Promotions exceptionnelles à la police : Le décret refait surface au grand dam des commissaires

14 Fév 2013 - 02:37
Mis à jour: 14 ans
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Retirés en septembre dernier après de multiples dénonciations, les décrets portant avancement de grades et nominations à titre exceptionnel comme commissaires et inspecteurs de police, relancent encore une fois la polémique au département de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. Signées les 3, 4 et 9 janvier 2013 par le président de la République, les promotions provoquent l’ire des commissaires, qui crient à la violation de la Constitution et du statut particulier de la police. police"Au moment où le peuple malien a les yeux rivés sur la reconquête du Nord, certains policiers ne sont aveuglés que par la recherche de postes et de récompenses non méritées…" L’indignation de ce commissaire de police est sans ambigüité. Rencontré au lendemain de la signature des décrets portant nominations et avancements de grades à la police à titre exceptionnel, cet officier en veut à mort à sa hiérarchie, notamment le ministre de tutelle, le général Tiéfing Konaté, et le directeur général de la police, le contrôleur général Oïdiouma Koné. Pour lui, la hiérarchie ne s’assume pas et les injustices au quotidien ont donné une image négative de la police auprès du citoyen. Nous sommes le 26 septembre 2012. Le décret présidentiel n°558/P-RM ordonnait le retrait du décret n°2012-516/P-RM du 21 septembre 2012 portant nomination à titre exceptionnel de fonctionnaires dans les corps des commissaires de police. Cette décision du président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, qui faisait suite aux dénonciations de ces promotions non méritées, selon certains, reportait ainsi les récompenses accordées à une faction des éléments de la police nationale, réputés proches de l’ex-junte, dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Cinq mois après la décision de retrait des nominations, nouveau coup de théâtre : les décrets viennent d’être réactivés sous une nouvelle forme. Le premier en date du 3 janvier 2013 porte nomination de 30 sous-officiers à titre exceptionnel comme élève-inspecteurs. Parmi les "récipiendaires", on note 27 sergents et sergents-chefs, dont Michel Kamaté, Abdoula K. Sylla, Sory Sidibé, Tiécoro Sanagré, Aminata Kéita, Habib Touré, Demba Diabaté, Boubacar Aw, etc. Sur les 30 bénéficiaires des nominations exceptionnelles, on compte 3 adjudants. Il s’agit de Moustapha Samaké, Moussa Bathily et de Boubacar Dogoré. "En violation de la Constitution" Dans la catégorie des promus aux grades d’élève-commissaires, les bénéficiaires étaient précédemment sergents et sergents-chefs, deux inspecteurs principaux, un major et des adjudants. Leur décret a été signé le 9 janvier 2013. Ils sont au nombre de 20, dont le sergent Ibrahim S. Tounkara, l’adjudant Soumaïla Coulibaly, l’inspecteur Elie Dembélé, le major Amidou Togola, l’adjudant Mamoudou Sanogo, etc. Pour certains, ce dernier serait le frère du capitaine Amadou Haya Sanogo. Mais, nos sources auprès de l’ex-chef de la junte de Kati ne confirment pas ce lien de parenté. Mais pour elles, il s’agit d’"un faux débat". D’autres nominations, signées le 4 janvier, concernent des avancements de grades à titre exceptionnel, accordés à des commissaires de police. Elles sont signées en faveur 8 officiers de police, dont Soumana Traoré, Mady Tounkara, Boubacar Sow, Mamadou Ouadji Diakité, etc. D’autres sous-officiers, ont, eux aussi, bénéficié de grades et d’avancements au cours de ces vagues de promotions. C’est le cas, entre autres, des sergents-chefs Moussa D. Maïga, Aïssata Koné, Alpha Diallo, Cheick Sam, etc. Ils bénéficient du grade d’adjudant à titre exceptionnel. Quant à Ousmane Touré, il passe du grade d’adjudant à celui de major. 50 autres sergents passent dans ce décret comme sergents-chefs. Parmi eux, Mamadou Drabo, Ousmane D. Traoré, Diakaridia Diarra, Issiaka Kanté, David Diarra, Makan Cissé, Fodé S. Diallo, Modibo Diakité, Coumba Traoré, Fanta Chama, etc. L’entrée en vigueur de ces nominations est fixée pour le 1er mars prochain. Les commissaires sont pleins d’amertume face à qu’ils appellent la violation de la Constitution du 25 février 1992. "Le statut particulier de notre corporation est clair : peuvent être promus à des grades à titre exceptionnel, les policiers, auteurs d’actes de bravoure et/ou actions d’éclat. Or, dans le cas présent, il s’agit d’éléments de police ayant pris part au coup d’Etat du 22 mars ou réputés proches de l’ex-junte. Le coup d’Etat étant un crime imprescriptible dans notre Constitution, ne peut être considéré comme un acte de bravoure", schématise un commissaire de police sous le couvert de l’anonymat. Notre interlocuteur soutient que les présentes nominations n’ont aucun fondement juridique. Issa Fakaba Sissoko  

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Commentaires (14)

User
bamako
bamako 14 ans
Encore une fois de plus ce pays à besoin d’une révolution digne du nom pour mettre fin des pratiques du règne d’ATT. Quand à la police, c’est à la population de réglée son compte en refusant de payés les verbalisations sans quittance de trésor publique. Les représentants de la société civile doivent exigés au commandement de la police à ne pas envoyé les policiers (CCR) dans les postes de contrôles sans quittance du trésor. Fini le « pari » tontine des policiers mal formés qui ne fond que raquetté la population.
justicequity
justicequity 14 ans
je le dis je le répète tous les maliens sont pareils Dioncounda et tous les décideurs se foutent royalement de ce pays tout ce qui les intéresse c'est de garder leur fauteuil, je n'ai entendu que des éloges sur Dioncounda depuis l'intervention des français mais moi j'attends toujours qu'il pose de vrais actes pour le Mali et ce nouvel épisode malheureux va totalement à contresens, après tout au Mali il n'y a jamais eu d'idéologie ou de vision seul compte les intérêts et on ne sera jamais au bout de nos surprises, comme l'ont dit certains intervenants étrangers sur maliweb on est la honte de l'Afrique voir de l'humanité toute entière.
brahim ould mohamed
brahim ould mohamed 14 ans
Lisez bien qui renversent l´ordre constitutionnel.
brahim ould mohamed
brahim ould mohamed 14 ans
Les promotions sont en général,la recompense de la republique,pour ceux qui se distinguent pour leurs devouements et abnégations á la patrie.A ce titre,les forces armées et de sécurité du Mali,doivent ajourner pour les dix ans á venir toute forme de promotion,car aux vus des événements,elles s´averreront complaisantes,voir incongrues.Comment faut-il attribuer les largesses de la republique á une armée,á une police,á des milices qui ont pris le large,et laisser á leur sort les populations civiles,et lancer des SOS partout dans le monde pour demander secours?Comment-être reconnaissant á des forces armées et de police,qui renverse l´ordre constitutional,et prennent en otage á tout un peuple et ses institutions?Sous quelle base remercier une armée qui s´entretue entre elle, pendant que autres exposent leurs vies pour sa defense.On se trouve là en fait devant une autre maladresse politique,qui met en doute une nouvelle fois le serieux des autorités de la transition.
youssef
youssef 14 ans
c est vraiment honteux de passer des gens au grade d inspecteur et commissaire alors qu ils peuvent meme pas s exprimer correctement en français des gens comme djibril diallo djefi et autres pour avoir pris les armes et semer la panique a bamako sous pretexe de defendre la junte . il serait plus judicieux de militarisé la police d abord avant tout :evil:
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