Entre nous : Loi sur le genre : Quoi aprĂšs ?

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L’AssemblĂ©e Nationale du Mali a adoptĂ©, le 12 novembre 2015, la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accĂšs aux fonctions nominatives et Ă©lectives avec 115 voix pour contre, 22 contre et 3 abstentions. Et cela, aprĂšs plusieurs heures de dĂ©bats ponctuĂ©s de nombreuses suspensions pour concertations entre les groupes parlementaires. Le vote de ce texte marque une Ă©tape dĂ©cisive dans la lutte contre les injustices faites aux femmes. L’adoption de ce projet de loi constitue une victoire personnelle pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta, montĂ© au crĂ©neau Ă  plusieurs reprises pour fustiger l’attitude des dĂ©putĂ©s qui traĂźnaient les pieds. La durĂ©e des dĂ©bats et certaines prises de position prouvent que les honorables dĂ©putĂ©s n’étaient pas prĂȘts Ă  franchir le rubicon. Pour l’une des rares fois, les dĂ©putĂ©s ont votĂ© au bulletin secret un projet de loi.

Le PrĂ©sident IBK gagne la sympathie des organisations fĂ©minines qui se battent depuis plusieurs annĂ©es pour l’adoption de ce texte. De l’autre cĂŽtĂ©, l’adoption sera difficile Ă  avaler pour les conservateurs qui se recrutent majoritairement dans le milieu religieux musulman. DĂ©jĂ , certains imans dans leurs prĂȘches du vendredi ont donnĂ© le ton en s’attaquant aux dĂ©putĂ©s et en leur faisant des mises en garde.

Quoi aprĂšs ? Les opposants Ă  ce texte appelleront-ils Ă  des contestations ? Sous quelle forme ? S’il y a des contestations, quelle va ĂȘtre l’attitude du PrĂ©sident de la RĂ©publique, spĂ©cifiquement de son gouvernement ? Les opposants Ă  ce texte finiront-ils par s’aligner derriĂšre les autoritĂ©s ?

Mais le plus dur commence Ă  prĂ©sent ! Car, il ne suffit pas d’adopter ou de promulguer une loi, il faut l’appliquer. MĂȘme si elle reprĂ©sente une avancĂ©e inĂ©luctable, la loi ne sera pas bien accueillie dans les milieux politiques et religieux. La sociĂ©tĂ© malienne reste encore trĂšs conservatrice sur le sujet relatif aux droits de la femme surtout que de nombreuses femmes ne se sentent pas concernĂ©es par ce combat. De lĂ , dĂ©coulera la principale difficultĂ© d’application. Mais dans l’immĂ©diat, il faut plutĂŽt craindre une rĂ©action nĂ©gative du milieu religieux musulman comme ce fut le cas en aoĂ»t 2011 avec le Code des personnes et de la famille dont l’adoption avait donnĂ© lieu Ă  une levĂ©e de boucliers contraignant le pouvoir de l’époque Ă  renvoyer le texte en seconde lecture au Parlement.

A priori, les relations qu’entretiennent le PrĂ©sident IBK avec les responsables des associations islamiques ne prĂ©sagent pas un tel scĂ©nario. La position de ceux-ci dĂ©pendra essentiellement de l’apprĂ©ciation de leur base. Elle est donc susceptible d’évoluer. Si une telle Ă©ventualitĂ© se produisait, le gouvernement devrait penser Ă  mobiliser des forces pour contrebalancer. À dĂ©faut d’une telle stratĂ©gie, il n’aura que le choix de reculer.

Pour Ă©viter que les rumeurs n’envahissent la place publique, le gouvernement doit rĂ©expliquer le bien fondĂ© de sa dĂ©marche en tenant compte de la sensibilitĂ© de la question. Il s’agit de tout mettre en Ɠuvre pour couper l’herbe sous les pieds de ceux ou celles qui veulent instrumentaliser ce texte Ă  des fins personnelles ou propagandistes.

  Chiaka Doumbia

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62 COMMENTAIRES

  1. “La sociĂ©tĂ© malienne reste encore trĂšs conservatrice sur le sujet relatif aux droits de la femme ”

    Seulement conservatrice, ou… carrĂ©ment ARRIEREE? 8) 8) 8)

  2. La bonne volontĂ© Ă©clairĂ©e des hommes agissant en tant qu’individus est l’unique principe possible du progrĂšs social. En effet, les Ă©lus viennent de nous le dĂ©montrer, qu’avec la volontĂ© et l’engagement, ils sont parvenus Ă  adopter la loi sur la promotion du genre. Elle produit une analyse comparĂ©e de la situation des femmes et des hommes tant d’un point de vue Ă©conomique que social

  3. Pour ces hommes qui redoutent une guerre de leadership avec les femmes,qu’ils sachent que mĂȘme si cette loi est adoptĂ©e c’est la compĂ©tence qui va toujours primer et non le sexe.
    Alors que chacun se mette au travail pour mĂ©riter sa place… 8) 8) 8)

  4. Beuh!!! Monsieur le journaliste une loi n’est pas votĂ©e pour rester dans les tiroirs. En ce qui concerne la loi sur le genre, elle sera appliquĂ©e pour le bonheur de tous.

  5. J’aimerais Ă©clairer mes compatriotes sur la portĂ©e de l’adoption de la loi du genre. En effet, cette loi promeut des droits formels et rĂ©els Ă©gaux pour les femmes et les hommes, l’amĂ©lioration de l’accĂšs aux espaces d’expression et de pouvoir, au capital humain incorporĂ© notamment santĂ© et Ă©ducation et aux facteurs de production. En outre, l’approche genre comprend aussi la prĂ©vention et la rĂ©pression des violences fondĂ©es sur le sexe, un partage Ă©quitable des ressources et des responsabilitĂ©s, ainsi qu’un dĂ©veloppement humain plus complet et durable pour tous et toutes.
    Trùs sincùrement, je ne perçois pas pourquoi ces religieux musulmans s’opposent-ils ?
    Il faut signaler que nous sommes dans un pays laïc et non islamisé.

  6. Toute les lois,mĂȘme les plus banales doivent,ĂȘtre expliquĂ©es par les dĂ©putĂ© pour ĂȘtre comprises par les populations.
    Cette loi est une loi qui a de nombreux avantages pour les femmes mais aussi et surtout pour les hommes.
    Alors chers journalistes,ne cherchez pas Ă  rĂ©volter la population contre elle. 🙄 🙄 🙄

  7. Le genre est un concept sociologique dĂ©signant les “rapports sociaux de sexe”, et de façon concrĂšte, l’analyse des statuts, rĂŽle sociaux, relations entre les hommes et les femmes.
    AppliquĂ©es aux politiques publiques, le genre a pour objectif de promouvoir l’égalitĂ© des femmes et des hommes en prenant en compte les diffĂ©rences et la hiĂ©rarchisation socialement construite. On parle aussi d’approche intĂ©grĂ©e de l’égalitĂ©. En effet, l’approche Genre analyse les rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes basĂ©s sur l’assignation des rĂŽles socialement construits en fonction du sexe. Je me rĂ©jouis que les dĂ©putĂ©s aient approuvĂ© ce projet de loi. Cela ouvre une nouvelle page de l’histoire de notre pays.

