Agression de Dioncounda : Le ministre de la Défense s’en lave les mains

24 Mai 2012 - 01:11
Mis à jour: 14 ans
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Le président de la République, Pr. Dioncounda Traoré a été blessé le lundi par une meute d’enragés qui est parvenue à son bureau toute peinarde. Après le crime qui a provoqué une vive émotion à travers le monde, l’heure est aux interrogations sur les responsabilités. Un doigt accusateur est pointé vers les titulaires des départements de la Défense et des Anciens combattants, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. Mais pour un proche collaborateur du ministre Yamoussa Camara, démontre en quoi le ministère de la Défense n’a rien à voir avec cette affaire.   [caption id="attachment_68787" align="alignleft" width="310" caption="Col Major Yamoussa Camara, ministre de la défense"][/caption] L’opinion nationale et internationale a du mal à admettre ce qui a pu se passer à Bamako le lundi 21 mai 2012 : des assaillants qui vont jusqu’à blesser le chef de l’Etat dans son bureau à Koulouba ! Des doigts accusateurs sont pointés sur le ministère de la Défense et des Anciens combattant. Mais pour un proche du ministre, le colonel-major Yamoussa Camara, en l’occurrence son conseiller à la communication, Nouhoum Togo, le département de la Défense n’a rien à voir avec cette affaire. "La gestion des carrières des corps de la gendarmerie et de la garde nationale relève du ministère de la Défense, mais leur déploiement sur le terrain sécuritaire est du ressort du ministère de la Sécurité intérieure", explique le conseiller du ministre. Il ajoute : "En ce qui concerne la garde présidentielle, cette tâche était confiée à la compagnie des parachutistes, c'est-à-dire aux bérets rouges. Mais cette unité, qui relevait du ministère de la Défense, a été détruite lors des événements du 30 avril au 1er mai 2012. Il appartient au chef de l’Etat, chef suprême des armées de reconstituer la garde présidentielle. C’est lui qui doit désigner l’unité de sa garde". Apparemment, toutes les charges sont mises sur le dos du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général de brigade de gendarmerie Tiéfing Konaté. C’est de lui que relèvent les différents corps de la sécurité intérieure (police, gendarmerie, garde nationale). Les manifestants ont pu bénéficier de la complicité de tout son appareil sécuritaire. Aucun dispositif pour même encadrer une marche n’était perceptible sur le terrain. D’ailleurs, les quelques rares policiers qui étaient en faction à des points stratégiques de la ville, étaient dans une indifférence déconcertante. Certains semblaient même encourager les manifestants. Des sources nous ont dit que des policiers en civil ont participé à la marche. Et dire que c’est le même ministre qui indiquait qu’il a reparti la capitale en trois secteurs de sécurité, alors que la sécurité du président de la République n’est pas garantie ! Sous d’autres cieux où l’irresponsabilité n’a pas sa place, ces deux ministres auraient démissionné et se mettre à la disposition de la justice. Mais au Mali on est encore à mille lieues d’une telle vertu républicaine. Et dire que ces mêmes autorités sont contre l’intervention des forces de la Cédéao au Mali contre laquelle elles brandissant le charmant argument de la souveraineté ! En tout cas, les événements de lundi dernier ont fini par convaincre la communauté internationale sur la nécessité de déployer une force internationale au Mali non seulement pour sécuriser les institutions de la transition, mais aider notre pays à recouvrer son intégrité territoriale. Déjà l’ONU entend elle-même prendre le dossier-Mali en main. Ce qui semble de bon augure. Abdoulaye Diakité   Sécurité des  institutions : Qui  pour protéger le chef de l’Etat ? La garde présidentielle relève du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Cette mission était confiée à la compagnie des commandos-para communément appelés bérets rouges. Cette unité d’élite qui a été décimée justement par les bérets verts de Kati le 30 avril et 1er mai 2012. Ce corps ayant été rayé de l’effectif de l’armée puisque trop "choyé" selon le chef de l’ex-junte lui-même, on aimerait savoir quelles dispositions sécuritaires le ministre de la Défense (issu de la junte) avait prises pour mettre le président de la République à l’abri d’une émeute qui a traversé toute la ville de Bamako pour aller l’agresser dans son bureau à Koulouba. Parce que quand vous décimez tout un corps qui avait une mission spéciale en charge, il faut savoir combler le vide. Encore plus quand il s’agit de la garde de la première personnalité de la République ! Les assaillants ont paradé dans les rues de Bamako avant d’aller accomplir leur forfait à Koulouba sans rencontrer le moindre dispositif sécuritaire en place. Tout le monde a su qu’il y avait anguille sous roche. A.  D.

