Crises au nord Mali : Désaccords en série…

26 Juil 2014 - 03:48
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_424352" align="aligncenter" width="620"]L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ? Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation sont à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.
AFP PHOTO/FAROUK BATICHE[/caption] Depuis un peu plus d’une semaine, le gouvernement malien et les représentants des groupes armés discutent à Alger de la feuille de route des négociations, du lieu des discussions (sérieuses et finales) et de la signature du document d’accord final.   Quelques jours auparavant, c’est le haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif, le Premier ministre Modibo Kéïta, qui avait apporté en Algérie la feuille de route du Mali. Un document qui faisait ressortir les grandes lignes des discussions, la vision du Mali par rapport à la résolution de la crise, les points négociables et ceux non négociables. Il faut signaler que le document portait en gros sur l’article de l’accord préliminaire de Ouagadougou.   Des points non négociables, on peut citer, entre autres, l’intégrité du territoire, la laïcité de l’Etat, l’indivisibilité du pays. Pour les points négociables, on peut facilement deviner qu’il s’agit du statut du Nord (partant celui de toutes les autres régions, forcement), le sort des rebelles, leur intégration et réintégration (pour certains), leur démobilisation et désarmement. Face à la délégation pour discuter de tous ces points, il y avait les groupes armés et non armés.   D’entrée de jeu, on se souvient, c’est Mamadou Djéry Maïga (en l’absence de Algabass, il assurait l’intérim) qui a pris la parole et étonné tout le monde par ses propos. « Il a monté la pression d’un coup », nous a confié un participant à la rencontre. M. Maïga s’est d’abord plaint de n’avoir pas été associé dans l’organisation de la rencontre, de la présence des groupes non armés qui ne sont pas en belligérance avec l’Etat central (accusant ces derniers d’être complices du Mali), de la feuille de route du Mali. Le vice-président du MNLA a soulevé, ce jour, plusieurs points sur lesquels il ne serait pas d’accord. Installant un climat de méfiance, de crainte pour la suite des travaux, dans la salle. Occasionnant une suspension. Une attitude qui a alimenté la rumeur du week-end, selon laquelle, il avait été « viré » de la tête de la coalition. Une information publiée même par le très respectable journal algérien El-Watan. Il n’en était rien en réalité.   Il se trouve qu’Algabass (le véritable patron de la coalition) avait eu un empêchement de trois jours et est venu en retard à Alger. Pendant son absence, l’intérim avait juste été assuré par Mahamadou Djery Maïga qui a cédé sa place et tous les prérogatives qui vont avec au véritable chef de délégation, Algabass Ag Intalla, dès son arrivée. On devrait d’ailleurs plutôt se demander pourquoi c’est le fils à Intallah qui a été choisi pour diriger la coalition ; Ce dernier, on le sait, a été de ceux qui se sont battus « aux côtés » d’Iyad en tant qu’Ançardine. Il fut un de ses lieutenants. Aussi, il ne cache pas sa volonté, de même que son mentor, d’instaurer ne serait-ce qu’une charia modérée à Kidal. Ajouté à tout cela, étant donné le soutien affiché de l’Algérie à Ançardine, qui est devenu finalement HCUA, pour permettre de donner une image qui passe à certains terroristes, il y a vraiment lieu de se poser des questions. C’est l’issue des pourparlers qui pourra nous édifier.   Déjà, il est important de signaler que ce sont deux groupes distincts qui ont négocié avec le gouvernement. La coordination du 9 juin (MNLA, HCUA, MAA) et la coalition de la plateforme du 14 juin. En vérité, dès le premier jour, le HCUA, le MNLA et le MAA, sur insistance du MNLA ont décidé de ne même pas s’asseoir dans la même salle que les groupes non-armés. En fait, ils ne l’avaient caché à personne. La raison, selon eux, est que ces mouvements ne sont pas en belligérance avec l’Etat et donc n’ont pas le même statut qu’eux. Cette position du MNLA a d’ailleurs failli faire échouer les discussions dès le premier jour, n’eut été le tact et l’esprit de conciliation du ministre Abdoulaye Oumar Diop. Un diplomate qui, il est important de le signaler, sans tambour ni trompette, commence à imprimer sa marque à la résolution de la crise malienne. Le compromis trouvé a été de parler différemment avec les principaux groupes dans des endroits séparés sur les hauteurs d’Alger.   De ces rencontres, il faut dire qu’il est attendu beaucoup au niveau du Mali. Surtout quand on sait que nombre d’accords ont été signés dans ce pays, sans suite. Et finalement, on se demande si tout ce sur quoi les différentes parties s’entendent, ce sur quoi elles s’entendent, c’est leur désaccord. Tous les pourparlers qui se sont tenus dans le temps n’ont pas atteint les résultats escomptés. A chaque fois, on discute, on se met d’accord sur des choses pour se rebiffer, d’une manière ou d’une autre de part et d’autre, au bout de quelques années, ou de quelques mois.   Moussa Touré  