  8. Pour ma part, je ne vois pas en quoi la promotion du genre empiĂšte-t-elle sur les coutumes et voire la religion ? En effet, l’adoption de cette loi permet une prise en charge du genre dans les fonctions Ă©lectives et nominatives. En plus, elle leur consentira une place de responsabilitĂ© dans nos administrations.
    Elle est la bienvenue et nous sommes impatients d’attendre sa promulgation trùs rapidement.

  9. Favoriser l’accĂšs des femmes Ă  des postes nominatifs et Ă©lectifs.C’est bien cela la vision du PrĂ©sident IBK. L’accĂšs des femmes Ă  des postes nominatifs ou Ă©lectifs, est devenu un dĂ©bat politique. Certains partis politiques, Ă  l’occasion d’élections, vont jusqu’à proposer des quotas de reprĂ©sentation, aux femmes. Le gouvernement, de son cĂŽtĂ©, ne cesse d’apporter son appui Ă  la promotion de la femme, soutenu dans cet effort, par ses partenaires techniques et financiers. Pour tout dire, la femme est au centre de toutes les attentions.
    Il y va de la bonne marche d” notre sociĂ©tĂ© malienne oĂč la femme a une place trĂšs importante.
    Cette loi ne va donc pas rester dans les tiroirs,elle sera appliquĂ©e…. 😀 😀 😀

  10. Une loi qui a Ă©tĂ© votĂ©e par les reprĂ©sentants du peuple et on demande s’il ne va pas avoir de contestations ? A moins que ce soit votre intention que vous nous traduisez lĂ . Le parlement n’a pas changĂ© la constitution Ă  ce que je sache.

  11. Quand la quasi-totalitĂ© des femmes se trouve dans des mĂ©tiers subordonnĂ©s, on compte quelques pionniĂšres et premiĂšres, qui s’imposent ponctuellement dans des domaines jusque-lĂ  rĂ©servĂ©s aux hommes, en particulier ceux du savoir. Marie Curie, Ă©videmment, professeur titulaire de la chaire de physique Ă  la Sorbonne en 1900, ou Baudry, reçue Ă  l’agrĂ©gation de philosophie masculine en 1905, quand les femmes ne sont autorisĂ©es Ă  enseigner cette discipline qu’en 1924.
    Mais ce n’est qu’en 1968 qu’une femme, Alice SauniĂ©-SĂ©ĂŻtĂ©, sera Ă©lue par ses pairs doyenne de facultĂ© et en 1982 qu’HĂ©lĂšne Ahrweiler sera la premiĂšre femme nommĂ©e recteur des universitĂ©s
    Dans le registre du pouvoir, on ne peut oublier la tentative du premier gouvernement Blum, en 1936, quand trois femmes sont nommĂ©es sous-secrĂ©taires d’État, IrĂšne Joliot-Curie, CĂ©cile Brunschvicg et Suzanne Lacore ; accueillies avec condescendance, il leur est bien prĂ©cisĂ© qu’elles “n’auront pas Ă  diriger, mais Ă  animer”. DĂ©nuĂ©es d’expĂ©rience et de formation administratives, elles se heurtent aussi aux grands directeurs des services. Elles sont d’ailleurs dotĂ©es de trĂšs pauvres moyens matĂ©riels et IrĂšne Joliot-Curie se plaint Ă  son ministre, Jean Zay : “une fois de plus je viens pour vous signaler que je n’ai toujours ni huissier, ni dactylographe ; mes services, dans ces conditions, ont la plus grande difficultĂ© Ă  fonctionner” (Reynolds, 1999). On sait que cette expĂ©rience fera long feu et que les femmes ministres dotĂ©es de vrais pouvoirs sont une innovation de la derniĂšre dĂ©cennie.
    Rarissimes exceptions, identifiĂ©es comme telles par la mĂ©moire collective, ces femmes ont tracĂ© un chemin, en attendant l’accĂšs des filles Ă  des filiĂšres d’enseignement et de formation ouvertes et autorisĂ©es dans la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle. C’est cet accĂšs qui a accru leurs chances d’accĂ©der au “dernier cercle”, avec en 1971 la trĂšs symbolique ouverture du concours de l’École polytechnique. Si l’ENA accueille les femmes depuis 1945, il a nĂ©anmoins fallu attendre 1974, cette annĂ©e oĂč ValĂ©ry Giscard d’Estaing crĂ©a pour Françoise Giroud un secrĂ©tariat d’État Ă  la condition fĂ©minine, pour voir certaines de ces Ă©narques accĂ©der Ă  des carriĂšres classiques pour leurs confrĂšres : Nicole Briot premiĂšre inspectrice des Finances, Florence Hugodot premiĂšre sous-prĂ©fĂšte, Françoise Chandernagor-Jurgensen premiĂšre femme au Conseil d’État. NĂ©anmoins, elles restent elles aussi des femmes alibis, puisqu’il faudra patienter sept ans encore pour qu’en 1981 Yvette Chassagne devienne la premiĂšre prĂ©fĂšte.
    Vous voyez la femme a un grand rĂŽle dans la sociĂ©tĂ© .Et si IBK parle maintenant de Ă©galitĂ© de sexe vraiment qu’allez vous faire ❓ ❓ ❓ ❓
    C’est vous comme ça qui marriez vos enfants Ă  l’Ăąge de 13ans les DANGADER ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ ❗
    MERCI IBK POUR CE CHANGEMENT DE MENTALITE

  12. Pour qui donc tu te prends cher journaliste pour affirmer que les milieux politiques et religieux ne seront pas d’accords avec cette loi. Ils ne vont pas se prĂ©valoir de la religion car on voit tous ce que ces femmes font Ă  longueur de journĂ©e.

  13. Le Mali est appelĂ© Ă  devenir un pays encore plus respectĂ© que ce qu’il est aujourd’hui et pour un plus grand respect du pays ; il faut que ce genre de lois soient votĂ©es car elles font souvent partis des conditions de certains bailleurs de fonds.

  14. Les femmes sont les plus dĂ©laissĂ© de la sociĂ©tĂ© malienne, les hommes ne leurs accordent pas de l’importance. MalgrĂ© l’évolution du temps, force est de reconnaitre que les femmes sont toujours privĂ© de leurs droits.

  15. La lutte contre l’injustice faite contre les femmes est un geste salutaire. J’acquiesce la dĂ©cision de ces honorables dĂ©putĂ©s, ils ont fait ce qui Ă©tait juste. Les femmes ont assez souffert.

