Focus : IBK et ses prédécesseurs

22 Oct 2013 - 03:20
Mis à jour: 13 ans
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On fait de la réconciliation d’un Mali déchiré, violé et mutilé par une crise sans précédent, la priorité des priorités. Rien de plus normal après une crise politico-sécuritaire cauchemardesque, consécutive au renversement d’un président démocratiquement élu et qui était presque arrivé au terme de son mandat.     IBK à New YorkEt la communauté internationale fait de cette réconciliation un passage obligé pour les nouvelles autorités afin de remettre le pays sur la voie de la normalisation. Le hic est que l’on semble limiter cette réconciliation au nord, c'est-à-dire entre les groupes armés dits de l’Azawad et le reste des Maliens.     Mais le sud aussi a eu ses groupes armés, ses violeurs et ses destructeurs d’édifices publics (à défaut d’être historiques). Depuis le coup de d’Etat insensé du 22 mars 2012 et les évènements qui l’ont suivi, le sud avec Bamako en tête a connu de profondes déchirures opposant hommes politiques, activistes de la société civile et militaires.     Surfant sur le soutien inconditionnel des populations, les nouvelles autorités ont carrément oublié qu’il faut aussi soigner les plaies du sud. Hormis la création d’un ministère en charge de la réconciliation, les nouvelles autorités ne daignent aller dans le sens de la réconciliation pour tous.     Au contraire, le président IBK semble renier toutes les années passées dans les hautes sphères de l’Etat sous Alpha Oumar Konaré et sous Amadou Toumani Touré. Plus qu’une simple négation, il donne l’impression de garder une rancune tenace à l’endroit de ses deux prédécesseurs.   A entendre certains de ses discours et attaques, surtout contre le régime d’ATT, on ne peut que s’interroger sur les vraies raisons d’une telle hostilité. Hors, il a été président de l’Assemblée nationale sous ATT et son parti a presque participé à tous les gouvernements de consensus institué pendant que Touré était aux affaires. Et aujourd’hui, IBK qualifie ce consensus de «consensus mou» et ne rate aucune occasion pour cracher dans la soupe. Pourquoi ?     Par ailleurs, depuis qu’il est au pouvoir, on aura entendu IBK prononcer publiquement le nom d’Alpha Oumar Konaré qu’une seule fois. S’il rechigne à dire le nom de celui dont il a été le Premier ministre pendant longtemps, il est évident qu’il fasse de même pour son prédécesseur, le cadet devenu son frère ennemi.     Un homme d’Etat, un vrai républicain, c’est celui qui pose des actes allant dans le sens du pardon, de la réconciliation entre tous les fils du pays. Mais le Mali d’IBK s’achemine vers une politique d’exclusion, de chasse à la sorcière.     Tout se passe sur le fond d’une petite revanche destinée à diaboliser les présidents Konaré et Touré qui ont eu à gérer ce pays. Pourtant, il est quelque part comptable du bilan de ceux-ci. Reste à espérer qu’IBK arrivera à redresser la barre. Et qu’au lieu de s’enfermer dans une politique d’exclusion et de négation de son passé, qu’il se place en vrai réconciliateur.   CH. Sylla  

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Commentaires (13)

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Hendou Warti
Hendou Warti 13 ans
Coubra,je ne sais si je dois dire monsieur ou madame ? Cet article du journaliste est malheureusement d'actualité au Mali.Le Mali souffre plus de son unité á Bamako et á l'ínterieur du pays cád dans son tissu social que contre les rebelles et autres envahisseurs.Avec le coup d'état c'est L 'EXISTANCE DU MALI EN TANT QUE NATION ( veuillez voir la définition d'une Nation svp ) qui est menacée.Et les Maliens sont profonndément divisés.La réconcialation á Bamako entre les responsables politiques est IMPERATIVE et INDISPENSABLE pour amorcer la reconstruction du pays.Mais force est de constater que les nouvelles autorités et leurs suporteurs ( sont venus avec de l'aigreur ,du mépris et de la vengence qui tend vers l'arrogance et lauto-suffisance ) ne veulent pas en parler.Le régime de Touré a été saboté par les gens qui sont au pouvoir aujourd'hui (civils et militaires) mais les autres peuvent aussi rendre la monnaie...et malheureusement c'est ce qui risque d 'arriver... Salut de Mr Hendou :!:
dossola 78
dossola 78 13 ans
:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :oops: :oops: :oops: ,dieux ne dort,pas :arrow: :arrow: :arrow: :idea: :idea: :idea: :?: :?: :?: :?: :?: 8-O 8-O 8-O 8-O et ouvrons bien nos oreilles et nos yeux 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O et que DIEUX SAUVE LE MALIBA :?: :?: :?: :?: :?:
katio
katio 13 ans
Bonjour CH. DIALLO, Vous avez encore commencé. Nous avons besoin de paix. Méfiez vous de mettre de tels articles dans la circulation. IBK est le Président de tous les maliens. Nous devons le supporter car sa réussite est la réussite du Mali et celle des maliens. En conclusion, votre article est partisant, il souffre de partilité avérée.
Hit
Hit 13 ans
On l'a pas élu non plus pour qu'il vienne faire du griot de ses prédécesseurs. Ce qui importe aujourd'hui n'est pas de savoir combien de fois IBK va prononcer le nom d'untel ou untel autre, mais comment il va redresser la barre. Les hommes passent la Nation demeure. Les anciens présidents appartiennent aux passés et nous n'avons pas besoin de nous focaliser sur leur parcours ni de chercher à les blanchir! ça fait plus de dix ans que AOK s'est volontairement mis à la touche et n'a pas jugé de dire un mot dans la gestion du pays. Pourquoi, il est le seul à le savoir et nous n'allons pas le juger pour ça. Quand au laxiste, il bien la où il est à Dakar!
mounourou
mounourou 13 ans
monsieur le grand gueule la préoccupation actuel des malien n'est pas de savoir combien de foi le nom de ALPHA ou ATT a été prononcé par IBK. le peuple inspire aujourd'hui d'une réconciliation et un redémarrage. des escros apatride comme toi n'ont de soucie que de chercher à troubler le peuple. tu n'aura jamais cette change.
DOUDOUBA
DOUDOUBA 13 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
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