La fête de l’armée nationale célébrée sous très haute tension suite aux attaques des bandits armées au Nord du pays :- Plusieurs Généraux envoyés sur le terrain pour conduire les opérations – Le président ATT vivement attendu par les populations de Gao

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Le président de la République s’est adressé à la nation dans son traditionnel discours à l’occasion de l’anniversaire de l’Armée nationale. Un événement qui  intervient dans un climat d’insécurité, principalement au nord du pays, où des groupes armés ont attaqué des postes et camps militaires et de gendarmerie. Si ATT a évoqué le sujet, force est de reconnaître que les populations souhaitaient qu’il s’appesantisse plus sur la question qui demeure de préoccupation nationale et de grave atteinte à la sécurité des personnes et à la souveraineté du territoire national.

En effet, après les attaques perpétrées par des groupes armés contre les localités de Ménaka, Tessalit et d’Aguel Hoc, ce sont celles de Nara et de Gossi qui se trouveraient actuellement menacées. Les épouses et enfants de militaires de certaines de ces zones ayant été évacués sur Bamako, en fin de semaine dernière. D’où l’envoi, sur décision du chef suprême des Armées, le président ATT, de plusieurs Généraux de l’Armée nationale pour conduire les opérations de combat qui oppose ces groupes armés, composés d’ex-rebelles et d’ex-militaires d’origine malienne rentrés de la Libye, aux forces armées et de sécurité de notre pays.

Dans son traditionnel discours à la nation, à l’occasion de l’anniversaire de notre vaillante armée, célébré le 20 janvier, le président de la République n’a pas manqué de rappeler « les événements survenus à Kidal, en 2006 » qui, selon lui, « ont été un bon révélateur de l’efficacité d’une gestion de crise qui combine la négociation politique et l’initiative militaire sur le terrain ».

D’après ATT, cette manière de gérer la crise « aura permis à notre armée d’imposer la suprématie de la force aux groupes réfractaires au dialogue et de favoriser le retour au sein de leurs communautés de nombreux combattants dans le cadre d’une démarche de paix et de réconciliation ».

Comme on le voit, ATT, de même que l’écrasante majorité de notre peuple, était convaincu, jusqu’à une période récente, que grâce au dialogue et aux négociations, la paix pouvait être instaurée au nord de notre pays. Sur la base de cette conviction, nos dirigeants étaient partis jusqu’à alléger le dispositif sécuritaire dans cette portion du territoire national, cédant en cela à l’une des exigences des groupes armés rebelles. Mais, aujourd’hui, « la consolidation de la paix dans les Régions du Nord du Mali demeure un engagement sécuritaire prioritaire, surtout dans le nouveau contexte marqué par les conséquences de la crise libyenne sur la bande sahélo-saharienne déjà en proie à une somme croissante de menaces », reconnaît le président de la République dans son discours à la nation. A part cette petite phrase, le président ATT n’a soufflé mot des attaques à sa souveraineté dont notre pays est victime depuis quelques jours. Alors que les ex-militaires libyens d’origine malienne, qui ont pénétré dans notre pays avec armes et bagages, viennent maintenant de retourner les armes contre le Mali qui les a pourtant accueillis à bras ouverts. Ceux-ci et d’autres groupes armés rebelles se sont donné la main pour attaquer récemment les localités de Ménaka, forçant nos militaires à élire domicile à l’abattoir de la ville, Tessalit et Aguel Hoc.

Selon des sources généralement bien informées, un convoi militaire, en route pour Tinzawaten, aurait été attaqué et un poste de gendarmerie pillé et ses occupants humiliés à la frontière Mali-Burkina.

D’après les informations qui nous parviennent, nos soldats ont besoin de plus d’engagement de la part des autorités afin d’en découdre avec ces groupes armés rebelles. Le pays étant à trois mois des élections, il faudra mettre tout en œuvre afin que les zones nord soient pacifiées avant la présidentielle du 29 avril 2012.

D’autre part, le ministre de la communication, porte-parole du Gouvernement, a l’obligation d’entretenir les médias de la situation qui prévaut. Au lieu qu’on s’en tienne aux communiqués  laconiques du service d’information du ministère de la Défense. Lesquels arrivent toujours après les nouvelles diffusées par les medias internationaux influencés par la machine à propagande du prétendu MNLA très actif sur internet. Les groupes armés rebelles étant à même de gagner la bataille de la communication, où sont nos ministres jadis prompts à réagir quand il s’agit, par exemple, de la vente d’une …licence de téléphonie mobile ? Le Gouvernement n’a-t-il pas déjà perdu la bataille de la communication ? N’est-t-il pas déjà en retard ? Heureusement que nos Généraux sont déjà au nord pour conduire les opérations. Quant à Bamako, il n’y a personne pour briffer la presse ! Pendant ce temps, les populations attendent l’arrivée à Gao du président de la République. Afin de requinquer nos troupes engagées dans le conflit et redonner confiance aux populations si anxieuses et révoltées.

Mamadou FOFANA

 

 

 


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