  16. C’est vous-mĂȘme monsieur le journaliste qui voulez instrumentaliser cette loi Ă  travers votre article qui n’est pas de nature Ă  susciter de bons sentiments chez les populations.

  17. L’histoire des femmes au travail est souvent celle de contradictions entre les discours dominants et les faits, en particulier en ce qui concerne le moment de leur accĂšs au marchĂ© du travail : contrairement Ă  ce que l’on a longtemps voulu penser, les femmes ont toujours travaillĂ©, reprĂ©sentant peu ou prou un actif sur trois, mĂȘme si leur part a augmentĂ© depuis les annĂ©es 1970 ; de ces femmes, on connaĂźt de mieux en mieux les mĂ©tiers, en particulier ceux issus des mutations de l’industrialisation : ouvriĂšres, vendeuses, commerçantes, enseignantes, assistantes sociales, surintendantes d’usines pour la plupart
    jusqu’au milieu du XXe siĂšcle  on trouvera L’histoire de contradictions, certes, mais aussi de paradoxes : alors que les discours et les pratiques sociales dominants dĂ©nient
    aux femmes toute responsabilitĂ© civile et civique  certaines de ces femmes, comme les directrices d’établissements scolaires ou les supĂ©rieures de congrĂ©gations religieuses, sont pourtant chargĂ©es de responsabilitĂ©s institutionnelles, pĂ©dagogiques, financiĂšres, mĂȘme si ces responsabilitĂ©s s’engagent seulement sur les personnes de leur sexe Ces fonctions sont anciennes et si l’on a beaucoup dit que la guerre de 1914-1918 a contribuĂ© Ă  leur Ă©largissement, il n’est en rien, puisque les annĂ©es du conflit ne voient qu’une seule femme, Tissot-Monod diriger un hĂŽpital militaire, Ă  Lyon (ThĂ©baud, 1986).
    Interdits, pression sociale, objections sur les compĂ©tences et l’intelligence, les discours abondent pour justifier la mise Ă  l’écart des femmes, pour rĂ©server aux hommes les lieux de dĂ©cision et d’autoritĂ©. Pourtant, dĂšs le dĂ©but du XIXe siĂšcle, fugacement, l’État a su accorder Ă  des femmes une place dans ses institutions. Ces places sont dans plusieurs registres. Il y a d’abord celui du contrĂŽle et du conseil, avec des femmes nommĂ©es par le pouvoir central, les directrices gĂ©nĂ©rales des salles d’asile et les inspectrices gĂ©nĂ©rales du ministĂšre de l’IntĂ©rieur : on est lĂ  proche des compĂ©tences accordĂ©es aux grands corps. Il y a ensuite les inspectrices du ministĂšre du Travail, recrutĂ©es par concours, chargĂ©es de faire appliquer le code du travail, ces lois de protection de la main-d’Ɠuvre que la constitution leur interdit d’élaborer ; on verra, avec l’exemple des femmes magistrats, que cette question de la maĂźtrise du droit suscite encore de fortes rĂ©sistances au cours du XXe siĂšcle. Il y a enfin l’autoritĂ© d’apparence plus ordinaire, celle qui s’exerce sur des subordonnĂ©s, hommes et femmes, dans le cadre des emplois d’encadrement liĂ©s aux hiĂ©rarchies de la fonction publique, avec les chefs de service de l’administration.
    Si l’on a ici tenu Ă  isoler ces femmes aux fonctions et mĂ©tiers bien diffĂ©rents, c’est parce que, au service de l’État de droit, elles le reprĂ©sentent, une responsabilitĂ© et une reconnaissance sociale qui ne sauraient ĂȘtre assimilĂ©es aux professions et emplois de l’industrie et du commerce : lĂ , si les femmes cadres apparaissent tard dans le XXe siĂšcle  , les femmes entrepreneurs sont nombreuses, dans les petites entreprises et le commerce, mais encore, surtout au XIXe siĂšcle, dans les grandes entreprises Les recherches sur ces professions assorties de responsabilitĂ©s de la fonction publique sont Ă  peine Ă©bauchĂ©es, tĂ©moignant une fois encore de l’invisibilitĂ© longtemps orchestrĂ©e autour des femmes au travail, invisibilitĂ© par ailleurs marquĂ©e dans l’école historique française Faute de recherches plus prĂ©cises, l’exposĂ© du cadre concret de l’exercice de ces mĂ©tiers est pauvre : ces quelques pages veulent juste rappeler que, en pleine misogynie affichĂ©e des XIXe et XXe siĂšcles, des femmes sont prĂ©sentes dans le service de l’État.
    Alors il est normal qu’au mali quelques soient les diffĂ©rentes croyances religieuses il est clair et nette que la femme use les mĂȘme fonction que l’homme dans la sociĂ©tĂ©.
    VIVE IBK pour cette idée.Le peuple est avec toi.

  18. Les dĂ©putĂ©s sont les reprĂ©sentants du peuple et avant toute promulgation de loi, ils doivent consulter leurs administrĂ©s donc dire que la population ne sera pas d’accord est un argument qui ne tient pas la route. Si les dĂ©putĂ©s ont votĂ© Ă  115 voix contre 22 cela traduit l’opinion du peuple.

  19. Voici un peut un constat fait dans ce monde par les grandes organisations mondiales:

    Rappel des mesures en faveur de l’égalitĂ© des chances entre les femmes et les hommes dans l’administration :

    Sur le plan juridique, l’égalitĂ© est acquise et a mĂȘme valeur constitutionnelle. Ainsi, le prĂ©ambule de la Constitution française de 1958 « proclame son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souverainetĂ© nationale tels qu’ils ont Ă©tĂ© dĂ©finis par la DĂ©claration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et par le prĂ©ambule de la Constitution de 1946 ». Et dĂšs 1946 il est Ă©noncĂ© : « la loi garantit Ă  la femme, dans tous les domaines, des droits Ă©gaux Ă  ceux de l’homme ».

    Cependant, pouvons-nous considĂ©rer que l’égalitĂ© de droits fut immĂ©diatement traduite dans les faits ? Les statistiques que nous Ă©tudierons montreront que si l’évolution de la place des femmes dans l’administration publique est rĂ©elle, il subsiste, dans nombreux domaines, de rĂ©elles inĂ©galitĂ©s entre les femmes et les hommes. D’oĂč le renforcement lĂ©gal et institutionnel pour rendre cette Ă©galitĂ© effective.

