Le Mnla réclame une autodétermination : Evitons le piège !

10 Octobre 2012 - 00:30
Mis à jour: 14 ans
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De la République de l’Azawad à l’autodétermination des touaregs, que de vicissitudes pour les aventuriers du désert qui ont tant fait parler d’eux en négatif. Le peuple du Mali est assez averti pour ne pas tomber dans le piège de ceux qui doivent être aujourd’hui poursuivis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de sang, d’insoumission et de rébellion. [caption id="attachment_80205" align="aligncenter" width="640"] A droite, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, leader du mouvement Azawad (MNLA) avec des délégués du mouvement rebel touareg Ibrahim AG Mohamed Asseley à gauche et Hassane Ag Mehdy, au centre. (photo archive AFP)[/caption] Totalement défait sur le terrain depuis le mois de juillet dernier, les quelques membres restants du MNLA (beaucoup ayant rejoint les rangs d’Ansar Eddine) sont dans la nature, en errance entre le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie. Et depuis lors, certainement avec le changement de régime en France, le tintamarre médiatique sur les plateaux de télévisions hexagonales ont pris fin. Tombé dans la disgrâce et des oubliettes, voilà que le mouvement rebelle veut se faire une autre virginité en sortant de son chapeau une plateforme de revendications cousue autour d’une autodétermination. Un changement de discours à faire dormir débout. A défaut de la maman, le MNLA veut se contenter, en attendant, du sein de la grand-mère. La vigilance doit être de mise La question qu’on peut se poser est de savoir comment les autorités de Bamako peuvent de se permettre un dialogue avec des gens, non seulement défaits sur le terrain, virtuellement poursuivables par la CPI pour crime de guerre (Aguel Hoc, Ménaka, Tessalit), et surtout la cause de tout le drame qui se déroule actuellement dans les régions nord du Mali. Les autorités maliennes seront-elles conséquentes avec elles-mêmes quand après avoir sollicité la CPI pour enquêter sur des présumés crimes de guerre, elles vont s’attabler avec ces indignes de la nation malienne ? Dans leur plateforme, les membres du MNLA parlent d’autodétermination des touaregs. Au nom de quel droit peuvent-ils se permettre d’engager la communauté touarègue, majoritairement fidèle à la République du Mali ? Et que comprenne-t-on par autonomisation des touaregs ? S’agira-t-il de la région de Kidal où les touaregs sont encore minoritaires et insignifiants quant à ce qui concerne tout le septentrion (Kidal, Tombouctou, Gao) ? Autant de questions qui restent pour le moment sans réponse. Mais supposons que les autorités maliennes, par myopie diplomatique, accèdent à cette requête de la minorité des minorités du peuple malien sur fond de rébellions meurtrières. Que restera-t-il encore de la nation malienne, puisque l’irréparable risque de faire des émules chez les autres communautés du pays. Ça sera alors bonjour à la balkanisation ou encore le Mali en pièces détachées. Surtout que les expériences d’autonomisations à travers le monde se sont toujours terminées par l’indépendance : le cas du Kosovo en 2008 et celui du Québec en vue. En réalité, après avoir échoué dans sa propension au sécessionnisme par la guerre, le MNLA veut trouver un moyen subtil pour parvenir à ses fins, une autonomisation qui pourrait ensuite être  assimilé à un statut de peuple colonisé. Il appartiendra au peuple malien d’être vigilant pour ne pas tomber dans le piège à lui tendu. Heureusement que le Premier ministre Dr. Cheick Modibo Diarra l’a déjà compris. Lui qui a tranché le lundi dernier devant le ministre délégué algérien chargé des Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel, en martelant que "la République de l’Azawad ne se fera jamais". Mais pour que ce vœu cher au PM se réalise, il faut dès maintenant rejeter toute forme d’autonomisation, germes indiscutables de la future indépendance de l’Azawad. La décentralisation est le cadre qui peut trouver réponse à toutes ces aspirations, si réellement elles sont légitimes. Rappel des faits Dans une solidarité criminelle avec des seigneurs de guerre terrorico-jihadistes d’Aqmi, Boko Haram, Mujao, Ansar Eddine et consorts, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a réussi à chasser l’armée et l’administration maliennes des régions du Nord au mois de mars 2012. Il avait proclamé dans la foulée une fantomatique République islamique de l’Azawad qui ne pouvait être acceptée par aucun pays digne de respect sur cette terre. Ce rejet l’a amené à dépêcher des missions de bons offices auprès des instances de l’Union européenne. Mais il y a été mis en échec par des touaregs, bon teint, maliens dans l’âme, comme l’honorable Assarid Ag Imbarcaouane qui y a mis les points sur les " i " à travers une démonstration des valeurs intégratives de notre nation. Et comme un malheur ne vient jamais seul, le mariage de la nébuleuse terrorico-jihadiste s’est finalement terminé en noces d’eunuque. Royalement installé à Gao, le MNLA, à cause de son banditisme, se fera déloger par une conjugaison d’efforts des populations locales et du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Chassé comme un malpropre de la Cité des Askia avec à la clé une blessure grave du chef de guerre, Bilal Ag Achérif, les aventuriers se sont retirés à Ansongo, où ils seront encore mis en débandade au mois de  juillet passé. Abdoulaye Diakité      

