé dans l’Ile début 2020, selon plusieurs sources.

    Paul R., un Franco-Malgache, connaît bien le président Rajoelina, dont il a été un conseiller diplomatique jusqu’en 2011. Il se présente, sur internet, comme un conseiller de l’archevêché d’Antananarivo qui a pris ses distances affirmant ne pas être « responsable de personnes utilisant son nom sans un mandat exprès ».

    Né en 1963, il était capitaine lorsqu’il a quitté la gendarmerie en 1994, selon une source de gendarmerie française.

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