    Lors des derniÚres années, citons entre autres :

    – La circulaire du 6 mars 2000 du Premier Ministre qui demandait aux ministĂšres de prĂ©parer des plans pluriannuels prĂ©cisant le taux de fĂ©minisation Ă  atteindre en fonction des statistiques sexuĂ©es montrant la situation des hommes et des femmes pour chaque catĂ©gorie. Cette circulaire du 6 mars 2000 encourageait chaque ministĂšre Ă  dĂ©finir « les moyens de mise en Ɠuvre pour atteindre les objectifs chiffrĂ©s, notamment en termes de formation et d’organisation du travail ». La fixation de ces objectifs Ă©tait laissĂ©e Ă  l’apprĂ©ciation de chaque ministĂšre, tout en Ă©tant guidĂ©e par le nombre de femmes prĂ©sentes dans les « viviers » (les personnes qui prĂ©sentent toutes les conditions requises en terme d’anciennetĂ© et de niveau de qualification pour prĂ©tendre aux promotions). La DGAFP (Direction GĂ©nĂ©rale de l’Administration de la Fonction Publique) est destinataire de ces plans pluriannuels. Elle remet alors un rapport tous les 2 ans au Parlement sur les mesures mises en place pour une dĂ©marche volontariste.

    Les plans prĂ©sentent de grandes diffĂ©rences d’un ministĂšre Ă  l’autre. Dans son 3Ăšme rapport publiĂ© en septembre 2005, le comitĂ© de pilotage pour l’égal accĂšs des femmes et des hommes aux emplois supĂ©rieurs des fonctions publiques dont nous reparlerons ultĂ©rieurement distingue 3 catĂ©gories en fonction des mesures prĂ©conisĂ©es et du degrĂ© de volontarisme[1] :

    – Dans le 1er groupe, les plans comptent sur « les effets naturels » de la progression des femmes et les dĂ©parts en retraite. Comptant sur le temps, ils prĂ©voient peu de modalitĂ©s ou de moyens d’accompagnement.

    – Dans le 2Ăšme groupe, les plans s’appuient sur des mesures gĂ©nĂ©rales de modernisation de la fonction publique pour rĂ©soudre le problĂšme.

    – Dans le 3Ăšme groupe, figurent les ministĂšres qui envisagent la mise en Ɠuvre de moyens d’accompagnement spĂ©cifiques.

    Une nouvelle circulaire est venue demander, en 2004, à chaque ministÚre de fixer des objectifs concernant la place des femmes dans leurs services. Les lettres du 29 mars 2004 adressées aux ministres identifiaient 5 catégories de mesures :

    – La formation et l’information,

    – Les mesures statutaires,

    – L’organisation du travail,

    – Les nouvelles pratiques de nomination aux emplois supĂ©rieurs,

    – L’accompagnement des personnels et de leur famille.

    – Le 10 novembre 2000, le ComitĂ© pour l’Egal AccĂšs des Femmes et des Hommes aux Emplois SupĂ©rieurs des Fonctions Publiques s’est installĂ© sous la prĂ©sidence de Monsieur Anicet Le Pors et, avec comme rapporteure, Françoise MILEWSKI. NommĂ© pour 5 ans, ce comitĂ© est arrivĂ© au terme de son mandat en septembre 2005 et a soumis, lors de son dernier rapport le 20 septembre, 15 propositions au Ministre de la Fonction publique en prĂŽnant une culture du rĂ©sultat.

    Dans ses deux premiers rapports du 25 février 2002 et du 8 octobre 2003, ce comité a recensé les causes des inégalités :

    – Freins sociaux et culturels qui induisent des stĂ©rĂ©otypes sur le rĂŽle des hommes et des femmes et orientent par exemple diffĂ©remment les filles et les garçons dans leurs Ă©tudes.

    – Freins organisationnels et structurels liĂ©s Ă  l’inĂ©gal partage des tĂąches familiales, Ă  l’organisation pĂ©nalisante du temps de travail pour les femmes cadres ou les agents Ă  temps non complet.

    – Freins rĂ©glementaires qui handicapent les femmes du fait de leur plus faible anciennetĂ©. Le statut peut ainsi crĂ©er des processus de discriminations, notamment lors de l’accĂšs Ă  des promotions ou aux emplois supĂ©rieurs.

    A l’issue de ces 2 premiers rapports, Françoise Milewski dĂ©clarait : « il est donc faux d’affirmer que la fonction publique est moins inĂ©galitaire que le secteur privĂ©. Chacune des rĂšgles n’est pas en soi discriminatoire, mais elles produisent des effets cumulatifs au dĂ©triment des femmes fonctionnaires ».

    Lors de la remise du 3Ăšme rapport en septembre 2005, le comitĂ© de pilotage pour l’égal accĂšs des femmes et des hommes aux emplois supĂ©rieurs de la fonction publique a Ă©mis 15 propositions :

    – Les auteurs prĂ©conisent notamment la gĂ©nĂ©ralisation de la rĂšgle exigeant au moins un tiers de personnes « du sexe sous reprĂ©sentĂ© dans les jurys, les comitĂ©s de sĂ©lection et les organes consultatifs » ainsi que l’affichage par le gouvernement de nominations de femmes, en particulier pour les emplois Ă  la dĂ©cision du gouvernement oĂč elles sont peu reprĂ©sentĂ©es (11,9%)[2].

    – Les rapporteurs suggĂšrent Ă©galement « d’organiser diffĂ©remment le travail, en particulier son temps » en fixant notamment Ă  18 heures (sauf circonstances exceptionnelles) l’heure limite de tenue de rĂ©unions de service et en prenant en compte « les temps sociaux dans l’organisation du travail ». La compensation des dĂ©sĂ©quilibres de carriĂšre, « en raison de sujĂ©tions liĂ©es Ă  l’éducation des enfants ou Ă  l’organisation de la vie familiale » est Ă©galement prĂ©conisĂ©e : Il s’agit de construire des Ă©quivalences de carriĂšre entre hommes et femmes en prenant en compte ces situations particuliĂšres.

    – Autre proposition : « Ă©tendre, harmoniser et suivre la rĂ©alisation des plans pluriannuels » d’amĂ©lioration de l’accĂšs des femmes aux emplois et aux postes d’encadrement supĂ©rieur, qui ont produit jusqu’alors des rĂ©sultats mitigĂ©s.

    – En matiĂšre de formation, le rapport recommande d’établir « des tableaux de bord statistiques dans toutes les Ă©coles prĂ©parant Ă  la haute fonction publique » en distinguant les candidatures, l’accĂšs aux Ă©coles, les affectations et les choix de sortie.

    Il est aussi prĂ©conisĂ© le dĂ©veloppement de « formations Ă  l’égalitĂ© » par le biais de modules sur ce thĂšme en formation initiale ou continue et l’organisation d’actions avec l’ONISEP (Office National d’Information sur l’Enseignement et les Professions) ou le CNDP (Centre National de Documentation PĂ©dagogique), afin « d’amĂ©liorer l’attrait pour les femmes des emplois supĂ©rieurs de la fonction publique.

