Corruption dans l’administration au Mali : Le laxisme qui tue !

02 Fév 2016 - 01:20
Mis à jour: 11 ans
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Corruption dans l’administration au Mali : Le laxisme qui tue !
Lutte contre la corruption au Mali
Si hier, le fonctionnaire chargé de gérer les ressources publiques devait user de favoritisme ou de surfacturations pour avoir « sa part » dans les marchés qu’il attribue, aujourd’hui, la formule est beaucoup plus simple : la plupart des fonctionnaires sont en même temps commerçants, fournisseurs prestataires de services, opérateurs économiques. Ce qui est pourtant expressément proscrit par la loi ! S’il y a un phénomène qui mine sérieusement notre économie, c’est sans aucun doute la souplesse dans l’application des textes.... D’abord, c’est ce manque de rigueur qui fait que nos entreprises commerciales et industrielles, sont déloyalement concurrencées par les entreprises étrangères. Ensuite, c’est le manque de fermeté dans l’application des textes qui fait que, le policier, l’agent fiscal, ou le douanier prend impunément des pots-de-vin avec le contrevenant, le fraudeur etc… C’est enfin, la même légèreté dans l’application des textes qui fait que, n’importe qui peut faire n’importe quoi. C’est le cas par exemple de l’exercice du commerce auquel désormais, tout le monde peut s’atteler dans notre pays. Or, aussi bien le code du commerce malien que l’acte uniforme de l’OHADA relatif au droit commercial général (applicable au Mali) interdisent l’exercice de toute activité commerciale par certaines couches professionnelles. Au premier plan, ceux qui ne doivent pas exercer une activité commerciale sont les fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des Entreprises à participation publique. Ensuite, viennent, les officiers ministériels et auxiliaires de justice (avocats, huissiers, commissaires priseurs, notaires, greffiers, administrateurs et liquidateurs judiciaires). Aussi, les experts comptables et comptables agrées, les commissaires aux comptes et aux apports, les conseils juridiques et courtiers maritimes ne doivent pas, aux termes de l’article 9 du l’acte uniforme de l’OHADA (portant sur le droit commercial général), exercer une activité commerciale. Mieux, au sens de la loi, l’activité commerciale est très étendue. Il y a, les activités commerciales par leur nature qui sont les achats de biens meubles ou immeubles en vue de leur revente (spéculation), les opérations portant sur la monnaie et les valeurs fiduciaires (opération de banque, de bourse, d’assurance, de transit). Aussi, l’exploitation industrielle des mines carrières ou tout gisement de ressources naturelles, les opérations de transport, de télécommunication, la location des biens mobiliers ainsi que la souscription ou la vente d’actions de société commerciale ou immobilière constituent également des activités commerciales de par leur nature. A ces activités commerciales (de par leur nature), la loi ajoute d’autres qui sont commerciales par leur forme, indépendamment de ce sur quoi elles portent. Parmi ces activités, on cite notamment les actes effectués par les sociétés commerciales. Autrement dit, tout acte accompli par les dirigeants des 4 types de sociétés commerciales légalement reconnues (société anonyme, société à responsabilité limitée, société en nom collectif, société en commandite simple) est commercial. C’est, dans un souci de moralité publique, que la loi a interdit l’exercice de l’activité commerciale à ces différentes couches professionnelles. Mais, aujourd’hui, force est de constater que, par laxisme, la disposition légale qui prévoit ces interdictions est complètement désuette. Et pour cause : combien sont-ils, les fonctionnaires qui ont des camions de transport et qui, au lieu d’attribuer les marchés de gravier, sable, etc (pour la réalisation et l’entretien des routes) aux vrais transporteurs, se l’attribuent, eux-mêmes ? Combien sont-ils les fonctionnaires maliens qui, par personnes interposées fournissent l’Etat en matériel informatique, matériel de bureau, matériel de construction etc ? Cette situation, ne conduit-elle pas à faire du fonctionnaire, à la fois vendeur et acheteur ? Et, dans ce cas, la suite n’est-elle connue… ? Malick Camara

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Commentaires (80)

User
AMPERE
AMPERE 11 ans
Malick Camara ton article n'a rien à avoir avec la corruption ce sont certes des personnes qui violent la loi du travail mais qui ne sont pas forcement des corrompus car être corrompus c'est accepter des pots de vins en contrepartie d'un bien et d'un service.
YASSER
YASSER 11 ans
Corruption dans l’administration au Mali : Le laxisme qui tue ! 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O Ce titre n'a absolument rien à avoir avec le contenu qui nous est exposé. Que des fonctionnaires soient des entrepreneurs; cela n'est en rien de la corruption.
FAH
FAH 11 ans
Cet article révèle un fait bien réel mais la confusion qui y apparait est le concernant les fonctionnaires qui s'adonnent à d'autres activités en dehors de leurs fonctions que l'état leur accorde. Moi je pense que cela n'a rien à avoir avec la corruption.
LA TORPILLE
LA TORPILLE 11 ans
Nous; populations sommes les premières responsables de la corruption c’est pourquoi nous devons éviter d’accuser les autres et nous remettre en cause car notre responsabilité à tous est engagé. Il faut que nous faisons tout pour payer normalement nos impôts, mettre les papiers de nos véhicules à jour pour éviter de donner l’argent gratuitement aux policiers et après les accuser d’être corrompu ou donner de l’argent aux agents des impôts parce que nous avons des impayés.
Mangan Konfata
Mangan Konfata 11 ans
Pour ma part, je pense que le phénomène de la corruption, nous sommes tous coupables. Pour endiguer ce fléau grandissant qui mine notre société, je préconise que chacun soit la police de l’autre. Ainsi, nous y parviendrons.
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