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Commentaires (89)

User
adamis
adamis 14 ans
je suis d'accord que cette armée dans configuration actuelle est familiales c'est une armée difficle a mobilsé en nombre suffisant car la plupart ne s'entrenait meme mas régulierement les politiques ne sont pas les seul responsable c'est elle meme qui est corrumpu affairistes en 2010 quand wikillis a reveller l'inéfficacité de l'armée elle meme a protester le resultat est la et pourtant c'est la meilheur unité qui vient d'etre décime car elle avait une note de reuissite de 6/10 pour le mali contre 8/10 pour l'algerie
Prendre les responsables de partis qui ont marché pour sur la primature, sur la presidence et les coffrer. Y'a pas à discuter. Maintenant que le corps de berets rouges n'existe plus parce que les éléments restants ont été reintégrés dans d'autres unités, ils sont connus. On n'a à qu'à les reaffecter à une autre unité qui pourrait prendre le nom de la garde republicaine si on veut. Or la garde nationale n'est autre que la garde republicaine.... Question de denomination....... On est dans un flou.... depuis le renversement du 22 mars dernier... A partir du moment ou la légalité est revenue pourquoi les responsables ne prennent pas leur responsabilités...... Il existe aujourd'hui au sein des forces armées une jalousie et une haine viscérale qui n'ont pas besoin d'être. La Garde Présidentielle, quelques milliers d'hommes seulement, formées et entraînée, pour défoncer les lignes ennemies à l'origine et finalement affectée à la Garde Présidentielle, ét
yafo
yafo 14 ans
Monsieurs les sécurocrates en herbe, ni l'onu, ni la cedeao, ne peut assurer la sécurité d'un président contre la volonté de son peuple, car un président n'est que l"expression de la volonté de ce dernier. Naturellement, il revient à ce peuple d'organiser la sécurité de son président pas aux supermen venus de la planète Mars. Ce qui est arrivé est déplorable et fort régretable à plus d'un point, mais ne doit en aucun cas etre un élément de récupération politique au profit des hommes tapis dans l'ombre (nostalgiques d'un passé désastreux), qui veulent à tout prix récupérer une situation à leur avantage. Dans le jeu politique, c'est légitime, mais soyons patriote et acceptons notre armée dans son role. C'est en corrigeant les erreurs passées que l'on renforcera davantage notre système de sécurité et non en ayant recours à une organisation quelconque que le problème sera résolu. Ces forces dont vous réviez tant, sont composées aussi bien des éléments de forces de l'ordre maliennes que des éléments des forces de l'ordre des pays membres de ses organisations. Vous conviendrez donc avec moi que les maliens peuvent et doivent assurer cette mission qui relève de la souveraineté de l'Etat! Jouons balle à terre pour l'intéret de tous.
debe²
debe² 14 ans
C'est maintenant ce acte est condamnable au mali.En 1997 DIONKOUDA était(défense ou affaires étrangères)on a arrêté des chefs de parti et candidat à la présidentielle,pour les enfermer et faire des élections baclées,à l'époque il pouvait empecher cet acte s'il était démocrate.Aujourd'hui son tour est arrivé et à qui le tour demain.Soyons objectif.
Lastuss
Lastuss 14 ans
En répartissant la ville en trois secteurs de sécurité il a dû couper à Dar Salam et oublier koulouba.
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