    – Le comitĂ© Ă©met d’autres recommandations : pĂ©renniser les tableaux de bord statistiques pour les emplois supĂ©rieurs, dĂ©signer un-e- dĂ©lĂ©guĂ©-e- interministĂ©riel-le- Ă  l’égalitĂ© et dĂ©velopper le rĂŽle de chaque coordonateur-rice nommĂ©-e- dans chaque administration, Ă©tendre l’usage du fĂ©minin dans les noms de mĂ©tiers, attribuer aux conseils supĂ©rieurs des fonctions publiques une mission d’évaluation de la politique d’égalitĂ©.

    En conclusion le ComitĂ© appelle de ses vƓux « une volontĂ© politique forte » constatant que « non seulement la place des femmes est trĂšs faible dans tous les secteurs » mais que « l’évolution est trĂšs lente, discontinue, et parfois dĂ©favorable ».

    – La circulaire FP/3 n° 8231 du 5 dĂ©cembre 2000 instaurait la prĂ©sence de coordonnateurs et de coordonnatrices « Ă©galitĂ© hommes / femmes » dans l’ensemble des administrations. Il s’agit d’interlocuteurs de la DGAFP contribuant Ă  la rĂ©alisation des plans pluriannuels dĂ©crits prĂ©cĂ©demment. Elles et ils ont une mission d’animation au sein de leur ministĂšre et de recueil d’information. L’objectif est Ă©galement d’accentuer l’effet « rĂ©seau » afin d’échanger sur les bonnes pratiques lors de rĂ©unions annuelles avec la DGAFP.

    – Pour la fonction publique, la loi GĂ©nisson du 9 mai 2001 relative Ă  l’égalitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes[3] a fixĂ© l’objectif d’une reprĂ©sentation Ă©quilibrĂ©e entre les femmes et les hommes dans la composition des jurys et des comitĂ©s de sĂ©lection constituĂ©s pour le recrutement et l’avancement des fonctionnaires, ainsi que pour les instances paritaires (dĂ©cret du 3 mai 2002).

    – La charte de l’égalitĂ©, signĂ©e le 8 mars 2004[4], engage les services de l’Etat, les collectivitĂ©s territoriales et les acteurs Ă©conomiques et sociaux pour une Ă©galitĂ© effective entre les hommes et les femmes, chaque employeur Ă©tant invitĂ© Ă  formaliser des propositions d’actions et Ă  Ă©valuer leur mise en Ɠuvre. Cette charte recense au total 300 actions Ă  mener dans lesquelles les diffĂ©rents services de l’Etat sont partie prenante.

    – En 2005, le rapport de Dominique Versini sur la diversitĂ© dans la fonction publique[5] est venue rappeler la nĂ©cessitĂ© de passer « d’une Ă©galitĂ© de principe Ă  une Ă©galitĂ© de fait ». Ce rapport demandĂ© par le Ministre de la Fonction publique et de la RĂ©forme de l’Etat, Renaud Dutreil, aborde la question de l’égalitĂ© entre hommes et femmes, aux cĂŽtĂ©s d’autres problĂ©matiques comme les personnes handicapĂ©es, les jeunes français issus de l’immigration ou l’origine sociale des fonctionnaires. Celui-ci confirme « la panne de l’ascenseur social » et propose de mettre en place « une stratĂ©gie nationale de la diversitĂ© ». 15 fiches actions sont proposĂ©es pour promouvoir l’égalitĂ© et la diversitĂ© dans la fonction publique. Parmi elles, « diversifier les dispositifs d’information, d’orientation et d’accompagnement en amont de l’entrĂ©e dans la fonction publique », « Ă©largir les voies d’accĂšs Ă  la fonction publique » notamment en adaptant le contenu des concours et la formation des jurys.

    Cher journaliste et cher malien du VÚme siÚcle sachez bien que IBK nous ouvre les yeux et nous dirige vers le développement.
    Ce dĂ©veloppement commence d’abord par la mentalitĂ©

  20. La population malienne remercie le prĂ©sident IBK d’avoir pensĂ©e aux femmes, car elle cela est tout Ă  fait normale. L’adoption de cette loi donnera Ă  la femme des droits qu’elle aurait dus depuis fort longtemps.

  21. Tout pays qui aspire Ă  l’émergence, au dĂ©veloppement doit forcĂ©ment mettre en valeur les droits du genre fĂ©minin. IBK aspire conduit le Mali vers une Ă©mergence trĂšs probable. Le genre fĂ©minin Ă  part Ă  jouer dans la gĂ©rance du pays.

  22. Je pense que l’adoption de cette loi est tout Ă  fait notre, la mentalitĂ© doit Ă©voluer avec le temps. Le genre fĂ©minin Ă  son rĂŽle a jouĂ© dans la construction du pays.

  23. Je pense que les honorable doit cela Ă  la femme, le prĂ©sident IBK a raison de montrer sa bonne foi dans l’adoption de cette. La loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accĂšs aux fonctions nominatives et Ă©lectives sera d’un grand atout dans le futur de notre pays.

  24. Pas seulement les femmes mais toute la population malienne est trĂšs content de l’adoption de cette loi. Le Mali revient de loin grĂące Ă  la bonne gĂ©rance d’BK.

  25. Le prĂ©sident IBK a raison de pousser les dĂ©putĂ©s vite adopter cette. La femme reprĂ©sente une grande marge dans la sociĂ©tĂ© malienne. Les droit de la femme est aussi primordiale que celui de n’importe quel genre.

  26. « L’adoption de ce projet de loi constitue une victoire personnelle pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta, montĂ© au crĂ©neau Ă  plusieurs reprises pour fustiger l’attitude des dĂ©putĂ©s qui traĂźnaient les pieds. » Je pense qu’il a raison, les dĂ©putĂ©s n’avaient aucune raison de faire trainer cette affaire.

  27. Vive le Mali 😛 😛
    Vive IBK 😀 😀
    Vive le genre fĂ©minin au Mali 💡 💡
    Vive les honorables qui ont votĂ© pour cette loi. 😀 😀

  28. RepĂšres sur l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes dans la fonction publique ou privĂ©:
    Sachez que le Mali est en retard et en fait les mentalités maliennes sont trÚs primitives

    Nous le verrons tout au long de l’analyse des interviews, l’une des questions centrales qui se pose concernant la place des hommes et des femmes dans l’administration publique est de savoir si l’équation « Ă©galitĂ© de statut = Ă©galitĂ© de traitement = Ă©galitĂ© des chances entre les femmes et les hommes » est valide ou non.

    Le principe de l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes est mentionnĂ© dans l’ensemble des textes internationaux et prend une importance grandissante Ă  partir des annĂ©es 70 et l’organisation de confĂ©rences internationales sous l’égide de l’ONU. Au niveau europĂ©en, ce principe, qui figure dĂšs le TraitĂ© de Rome de 1957, est rĂ©affirmĂ© dans le TraitĂ© de l’Union europĂ©enne de Maastricht en 1993 oĂč l’égalitĂ© professionnelle reçoit la qualification de principe gĂ©nĂ©ral de droit communautaire, puis par le TraitĂ© d’Amsterdam ratifiĂ© le 2 octobre 1997 par tous les Etats membres, lors de la mise en Ɠuvre de la nouvelle stratĂ©gie europĂ©enne pour l’emploi, et, enfin par le TraitĂ© de Nice, en 2001, oĂč fut publiĂ©e la Charte des droits fondamentaux. Ainsi, 10 directives europĂ©ennes ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es entre 1975 et 2004 pour rendre effectif ce principe d’égalitĂ©.