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Commentaires (7)

User
Tibi
Tibi 12 ans
Nous sommes en train de nous leurrer.S'il y a paix, elle sera de courte duree.L'Ouest Afriain,surtout les pays ,ex-colonies francaises pataugent dans la stagnation a cause du morcellement de cet espace economique en micro-pays,et nous tolerons encore des rebelles nomades qui veulent tailler un Etat a leur gout.Lorsqu'on etait Etudiant a Paris,Jospin habitait a la cite Universitaire d'Antony.Il etait un Etudiant socialiste tres ouvert et nous allions le voir pour discuter.Toute la discussion portrait sur l'emiettement de l'ex-AOF.Aujourd'hui,c'est un gouvernement socialiste qui supporte des rebelles Nomades venus de toute la bande Sahelienne pour depecer une nation qui aurait brille sans la colonisation.La souverainete, l'integrite territoriale,l'unite,la laicite sont des acquis.Negocions avec les partenaires notre souverainete,nos infrastructures et nos industries de base contre l'exploitation en commun des ressources naturelles,sur une base donnant/donnant.Et survivre et prosperer!
Tienkafo
Tienkafo 12 ans
Je vois que toi-aussi tu te leurres beaucoup comme les autres. Rien n'est un acquis ici. Nous sommes incapables de bâtir un état égalitaire et d'y vivre. La corruption et le népotisme qui règnent ici font éloigner de nous toute perspective de vie commune sans heurts. Chacun abuse de sa petite position: Les porteurs d'uniforme ne dédouanent pas leurs véhicules, ils ne respectent pas les règles de la circulation, les agents de l'EDM ne paient le courant, les agents de l'état servent d'abord leurs proches et ne servent les autres que lorsqu'ils ont payé. Sans même cette rébellion au nord, il peut y avoir de graves troubles au sud. Les marchands d'illusion, comme ces les religieux politiciens, profitent de cette grave situation de gouvernance pour miroiter devant les gens des lendemains meilleurs si eux ils viennent au pouvoir, ou un au-delàs avec des ouries ou 72 vierges. Je cherche à comprendre pourquoi les femmes aussi sont attitrées puisque tout leur défavorable.
Emoo
Emoo 12 ans
S'il vous plait arrêter de dire: NORD MALI. Il n'y a pas de Nord Mali mais le NORD du Mali..... Merci.
Touré A.
Touré A. 12 ans
Et parlant de l'avenir des rebelles touareg, que vont devenir leurs têtes pensantes installés dans des bureaux climatisés entre Paname et Ouaga? Ils n'ont jamais combattus sur le terrain non plus, en plus tout ce bruit ne sert qu'à leurs bas intérêts car les pauvres, analphabètes et minables qui se font bousiller ne veront rien des retombées financières. Si jamais les rebelles sont intégrés, je propose que tous les diplômés sans emploi et les ressortissants des autres régions du Mali fassent aussi leur rébellion et avec des armes. C'est la seule solution apparemment pour se faire entendre au Mali :evil:
Touré A.
Touré A. 12 ans
Je pense que l'issue des négociations ne doit absolument pas concerner une "intégration" ou "réintégration" des soit-disant combattants touareg. Ils faisaient quoi avant la rébellion :?: Aucun d'entre eux n'a l'âge de cette rébellion c'est à dire 2 ou 3 ans :!: :evil: Si jamais ils sont récupérés de cette façon comme les autres fois, soyons sûrs que d'ici quelques années ils recommenceront avant de prétendre à des prébendes comme d'habitud
Songhoidié
Songhoidié 12 ans
Loin de moi toute idée sécessionniste ou de haine, cet appel, je le lance à cause de la tournure que le problème du nord malien est en train de prendre. En effet, depuis quelques années, des touareg de Kidal, en complicité avec des européens, ont surnommé le nord du Mali : AZAWAD. Je suis ressortissant du nord et j’ai plus de 50 ans. Mes parents n’ont jamais prononcé ce mot et ne savent même pas qu’il existe. Grâce au développement de la technologie, une campagne d’imposition du mot Azawad est en train de vouloir couvrir les trois régions du nord et une partie de Mopti. Si nous continuons à nous taire, nos enfants et petits enfants seront victimes de notre silence. C’est pourquoi, je lance cet appel à tous les ressortissants des régions de Gao et de Tombouctou afin que nous trouvions un mot du terroir pour désigner la zone. Cette idée, si elle est acceptée et réalisée, nous permettra de contrer une volonté des touareg de Kidal d’étendre leur pouvoir sur les bords du fleuve Niger. Déj
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