Le Secrétaire politique du FDR, Amadou Koïta, à propos de la crise : "L'agression de Dioncounda a été préméditée, planifiée et mise à exécution"

07 Juin 2012 - 12:47
Mis à jour: 14 ans
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Dans une interview exclusive qu'il nous a accordée hier, mercredi 6 mai, le Secrétaire politique du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR), Amadou Koïta, analyse sans état d'âme la crise que vit le Mali actuellement. Pour le vice-président du parti UMAM de Jeamille Bittar, non moins 5ème adjoint au maire de la commune III du district de Bamako, l'intervention des forces extérieure pour sécuriser la transition et épauler l'armée malienne dans la récupération du Nord est une nécessité. A propos de l'agression dont a été victime le président de la transition, le 21 mai 2012, M Koïta exige la fermeté dans l'enquête judiciaire entamée afin que les coupables soient lourdement punis, afin que l'acte ne fasse pas jurisprudence [caption id="attachment_71651" align="alignleft" width="310" caption="Amadou Koita"][/caption] Quelle analyse faites-vous de la crise actuelle qui secoue le Mali ? Nous vivons une crise que notre pays n'a jamais connue. Cette crise est liée au coup d'Etat du 22 mars 2012 qui a provoqué une crise institutionnelle couplée à l'occupation des deux tiers du territoire national. Ce coup d'Etat a été un recul pour notre pays tant sur le plan politique que sur le plan économique. Nous continuons à en gérer les conséquences politiques. Les conséquences économiques sont des plus désastreuses. Le pays a pris un coup sérieux. Son image est ternie par un certain nombre de faits depuis le putsch. Par exemple l'affrontement entre les bérets rouges et les bérets verts, la tentative d'assassinat du président de la République, l'occupation du Nord où nos populations sont opprimées, violentées, nos mères, sœurs et femmes violées, leurs droits bafoués, les tombes de nos saints profanées, les libertés individuelles et collectives confisquées, l'intégrisme s'installant de jour en jour dans le pays. Toutes choses qui sont des menaces à la stabilité et à la paix dans le monde. Que le nom du Mali  soit évoqué sur les chaînes internationales pour parler de ces maux n'honore aucun Malien. Pourtant, d'aucuns se félicitent de ce putsch… Nous avons condamné ce coup d'Etat et nous continuerons à le faire. Après vingt et un ans de parcours démocratique, le Mali était à un mois des élections prévues pour le 29 avril. En plus, le pays était en guerre au Nord. On ne fait jamais un coup d'Etat dans un pays en guerre pour ainsi désorganiser le commandement militaire. Cela a eu pour conséquences de faire tomber les trois villes du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal) et une partie de Mopti en un laps de temps court. Ceux qui soutiennent que les élections n'allaient pas avoir lieu le 29 avril n'apportent aucune preuve dans ce sens. Surtout que le collège électoral était déjà convoqué pour le 29 avril, la CENI fonctionnait à plein régime, la DGE avait tout mis en branle. Cette supposition de la non-tenue des élections n'est qu'une campagne de dénigrement du régime déchu et d'intoxications  pour justifier le coup d'Etat. Aujourd'hui, le Mali se cherche. Des emplois sont perdus, des entreprises et surtout des hôtels licencient leur personnel et ferment leurs portes. L'apprentissage de la démocratie se fait lentement et sûrement. Certes, tout n'était pas rose, mais le changement du pouvoir est du ressort exclusif du peuple malien à travers des élections libres. Quel est le plan d'action du FDR pour sortir de la crise ? Depuis le coup d'Etat, la position du FDR a toujours été le retour à l'ordre constitutionnel. Nous avons appelé à un rassemblement de toutes les énergies, aussi bien civiles que militaires, autour de la question du Nord pour libérer cette partie qui représente les deux tiers du territoire. Dieu merci, nous saluons aujourd'hui l'esprit patriotique du CNRDRE qui, après la signature de l'accord-cadre du 6 avril avec la CEDEAO, a facilité ce retour à l'ordre constitutionnel qui a occasionné l'investiture du président de l'Assemblée