    Sous l’impulsion europĂ©enne notamment, les administrations publiques françaises se sont, depuis la fin des annĂ©es 90 dotĂ©es d’outils permettant, non seulement de favoriser l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes, mais aussi d’évaluer prĂ©cisĂ©ment les Ă©volutions grĂące Ă  des statistiques sexuĂ©es.

    L’étude de ces statistiques sexuĂ©es nous paraĂźt ĂȘtre un bon indicateur avant d’analyser les interviews car l’enjeu est double :

    😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

    – Il s’agit d’une part, de valider que le phĂ©nomĂšne existe bien. L’une des difficultĂ©s rencontrĂ©es lorsqu’on aborde la place des femmes dans les administrations publiques, c’est cette impression que l’égalitĂ© est non seulement acquise, mais prĂ©sente au quotidien. Les chiffres de cette premiĂšre partie seront donc Ă  mettre en perspective avec les rĂ©ponses fournies par les personnes interrogĂ©es dans les parties suivantes. Certains chiffres viendront confirmer les rĂ©ponses fournies. D’autres, au contraire, infirmeront les reprĂ©sentations. Il est donc conseillĂ© d’effectuer un aller retour permanent entre les donnĂ©es statistiques et les interviews pour comprendre de quelle maniĂšre certains phĂ©nomĂšnes sont apprĂ©hendĂ©s concrĂštement par les personnes qui les vivent.

    – D’autre part, il s’agit aussi de connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les thĂ©matiques sur lesquelles il est important d’axer les mesures correctives. Les statistiques ont cette utilitĂ© de rendre le phĂ©nomĂšne non seulement visible, mais aussi lisible et donc modifiable.

    Ces lois, ces dispositifs, ces mesures ainsi que ces Ă©lĂ©ments statistiques permettront d’éclairer les propos et impressions des personnes interrogĂ©es dans les autres parties.

  29. La population malienne remercie le prĂ©sident IBK d’avoir pensĂ©e aux femmes, car elle cela est tout Ă  fait normal. L’adoption de cette loi donnera Ă  la femme des droits qu’elle aurait dĂ» r depuis fort longtemps.

  30. La femme a le droit d’exercer la mĂȘme fonction que l’homme dans la sociĂ©tĂ© du 21Ăšme siĂšcle:
    Textes de rĂ©fĂ©rence DĂ©cret n° 2014-1747 du 30 dĂ©cembre 2014 modifiant le dĂ©cret n° 2012-601 du 30 avril 2012 relatif aux modalitĂ©s de nominations Ă©quilibrĂ©es dans l’encadrement supĂ©rieur de la fonction publique Circulaire n° SE1 2014-1 du 4 mars 2014 relative Ă  la lutte contre le harcĂšlement dans la fonction publique DĂ©cret n° 2013-1313 du 27 dĂ©cembre 2013 relatif au rapport annuel sur l’égalitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique ArrĂȘtĂ© du 23 dĂ©cembre 2013 fixant la liste des indicateurs contenus dans le bilan social DĂ©cret n° 2013-908 du 10 octobre 2013 relatif aux modalitĂ©s de dĂ©signation des membres des jurys et des comitĂ©s de sĂ©lection pour le recrutement et la promotion des fonctionnaires relevant de la fonction publique de l’Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitaliĂšre Circulaire du 8 juillet 2013 relative Ă  la mise en Ɠuvre du protocole d’accord du 8 mars 2013 relatif Ă  l’égalitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique Circulaire du 23 aoĂ»t 2012 relative Ă  la prise en compte dans la prĂ©paration des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires de leur impact en termes d’égalitĂ© entre les femmes et les hommes – See more at: http://www.fonction-publique.gouv.fr/legalite-professionnelle-entre-femmes-et-hommes#sthash.Rzi6m8zQ.dpuf

    • RepĂšres sur l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes dans la fonction publique ou privĂ©:
      Sachez que le Mali est en retard et en fait les mentalités maliennes sont trÚs primitives
      😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆
      Nous le verrons tout au long de l’analyse des interviews, l’une des questions centrales qui se pose concernant la place des hommes et des femmes dans l’administration publique est de savoir si l’équation « Ă©galitĂ© de statut = Ă©galitĂ© de traitement = Ă©galitĂ© des chances entre les femmes et les hommes » est valide ou non.

      Le principe de l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes est mentionnĂ© dans l’ensemble des textes internationaux et prend une importance grandissante Ă  partir des annĂ©es 70 et l’organisation de confĂ©rences internationales sous l’égide de l’ONU. Au niveau europĂ©en, ce principe, qui figure dĂšs le TraitĂ© de Rome de 1957, est rĂ©affirmĂ© dans le TraitĂ© de l’Union europĂ©enne de Maastricht en 1993 oĂč l’égalitĂ© professionnelle reçoit la qualification de principe gĂ©nĂ©ral de droit communautaire, puis par le TraitĂ© d’Amsterdam ratifiĂ© le 2 octobre 1997 par tous les Etats membres, lors de la mise en Ɠuvre de la nouvelle stratĂ©gie europĂ©enne pour l’emploi, et, enfin par le TraitĂ© de Nice, en 2001, oĂč fut publiĂ©e la Charte des droits fondamentaux. Ainsi, 10 directives europĂ©ennes ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es entre 1975 et 2004 pour rendre effectif ce principe d’égalitĂ©.

      Sous l’impulsion europĂ©enne notamment, les administrations publiques françaises se sont, depuis la fin des annĂ©es 90 dotĂ©es d’outils permettant, non seulement de favoriser l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes, mais aussi d’évaluer prĂ©cisĂ©ment les Ă©volutions grĂące Ă  des statistiques sexuĂ©es.

      L’étude de ces statistiques sexuĂ©es nous paraĂźt ĂȘtre un bon indicateur avant d’analyser les interviews car l’enjeu est double :

      😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

      – Il s’agit d’une part, de valider que le phĂ©nomĂšne existe bien. L’une des difficultĂ©s rencontrĂ©es lorsqu’on aborde la place des femmes dans les administrations publiques, c’est cette impression que l’égalitĂ© est non seulement acquise, mais prĂ©sente au quotidien. Les chiffres de cette premiĂšre partie seront donc Ă  mettre en perspective avec les rĂ©ponses fournies par les personnes interrogĂ©es dans les parties suivantes. Certains chiffres viendront confirmer les rĂ©ponses fournies. D’autres, au contraire, infirmeront les reprĂ©sentations. Il est donc conseillĂ© d’effectuer un aller retour permanent entre les donnĂ©es statistiques et les interviews pour comprendre de quelle maniĂšre certains phĂ©nomĂšnes sont apprĂ©hendĂ©s concrĂštement par les personnes qui les vivent.