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Commentaires (14)

User
Les touaregs ne constituent pas un peuple pour prétendre à l'autodétermination, mais un groupe ethnique
Les touaregs ne constituent pas un peuple pour prétendre à l'autodétermination, mais un groupe ethnique 14 ans
Les touaregs ne constituent pas un peuple pour prétendre à l'autodétermination, mais un groupe ethnique Les touaregs jouent au caméléon, avec les armes et les mots mais, aucun de ces moyens ne peut transformer leur mensonge en vérité. Les touaregs ne constituent pas un peuple mais un groupe ethnique. Il se trouve que le Mali est plein d’ethnies. Si chaque groupe ethnique réclame l’autodétermination on ne s’en sortira pas. Voici la définition que Wikipédia donne à l’autodétermination: « L’autodétermination (ou auto-détermination), initialement appelée droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. Il s’agit d’un droit collectif qui ne peut être mis en œuvre qu’au niveau d’un peuple. » Il faut qu’ils acceptent ou soient contraints de se faire diriger par la majorité noire, ce qu’ils ne veulent pas entendre. Ce sont des racistes qui ont juré depuis la veille des indépendances, avec le général De Gaulle qu’ils n’accepteraient jamais être dirigés par des noirs. D’ailleurs les maliens ne veulent plus cohabiter avec leurs assassins, des étrangers terroristes sur leur sol. Les touaregs sont originaires des pays arabes qui les avaient chassés pour leur banditisme. Ce sont eux qui ont tué Oukba Ibn Nafi qui a instauré l’Islam en Ifriquiya. Le Mali ne fera aucune concession à des terroristes, des brigands de grands chemins et des gens sans loi ni foi.
<b>Autodétermination pour qui ou au nom de qui ?!</b>
Candide1
Candide1 14 ans
C'est sur cette table même qu'il faut arrêter ces gens. Pourquoi donner une autodétermination aux Tamasheq? Malheureusement le Mali n'est pas bâti sur des ressemblances ethniques, mais sur une identité des zones économiques aussi complémentaires (dont dépendantes) les unes par rapport aux autres. La vie est donc commune sur notre cher territoire. Ces gens veulent être seuls pour continuer leur trafic de drogue.
Anogi
Anogi 14 ans
apres la fin de cette putaine de crise, il faudra diviser le nord en au moins 10 gouvernorats controlées majoritairement par les sudistes.En plus, il faudra concentrer toutes les forces militaires au nordpour ne plus etre surpris par les rebelles. Voilà ce que les maliens doivent faire apres cette crise.
Vision2013
Vision2013 14 ans
il faudra surtout reconnaitre la valeur de nos freres touaragues qui sont restes dignes et fideles a leur pays il faut leur donner la suprematie dans les affaires nord.
L'architecte
L'architecte 14 ans
plutot que la CPI donnons les plutot a mujao ou aqmi pour les juger de meurtre, viol ...ils ne parlerons plus d'autodetermination apres.
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