Association : Conférence nationale du CSDM pour une nouvelle alternance
Lundi le 15 Décembre 2025, au siège du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM), les membres du Bureau Exécutif National ont animé un point de presse pour édifier les partenaires et militants de la croisée des chemins qu’ils traversent.
Confronté depuis près de deux ans à une situation de crise interne et externe dont les conséquences menacent réellement son existence qu’il faut à tout prix empêcher en ce qu’il fonde l’espoir de compatriotes très nombreux au Mali, en dedans et en dehors.
Au cours du point de presse , le Bureau Exécutif du CSDM en la voix du Vice-Président Cheick Sadio Diakité expliquera que les difficultés auxquelles ils sont confrontés, tiennent leurs origines de plusieurs facteurs liés d’une part, à leur fonctionnement interne et d’autre part, aux rapports difficiles et même conflictuels parfois avec leurs partenaires sociaux et institutionnels. En ce qui concerne leur problématique de fonctionnement interne, « nous avons connu des dysfonctionnements structurels qui ont souvent mis en danger l’équilibre de notre association. Parmi ceux-ci, la gestion du contentieux liant notre démembrement de France avec Monsieur Baidy Dramé, mandaté par notre Bureau Exécutif, pour la mise en place de la section France du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne en 2016. La Bataille juridique engagée autour de cette situation a été l’un des importants facteurs de déstabilisation de notre organisation. La gestion de ce contentieux nous a mis en mal avec plusieurs de nos partenaires y compris les plus hautes autorités de notre pays. En effet, il faut l’admettre, les principaux leaders de notre organisation n’ont pas été sans reproche pendant cette période trouble ; ce dont nous regrettons très sincèrement. » Expliquera M Diakité.
Ayant pris conscience de la gravité de la situation, les membres fondateurs du CSDM , ont pris le taureau par les cornes, pour entreprendre une action rigoureuse de rupture d’avec certaines pratiques aniciennes, afin de réhabiliter leur organisation autour des valeurs de paix, de solidarité, de respect mutuel et de complémentarité dans les actions en faveur de la diaspora en tant qu’objet principal de leur association. Sont conscients que cet ambitieux projet d’orientation ne puisse prospérer sans l’accompagnement des institutions de la République dont le Ministère des Maliens Etablis a l’Extérieur et de l’Intégration Africaine ainsi que d’autres organisations œuvrant dans la gouvernance de la migration. En leur endroit, ils sollicitent une plus grande ouverture pour cheminer ensemble dans la recherche de solutions aux nombreuses problématiques encourues par nos compatriotes ou qu’ils soient, à l’intérieur ou à l’extérieur. Et aussi, c’est le lieu de lever toute équivoque et déclarer de façon plus solennelle, que le nouveau bureau qui sera issu de la conférence nationale en cours de préparation, s’inscrira résolument dans une démarche d’accompagnement et de soutien ferme aux actions salvatrices de la transition. Aucun sacrifice n’est de trop, pour parvenir à mettre en œuvre cet objectif.
« L’une des mesures urgentes que nous avons prises d’ores et déjà, consiste à accepter la décision de Monsieur Mohamed Chérif Haidara, en fin de mandat le 21 janvier 2026, de quitter définitivement toutes les structures du CSDM, y compris de rompre tous liens avec notre organisation. Cette annonce importante qu’il avait faite lui-même en d’autres endroits et de façon appropriée, apparait ici comme une information, pour rassurer ceux dont sa réélection comme président ne rassurerait pas. Pour nous, elle se présente aussi comme une ultime solution pour restaurer les relations de confiance sérieusement ébranlées par certaines prises de positions et déclarations au nom du bureau exécutif et qui portent en elles la colère et la frustration des personnes à qui elles étaient adressées. Indépendamment de cette mesure, nous sommes prêts à sursoir à l’ensemble des actions judiciaires entreprises par notre organisation et même à les retirer, si telle était la solution, pour nous inscrire dans un meilleur climat de travail avec nos partenaires. Enfin, nous précisons que la tenue de cette conférence, à laquelle s’opposent les autorités administratives du pays, s’attache au récépissé originel de création du CSDM en 2015, récépissé dont la validité n’est pas mise en doute. » Déclare Cheick Sadio Diakité
En affichant leur bonne volonté et leur bonne foi en aux autorités et eu égard aux mesures énoncées, ils demandent instamment aux autorités, la levée rapide de l’interdiction administrative, afin qu’ils puissent tenir très rapidement leur conférence nationale conformément à leurs statuts et règlement intérieur et pour que les délégués ayant fait le déplacement de leurs pays de résidence puissent y participer.
Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net