      – D’autre part, il s’agit aussi de connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les thĂ©matiques sur lesquelles il est important d’axer les mesures correctives. Les statistiques ont cette utilitĂ© de rendre le phĂ©nomĂšne non seulement visible, mais aussi lisible et donc modifiable.

      Ces lois, ces dispositifs, ces mesures ainsi que ces Ă©lĂ©ments statistiques permettront d’éclairer les propos et impressions des personnes interrogĂ©es dans les autres parties.

  31. Je voudrais dire Ă  ce journaliste que si le prĂ©sident de la rĂ©publique lui-mĂȘme rĂ©clamait l’adoption de cette loi ce n’est pas pour qu’elle reste dans un tiroir ; c’est pour qu’elle puisse ĂȘtre mise en application

  32. Il convient de saluer l’assemblĂ©e nationale pour l’adoption de cette loi qui offre un nouveau statut Ă  la femme et lui confie plus de responsabilitĂ©. C’est une avancĂ©e notable et il convient de l’apprĂ©cier Ă  juste titre. Merci IBK pour ce que tu fais pour les femmes.

  33. LES FEMMES NE REPRÉSENTENT QUE 5% DANS LES PARLEMENTS ET EXÉCUTIFS AFRICAINS
    Permettez-moi de me prĂ©senter : je suis Sa MajestĂ© la reine Ikollo Jacqueline, reine de BonendalĂš II au Cameroun, ingĂ©nieure gĂ©ologue de formation. Je m’intĂ©resse depuis plusieurs annĂ©es Ă  promouvoir la prĂ©sence de plus de femmes africaines en politique active. C’est pourquoi, avec l’aide de six autres femmes, nous avons formĂ© l’Organisation Internationale pour l’Avancement Politique des Africaines.
    donc c’est un phĂ©nomĂšne mondial ce n’est pas ici seulement. elles ont le droit

  34. “L’AssemblĂ©e Nationale du Mali a adoptĂ©, le 12 novembre 2015, la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accĂšs aux fonctions nominatives et Ă©lectives avec 115 voix pour contre, 22 contre et 3 abstentions.” en tant que femme je suis fier du prĂ©sident de rĂ©publique IBK et des dĂ©putĂ©s qui opter pour.

  35. La cuisine ! 😛 C’est le seul endroit oĂč certains religieux confinent la femme.
    Il faudrait peut-ĂȘtre sortir du schĂ©ma patriarcal qui impose la domination d’un sexe sur l’autre.

  36. Les musulmans sont priĂ©s de ne pas faire d’amalgame. Ils peuvent rĂ©clamer tous ceux qu’ils veulent. Mais surtout pas d’amalgame. Je leur demande de bien vouloir bien comprendre d’abord la portĂ©e et le contenu de cette loi avant de poser tout acte. Cette loi est diffĂ©rente du code des personnes et de la famille. 🙄 🙄 🙄 🙄

  37. Tout reste Ă  savoir que les religieux, particuliĂšrement les musulmans ne sont pas contre l’option de cette loi sur le genre. Je ne pense pas que cette adoption aura les mĂȘmes consĂ©quences que celle du code des personnes et de la famille. Ce n’est pas la promotion de l’Ă©galitĂ© de sexes. Mais une façon de donner l’opportunitĂ© aux femmes intĂ©ressĂ©es par la politique d’avoir accĂšs Ă  certaines postes nominatives et Ă©lectives.

  38. Cette loi ne va rien changer dans les liens qui existent entre Ibrahim Boubacar KeĂŻta et les religieux. Sauf si les chefs religieux sont dĂ©jĂ  contre ce dernier. Je ne vois aucun mal dans le fait qu’une soit adoptĂ©e sur le genre dans ce pays. D’autant plus-que nous ne sommes pas dans un pays religieux. Mais une rĂ©publique laĂŻque.

  39. On peut dire c’est la victoire personnelle du prĂ©sident mais aussi de tous les maliens. Depuis fort longtemps l’A.N devrait ce texte. Le Mali est mĂȘme plus qu’en retard.

  40. Je crois que l’application de cette loi ne causera pas de problĂšme surtout que les femmes, dĂ©terminĂ©es, veilleront Ă  ce qu’elle soit appliquĂ©e. Pour le moment nous devons solliciter son approbation et sa promulgation dans l’immĂ©diat. 👿 👿 💡 💡

  41. Monsieur le journaliste, ne faites-vous pas de soucie pour l’application de cette loi. Je pense que, contrairement Ă  vous, l’essentiel a Ă©tĂ© fat. C’est l’adoption qui causait beaucoup de problĂšmes. Mais on a vu aussi que finalement l’assemblĂ©e nationale a fini par l’adopter. 💡 💡 😆 😆

  42. Le Mali rejoint enfin les autres pays. Je peux dire que nous Ă©tions en retard pour l’adoption de ce projet de loi. Les pays de la sous-rĂ©gion sont dĂ©jĂ  adoptĂ© cette loi donc je suis content que les femmes.

  43. le Mali devrait adopter cette loi bien avant aujourd’hui. Malheureusement c’est aujourd’hui qu’on a connu cette lĂ©gislation. Toutes mes fĂ©licitations aux femmes d’avoir obtenue cette li. Il ne reste approbation et sa promulgation dans le journal officiel.

  44. Cette loi mettra fin Ă  une sorte de discrimination faite aux femmes. Car au Mali les femmes sont peu prĂ©sentes dans les postes Ă©lective s et nominatives. C’est cette discrimination qui vient de s’en aller de notre pays. dĂ©sormais personne n’est censĂ©e ignorer la prĂ©sence de cette loi.

  45. Si ce n’est pas le Mali, cette loi existe dans presque tous les pays laĂŻcs du monde entier. L’assemblĂ©e nationale a pris du temps avec cette proposition de loi. Bonne aventure Ă  cette loi. 😀 😀 😯 😯 😯

  46. Cette loi va leur augmenter leur pourcentage en matiĂšre de reprĂ©sentation ou place dans le systĂšme. Nous trouvons plus d’hommes que de femmes donc cette loi permet d’ajuster.

  47. L’adoption de la loi sur le genre a Ă©tĂ© un progrĂšs dans la promotion du genre fĂ©minine. Les hommes et les femmes seront nommĂ©s et Ă©lus dans les mĂȘmes postes. Me gouvernement contiendra plus de femmes. 😆 😳 😳

  48. Il est dĂ©montrĂ© que les institutions dirigĂ©es les femmes fonctionnent rigoureusement que celles d’un homme. Cela n’a rien avoir avec la religion.

