Chronique du web : Où voyager en 2020

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A compter de ce lundi, par la Grâce du Seigneur, nous entrerons dans l’année 2020 dans un petit mois lestés d’un bilan que nous espérons positif et la tête pleine de projets et de résolutions que nous aimerions bien concrétiser au cours des 365 prochains jours que nous nous fixons comme nouvel horizon.

Pour les plus privilégiés d’entre nous, la nouvelle année sera une excellente opportunité  de conjuguer très fréquemment le verbe voyager. Voyager pour les affaires. Voyager pour le plaisir. Voyager pour toutes sortes de raisons. Pour autant qu’ils aient la latitude de choisir leurs destinations, certains pays seront plus conseillés que d’autres jugés peu fiables ou carrément dangereux.

Pour 2020, les spécialistes d’International SOS, une société de services de sécurité de voyage qui publie sa 11ème édition annuelle de  « TravelRiskMap », ont déjà fait le job, distribuant les bons et les mauvais points, rangeant les pays dans des catégories sur la base de trois critères : les risques médicaux, les risques de sécurité et l’état des routes. Sur cette base – qui pourrait bien être contestée – International SOS à classé les pays en cinq catégories : les pays à risque extrême, les pays à haut risque, les pays à risque moyen, les pays à bas risque et les pays à risque insignifiant. Naturellement, on aimerait tous que notre pays soit classé dans cette dernière catégorie et s’il nous arrive de voyager au cours de l’année, notre vœu le plus ardent serait de découvrir cette destination quasi paradisiaque.

Au hit-parade des pays les plus dangereux selon le classement d’International SOS, deux pays en guerre occupent les première et deuxième places : l’Irak et l’Afghanistan. A l’opposé, c’est-à-dire les pays considérés comme les plus « secure » et donc constituant des destinations de rêve, il y a huit pays qui se recrutent tous dans l’hémisphère nord et parfois même très au nord. Il s’agit du Groenland, de l’Islande, de la Norvège, de la Finlande, du Danemark, de la Slovénie, du Grand duché de Luxembourg et de la Suisse.

Sans surprise, ce classement fait la part belle à l’Europe dont la majorité des pays (France,  Allemagne, Espagne, Roumanie…) sont catalogués comme à risque bas. Dans l’hémisphère sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se rangent dans cette catégorie très enviable. Autres pays qui partagent ce label, cette fois-ci sur le continent américain : les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Suriname, l’Equateur, le Paraguay, le Chili, l’Uruguay et l’Argentine.

International SOS n’accorde pas aux seuls nord et sud le privilège de receler les destinations les plus sûres en 2020. En effet, l’Afrique et le Moyen-Orient aussi pointent le bout de leur nez dans ce cercle très fermé de pays considérés comme à faible risque : le Maroc, le Sénégal, le Ghana, le Gabon, la Namibie et la Zambie (Afrique), l’Iran, Oman, et la Jordanie (Moyen-Orient).

Mais il n’échappera à personne que les pays les plus dangereux en 2020 selon la « TravelRiskMap » d’International SOS se situent en Afrique, comme la Somalie ou le Soudan du Sud et, à l’inverse, pour découvrir les pays les plus sûrs au monde, il faut avoir des ressources conséquentes pour voyager en Scandinavie.

A coup sur,  cette classification va faire grincer des dents dans les milieux universitaires, de la sécurité, du tourisme et de l’hôtellerie.  Certains responsables des ces secteurs vont être copieusement tancés par leurs hiérarchies respectives pour n’avoir pas pris à temps ou pas du tout des mesures appropriées pour soigner l’image de marque de leurs pays. L’étude est pleine aussi d’enseignements qui interpellent les politiques à ne pas jouer au pompier notamment en période électorale. A ce sujet, Matthew Bradley, le directeur régional de la sécurité chez International SOS est formel: « les changements politiques représentent le risque Numéro 1 pour l’année prochaine ». Selon lui, «  les troubles civils sont générés par les inégalités et les personnes souhaitant voir la situation de leur pays s’améliorer ». Il poursuit dans son analyse : « c’est un phénomène que nous avons particulièrement constaté à Hong Kong, dans d’autres pays à faible risque, comme le Chili, et dans certains à plus haut risque, tels que la Bolivie, l’Equateur et le Liban ».

Selon le spécialiste, les Etats-Unis méritent une attention toute particulière. Si, a priori les risques de sécurité liés à un voyage dans ce pays sont considérés comme faibles, il faut cependant prendre en compte l’impact de la prochaine élection qui suscite l’inquiétude.

Outre cette élection présidentielle américaine qui figure parmi les huit risques géopolitiques à l’échelle mondiale, d’autres enjeux ne sont pas à négliger. Il s’agit, entre autres, de la nature changeante de l’implication américaine au Moyen-Orient, les tensions dans la péninsule coréenne, la concurrence entre les Etats-Unis et la Chine dans le contexte géopolitique et le domaine commercial, le terrorisme, les révoltes en Amérique du Sud, les troubles sociaux en Europe et le rôle de la Russie en tant qu’acteur mondial majeur.

Enfin, la météo apparait dans l’analyse comme une autre question majeure en matière de risques lorsque l’on voyage. Selon International SOS, le changement climatique exacerbera les perturbations environnementales en 2020. Parmi les pires menaces de catastrophes naturelles figurent les ouragans et les incendies de forêt aux Etats-Unis, les inondations dans certaines régions d’Europe et des tremblements de terre dans des zones allant de la Turquie au Japon. « Les catastrophes naturelles ont un réel impact aux quatre coins du monde. » a déclaré Mme Weisbrod. « Nous recommandons donc aux voyageurs de se préparer au mieux et d’être conscient des risques. Il est aussi important de se tenir informé si quelque chose se produit ». Vous êtes prévenus et comme dit l’adage, un homme averti en vaut deux.

Serge de MERIDIO 

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