nationale comme président par intérim et, plus tard, président de la transition avec l'accord intervenu le 20 mai avec la CEDEAO. Sans oublier le Gouvernement qui a été formé. Toute chose qui est un retour timide à l'ordre constitutionnel que nous saluons. Le FDR souhaite que ce retour à la Constitution soit définitif et que les militaires regagnent les casernes pour se consacrer à leur mission fondamentale, la défense de l'intégrité du territoire du pays. Quelle lecture le FDR fait-il de l'agression du président par intérim, Dioncounda Traoré ? Le FDR a condamné avec la dernière rigueur cet acte barbare et odieux qu'est la tentative d'assassinat du président Dioncounda Traoré. Ce climat de crime était prévisible tant il a été conçu et entretenu par certains acteurs de la classe politique qui, malgré l'accord intervenu entre le CNRDRE et la CEDEAO, ont cru bon d'organiser une convention qui devait investir le capitaine Sanogo comme président de la transition. Malgré le fait que ce dernier s'est inscrit dans une sortie de crise pour sauver le pays à travers l'accord précité, certaines radios libres ont été mises à contribution pour attiser la haine pendant des jours. Toute chose qui a occasionné cet acte inqualifiable. En son temps, le FDR avait demandé la présence des forces de la CEDEAO pour sécuriser la transition et récupérer le Nord. Ce sont ces mêmes acteurs qui se sont opposés à cette demande en soutenant que nos forces armées et de sécurité pouvaient nous sécuriser et qu'on n'avait pas besoin d'appui extérieur. Mais, hélas, le jour de l'agression, les manifestants étaient laissés à eux-mêmes ; ils ont pu parcourir facilement le trajet Cité administrative jusqu'au Palais de Koulouba sans aucune canalisation pour finir par agresser le président Dioncounda Traoré. Cette tentative, loin d'être un incident, est un acte prémédité, conçu, planifié et mis à exécution par ceux qui ont décidé de rejeter l'accord du 20 mai et qui ont décidé d'organiser cette convention appelant à marcher sur Koulouba. Donc, les auteurs sont connus. Nous demandons simplement que justice soit faite. Que les auteurs et leurs commanditaires soient arrêtés, jugés et condamnés, pour qu'il n'y ait pas de jurisprudence en la matière. Trois personnes seraient déjà interpellées dans l'enquête en cours… A notre connaissance, ceux qui sont interpelés le sont pour «trouble à l'ordre public». Nous avons appris hier soir (NDLR, mardi 5 mai) qu'une enquête a été ouverte par le Procureur général sur «la tentative d'assassinat du président de la République». Nous osons espérer que l'enquête aboutira à l'arrestation des vrais commanditaires, les auteurs et les conspirateurs contre la stabilité de ce pays. Le FDR suit de près l'évolution de ce dossier, car cet acte ne doit pas rester impuni, pour la crédibilité de nos institutions, pour l'image de notre pays. Avez-vous des informations sur l'état de santé du président, la date de son retour au pays ? Sa santé s'améliore de jour en jour. Nous prions pour lui et nous lui souhaitons prompt rétablissement et que dans les jours à venir, il soit de retour à Bamako pour accomplir les missions à lui confiées à la tête de l'Etat. Quid de la libération du Nord, qui se sent presqu’abandonné ? Je voudrais d’abord saluer la bravoure des jeunes de Gao, des femmes de Kidal au moment où l’armée tergiverse à Bamako. Au FDR, le Nord est la priorité des priorités pour nous. Car, c'est l'intégrité et la souveraineté  du Mali qui sont en cause. Nous pensons aussi que la solution de la question du Nord passe rapidement par le règlement de la crise au Sud. Nous avons perdu trop de temps dans la crise institutionnelle à Bamako. Toute chose qui a permis aux ennemis du Mali que sont le MNLA, Ançar Dine et autres de s'enraciner et de proclamer une République fantoche. C'est pourquoi nous pensons que la récréation doit prendre fin pour faire face aujourd'hui à l'essentiel, la libération immédiate des deux tiers de notre pays. Ce qui requiert l'apport de tout le monde, la classe politique, les militaires, la CEDEAO, l'Union Africaine, les Nations Unies. Nous pensons que le gouvernement du Mali, qui a pour mission