  49. Cette loi marque la fin de l’injustice faite au femmes. C’est un progrĂšs dans la consolidation de la dĂ©mocratie. 😈 😈 🙄 🙄

  50. Ce projet est le bienvenu car la femme doit avoir une prise de position dans nos débats. Elle occupe des places de responsabilité dans nos institutions.
    Donc cela est normal car elle est un acteur important dans notre systĂšme.

  51. TrĂšs Chers dĂ©putĂ©s, ok pour la prise d’une loi, mais faites attention Ă  l’esprit des lois de Montesquieu, cela est trĂšs dĂ©terminant pour Ă©viter toutes formes d’implosion de notre trĂšs cher pays. Du courage pour la suite de cette importante Ă©tape dans la vie de notre trĂšs chĂšre nation. Qu’Allah le tout puissant protĂšge et aide notre trĂšs cher pays.
    «Nous ne devons pas dĂ©sespĂ©rer de l’Homme, puisque nous sommes tous des hommes» (Albert Einstein).

  52. Cette loi doit ĂȘtre appliquer au Mali, elle permettra aux malienne de participer ouvertement au dĂ©veloppement de cette nation. le temps est ainsi venu de mettre fin Ă  la discrimination Ă  travers l’adoption de cette loi.
    Nous sommes contant de son acceptation.

  53. 😀 😀 😀 😀 Sur la base de ces articles, il y aurait dans le gouvernement actuel, 9 femmes ministres au lieu de 5 sur 31 ; 44 femmes dĂ©putĂ©es contre 14 sur 147 ; et 3 232 conseillĂšres communales au lieu de 927 sur 10 774. Alors, en un mot avec cette nouvelle loi nous pouvions considĂ©rer la femme malienne Ă©mergente.

  54. Pourtant, le ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, s’est montrĂ©e trĂšs convaincante dans ses motivations sur la nĂ©cessitĂ© de prendre des mesures concrĂštes de nature Ă  corriger la faible reprĂ©sentation des femmes dans les instances de prise de dĂ©cisions. Pour, Mme SangarĂ© Oumou Ba, les femmes (qui reprĂ©sentent plus de la moitiĂ© de la population malienne) sont trĂšs actives dans la vie Ă©conomique et sociale du Mali. Cependant, elles restent encore trĂšs peu reprĂ©sentĂ©es au niveau du Gouvernement, dans les postes de dĂ©cision de l’Administration, Ă  l’AssemblĂ©e Nationale et dans les organes Ă©lus des collectivitĂ©s.

    Cette sous-reprĂ©sentation de la femme est, selon elle, Ă©galement visible au niveau de plusieurs autres instances de dĂ©cision malgrĂ© l’existence d’un grand nombre de femmes qualifiĂ©es et rĂ©pertoriĂ©es notamment dans le rĂ©pertoire des femmes cadres du Mali. « Elle est en dĂ©phasage avec l’engagement politique des autoritĂ©s et de plusieurs instruments nationaux et internationaux visant Ă  dĂ©fendre et Ă  promouvoir les droits des femmes », argumente la ministre. Et c’est sur la base de ces arguments que l’AssemblĂ©e nationale a votĂ© cette loi sur la promotion du genre dont les musulmans du Mali veulent bloquer la promulgation.

    Aux derniĂšres nouvelles, les organisations et associations de femmes auraient entamĂ© des dĂ©marches auprĂšs des leaders religieux pour les amener Ă  ĂȘtre Ă  leurs cĂŽtĂ©s.

    ChĂ©rif Ousmane Madani HaĂŻdara de Ansardine et Mahmoud Dicko du Haut Conseil islamique serait en tĂȘte de liste des personnalitĂ©s suggĂ©rĂ©es aux femmes.

  55. La lutte des religieux n’a pas commencĂ© maintenant. Tout au long du processus de l’adoption de la loi, ils ont agi et rĂ©agi pour faire Ă©chec au projet. A titre de rappel, le Mouvement religieux pro-IBK, Sabati 2012, avait demandĂ© (exigĂ© ?) et obtenu en fĂ©vrier dernier, lors d’une session extraordinaire, le report du vote du projet.
    Nous demandons la compréhension de ses religieux en faveur de la démocratie.

  56. Nous fĂ©licitons la femme malienne pour cette nouvelle exploit, nos femmes nous sommes importante et elle doive occuper les places qu’il leurs faut.
    Bravo Ă  la femme malienne !!!!

  57. 😆 😀 😀 😀 😀 😀 😀 😀 Depuis vendredi, les femmes du Mali jubilent. Elles dansent pour un (vieux) rĂȘve, enfin rĂ©alisĂ©. Elles chantent pour un (dur) combat, gagnĂ© de haute lutte. Elles applaudissent pour une (grande) victoire (sur le sort ?) qui n’est que justice. Les femmes du Mali rendent grĂące Ă  Dieu pour l’adoption par l’AssemblĂ©e nationale de la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accĂšs aux fonctions nominatives et Ă©lectives. Une loi votĂ©e par 115 voix pour, 22 contre et 3 absentions. L’avenir est tout simplement en rose.
    😀 😀 😀 😀 😀
    La femme malienne est maintenant libre…

  58. 😀 😀 😀 😀 😀 Une bonne nouvelle pour nos sƓurs Tantes, mamans et filles qui ont toujours eu l’envie de servir la nation convenablement.
    😀 😀 😀 😀 😀 😀
    Une victoire des femmes malienne…
    😯 😯 😯

  59. 🙄 💡 L’application de cette loi au Mal apportera une avancĂ©e considĂ©rable au Mali.
    Nous avons depuis des temps constatĂ© que dans notre sociĂ©tĂ©, la femme est Ă©cartĂ©e de certain droit. Alors que la femme doit avoir la place qu’il la faut dans une sociĂ©tĂ© pour que cette sociĂ©tĂ© puce connaitre des grandes investigations.
    Mais avec cela beaucoup pourrons changer.
    Vive un Mali pour nous tous…

  60. Notre pays est assez dĂ©veloppĂ© pour concevoir toujours des telles discriminations. Certes dans le temps la femme a Ă©tĂ© la gardienne de nos foyers Ă  la maison, mais maintenant, nos femme ont plus de valeurs et de considĂ©rations Ă  l’extĂ©rieure du pays qu’Ă  l’intĂ©rieur, tout ça parce que ses femme n’ont pas eu la chance d’exploitĂ© leurs intellectualitĂ© au service de la nation, ses femmes intervienne plus pour d’autres que pour leurs propre pays.
    Nous devons renoncer Ă  ses pensĂ©e de limitĂ© la femme, elle est le berceau de l’humanitĂ©.
    Bon vent Ă  l’application de cette loi


  61. Alors nous ne pouvons que dire Bravo Ă  l’émergence fĂ©minine malienne et dans le monde entier.

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