Blanchement de capitaux et financement du terrorisme : La Centif fait le point sur l’évaluation des risques

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La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif) a tenu, le jeudi 28 octobre, un atelier national de dissémination sur son rapport de l’évaluation nationale des risques du blanchement de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT). La cérémonie était placée sous la présidence du ministre de l’Energie et des Mines représentant son homologue de l’Economie et des Finances.

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre Lamine Seydou Traoré a fait savoir qu’en proie au terrorisme et à l’insécurité entravant même le développement et la gouvernance démocratique, la prise de mesures pour couper la chaine de financement du terrorisme par les autorités du Mali est d’une nécessité impérieuse. Au regard de cette nécessité, un dispositif appelé Lutte contre le Blanchement de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LB/FT) a été mis en place, par les autorités, pour pouvoir porter un sérieux coup à ce fléau d’autant plus que le Mali est membre fondateur depuis 2006 du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (Giaba).

En ce qui concerne la dissémination des conclusions, le ministre a précisé qu’elle s’avère d’une importance particulière dans la mesure où le phénomène n’est pas une affaire de la seule la Centif ni une affaire du gouvernement seulement. D’où son cri de cœur pour alerter que la lutte contre le financement du terrorisme constitue une urgence vitale pour notre pays. « Depuis 2012, des hordes terroristes se sont abattues sur le pays le menaçant jusque dans ses fondements », a-t-il rappelé. Tenant compte des points à améliorer dans cette lutte, le gouvernement du Mali a rassuré de son plein engagement à combler les insuffisances techniques et à améliorer l’efficacité du dispositif de combat.

Néanmoins, malgré l’engagement sans réserve des autorités, le ministre a fait savoir qu’il urge que toutes les parties prenantes s’impliquent et s’acquittent de leurs obligations conformément à la loi et les rapportent à la Centif.

Avant d’annoncer l’ouverture des travaux de l’atelier, le ministre a exhorté l’ensemble des participants à s’impliquer activement en vue d’un partage idéal des acquis au sein de leurs organisations afin de contribuer à la prise de connaissance des risques qu’encourt le Mali dans le domaine de la LBC/FT.

 

Alassane Cissouma

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