la libération du Nord et l'organisation des élections, doit vite s'atteler à trouver des solutions à cette question du Nord qui n'a que trop duré. Nous avons l'impression que le Gouvernement tarde à prendre des initiatives dans ce sens. Nous invitons le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et son gouvernement à prendre des mesures qui s'imposent pour que la question du Nord ne soit pas des discours mais des actes réels. Le Gouvernement doit être pragmatique et réaliste. Car, aujourd'hui, cette question du Nord n'est pas du ressort du Mali seul vu les menaces islamistes et terroristes qui s'installent dans le septentrion. L'armée malienne a, aujourd'hui, besoin de l'appui extérieur venant de la CEDEAO, de l'Union africaine et des Nations Unies. Quel est votre mot de la fin ? Je lance un appel à toute la classe politique, à la société civile de se surpasser pour se donner la main et sauver le Mali. Le bateau Mali tangue, évitons de le faire chavirer. Par ailleurs, actualité oblige, par rapport au poste de président de l'Assemblée nationale, j'ai beaucoup de respect pour nos députés, beaucoup de respect pour l'Adéma et l'Urd. Je leur demande simplement de mettre l'intérêt du pays au dessus de toute autre considération partisane. L'unité, la cohésion et la solidarité ont toujours été les principes directeurs  du FDR. Sauvegardons ces principes qui nous caractérisent pour le bien du Mali et pour le salut du Nord. Aidons le président Dioncounda Traoré et le gouvernement en place dans leurs missions. Interview réalisée par    Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (18)

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Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
La connivence entre Sanogo et le 1er sinistre Cheikh Diarra est le plus grave danger du Mali, le plus grand problème à résoudre en prélude à la résolutions des autres grands problèmes comme l'occupation du Nord. C'est une véritable prise en otage du Mali et de la transition. Vous savez que tous les 2 (Sanogo et le 1er sinistre Cheikh Diarra) sont contre l’intervention de la force de la CEDEAO et de la Communauté Internationale. Vous savez aussi qu'ils sont tous complices de l’agression du Président Djoncounda. Après avoir mis le gouvernement sous leur coupe, maintenant c'est le tour de l'Assemblée. Comment un conseil de ministres qui n’a pas vocation à prolonger le mandat des députés va décider de le faire ? Le plus grave danger est que la junte caméléon veut changer de couleur pour s’adapter à la situation et pour continuer à diriger. Sanogo et le 1er ministre Diarra continuent leur complôt contre le retour à l’ordre constitutionnel. Ils veulent dissoudre le CNRDE pour élargir leur clan en faisant place aux opportunistes de la COPAM et du MP22 et instrumentaliser l’Assemblée Nationale pour garder la transition en otage et prendre le pouvoir contre l’avis des maliens et de la communauté internationale. Le Gouvernement est déjà sous leur coupe. Maintenant c’est l’Assemblée Nationale qu’ils veulent transformer en caisse de résonance pour se légitimer. La connivence entre le CNRDE et le Gouvernement est indéniable. Maintenant ils veulent l’élargir à l’Assemblée et compromettre le processus de sortie de crise. Sanogo veut être Président. Après son mandat il remettra le pouvoir à Gonogo Cheikh Oumar Diarra comme Alpha Oumar Konaré et ATT ont eu à le faire. Manifestons nous pendant qu’il est encore temps. Un peuple qui cautionne tout et ne sait pas dire non est un peuple condamné à subir, un peuple digne d’humiliation, de paupérisation et de sombre avenir. L’avenir politique du Mali est entrain d’aller à la dérive militaire et clanique. Pensons à nos enfants et aux générations de demain. Je ne sais pas ce que la communauté internationale attend pour intervenir. Si elle attend la demande du 1er sinistre Cheik Modibo Diarra, la force n’interviendra jamais. Lui et Sanogo sont de mèche et n’ont besoin que de l’argent de la communauté internationale pour mieux fêter et régler le compte à ceux qui ne leur applaudissent pas dans leur crime imprescriptible. C’est l’avènement de l’UDPM et de la Moussacratie.
Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
Camarade Amadou Koïta, Quand on était à l'AEEM je te savais proche de la femme de l'opportuniste et ennemi public Oumar Mariko. Pour cela je te croyais être contaminé par l'opportunisme et l'anarchisme de Mariko. Mais je suis ravi de savoir que tu as gardé ta dignité et que tu es capable d'avoir un regard critique et patriotique. Certains petits de Mariko sont aujourd'hui représentants de la junte à certains débats. Je viens de me rassurer à travers toi que bon sang ne saurait mentir. Merci. Je chercherai ton contact pour discuter avec toi car ça fait longtemps. Bon courage dans le combat pour notre cher pays.
Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
Monsieur Koïta, mes félicitations pour votre esprit critique et votre franchise. N'écoutez pas les suppôts de la junte et les opportunistes de la COPAM et du MP22. Ils ont vendu leur âme au diable et ont oublié Dieu et le Mali. Il y a un autre danger plus grave qui guette le Mali et que vous n'avez pas mentionné peut être parce que vous ne pouvez pas parler de tout. Il s'agit de la connivence entre Sanogo et le 1er sinistre Cheikh Diarra. Vous savez que tous les 2 sont contre l'intervention de la force de la CEDEAO et de la Communauté Internationale. Vous savez aussi quils sont complices de l'agression du Président Djoncounda. Comment un conseil de ministres qui n’a pas vocation à prolonger le mandat des députés va décider de le faire ? Le plus grave danger est que la junte caméléon veut changer de couleur pour s’adapter à la situation et pour continuer à diriger. Sanogo et le 1er ministre Diarra continuent leur complôt contre le retour à l’ordre constitutionnel. Ils veulent dissoudre le CNRDE pour élargir leur clan en faisant place aux opportunistes de la COPAM et du MP22 et instrumentaliser l’Assemblée Nationale pour garder la transition en otage et prendre le pouvoir contre l’avis des maliens et de la communauté internationale. Le Gouvernement est déjà sous leur coupe. Maintenant c’est l’Assemblée Nationale qu’ils veulent transformer en caisse de résonance pour se légitimer. La connivence entre le CNRDE et le Gouvernement est indéniable. Maintenant ils veulent l’élargir à l’Assemblée et compromettre le processus de sortie de crise. Sanogo veut être Président. Après son mandat il remettra le pouvoir à Gonogo Cheikh Oumar Diarra comme Alpha Oumar Konaré et ATT ont eu à le faire. Manifestons nous pendant qu’il est encore temps. Un peuple qui cautionne tout et ne sait pas dire non est un peuple condamné à subir, un peuple digne d’humiliation, de paupérisation et de sombre avenir. L’avenir politique du Mali est entrain d’aller à la dérive militaire et clanique. Pensons à nos enfants et aux générations de demain. Je ne sais pas ce que la communauté internationale attend pour intervenir. Si elle attend la demande du 1er sinistre Cheik Modibo Diarra, la force n'interviendra jamais. Lui et Sanogo sont de mèche et n'ont besoin que de l'argent de la communauté internationale pour mieux fêter et régler le compte à ceux qui ne leur applaudissent pas dans leur crime imprescriptible. C'est l'avènement de l'UDPM et de la Moussacratie.
vraifils
vraifils 14 ans
Mr Koïta, les psychologues en te voyant sauront que tu es un être naturellement méchant et égoïste. Un illustre inconnu venu de nulle part. Il faut des régimes corrompus pour faire la promotion d'un être comme toi. Cette fois ci, ce ne seraient pas les militaires qui s'occuperont de vous les sales politiques mais le peuple. Et là, c'est le lynchage qui vous attends tous.
albertoni
albertoni 14 ans
s'il est facile d'etre à la place de koite, allez éssayer. ceux qui pensent que c'est un opportuniste ne le connaisse pas malheureusement. koita est un modèle à suivre.
MISTERNO
MISTERNO 14 ans
UN APATRIDE COMME TOI AUSSI ON REGLERA VOS COMPTES SOUS PEU...
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