Crise dans la majorité présidentielle : Le président IBK se frotte les mains !
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Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]
L'élection d'IBK à la tête du Mali a suscité de nombreuses prises de positions, aussi bien au sein de la classe politique qu'au sein de la société civile. Conscient de la complexité de la tâche qui l'attendait et au regard d'une majorité hétéroclite qui s'est formée autour de sa personne, IBK s'est vite détaché de son parti pour se choisir des Premiers ministres neutres. L'histoire semble lui donner raison. La majorité se déchire.
Après deux ans d'exercice du pouvoir, le président IBK se sent toujours seul. Il n'est aidé que par quelques cadres disparates dans l'administration puis par des ministres d'autres partis. Les siens étant en éternelle guerre de positionnement pour le contrôle et la gestion du parti.
L'élection d'IBK à la tête du Mali a suscité de nombreuses prises de positions, aussi bien au sein de la classe politique qu'au sein de la société civile. Conscient de la complexité de la tâche qui l'attendait et au regard d'une majorité hétéroclite qui s'est formée autour de sa personne, IBK s'est vite détaché de son parti pour se choisir des Premiers ministres neutres. L'histoire semble lui donner raison. La majorité se déchire.
Pour la bonne marche de la démocratie, il faut une majorité de soutien au président élu et une opposition critique pour dénoncer ce qu'elle considère comme des dérives. Cette situation se sent vivement au Mali avec la CMP (convention de la majorité présidentielle) et la VRD (vigilance républicaine et démocratique).
En effet, depuis les premières heures d'IBK à Koulouba, il a senti que son propre parti à un agenda différent de la réalité du moment. Pour autant, il s'est fait entourer de quelques cadres issus de cette formation politique, le Rpm. Dans son cabinet et dans des départements stratégiques. Au fil du temps, IBK a compris que son mal et son malheur se trouve dans son propre camp. Alors, il commence à nettoyer son cabinet. Sans enlever les ministres, il a opéré une nouvelle méthode de gestion dans tous les départements ministériels avec désormais des chefs de cabinet presque autonomes. A partir de là, il a compris d'où venait son mal. Depuis, sans langue de bois, partout où l'occasion lui a été offerte, il salue vivement l'opposition pour son soutien et son travail sans complaisance. Comme pour conforter IBK dans ses prises de positions, l'Adéma Pasj, le Sadi et le Miria sont sortis de leur gong à travers des députés ou simples cadres pour fustiger le Rpm. Parce qu'ils comprennent que le parti, au lieu de se mettre au travail pour relever le défi avec le président ne fait que pourrir l'atmosphère. Il s'emploie à prendre l'administration en otage. Finalement, les alliés qui sont en train de mouiller le maillot pour qu'IBK puisse sortir victorieux de sa gestion ont été obligés souvent de cracher leur vérité. Depuis, ayant su qu'il a eu raison de ne pas choisir un Premier ministre Rpm, IBK se frotte les mains. Puisqu'il a juré aux maliens pour l'honneur du Mali et leur bonheur. Que nous attendons encore avec impatience.
Boubacar DABO
Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]
L'élection d'IBK à la tête du Mali a suscité de nombreuses prises de positions, aussi bien au sein de la classe politique qu'au sein de la société civile. Conscient de la complexité de la tâche qui l'attendait et au regard d'une majorité hétéroclite qui s'est formée autour de sa personne, IBK s'est vite détaché de son parti pour se choisir des Premiers ministres neutres. L'histoire semble lui donner raison. La majorité se déchire.
Après deux ans d'exercice du pouvoir, le président IBK se sent toujours seul. Il n'est aidé que par quelques cadres disparates dans l'administration puis par des ministres d'autres partis. Les siens étant en éternelle guerre de positionnement pour le contrôle et la gestion du parti.
L'élection d'IBK à la tête du Mali a suscité de nombreuses prises de positions, aussi bien au sein de la classe politique qu'au sein de la société civile. Conscient de la complexité de la tâche qui l'attendait et au regard d'une majorité hétéroclite qui s'est formée autour de sa personne, IBK s'est vite détaché de son parti pour se choisir des Premiers ministres neutres. L'histoire semble lui donner raison. La majorité se déchire.
Pour la bonne marche de la démocratie, il faut une majorité de soutien au président élu et une opposition critique pour dénoncer ce qu'elle considère comme des dérives. Cette situation se sent vivement au Mali avec la CMP (convention de la majorité présidentielle) et la VRD (vigilance républicaine et démocratique).
En effet, depuis les premières heures d'IBK à Koulouba, il a senti que son propre parti à un agenda différent de la réalité du moment. Pour autant, il s'est fait entourer de quelques cadres issus de cette formation politique, le Rpm. Dans son cabinet et dans des départements stratégiques. Au fil du temps, IBK a compris que son mal et son malheur se trouve dans son propre camp. Alors, il commence à nettoyer son cabinet. Sans enlever les ministres, il a opéré une nouvelle méthode de gestion dans tous les départements ministériels avec désormais des chefs de cabinet presque autonomes. A partir de là, il a compris d'où venait son mal. Depuis, sans langue de bois, partout où l'occasion lui a été offerte, il salue vivement l'opposition pour son soutien et son travail sans complaisance. Comme pour conforter IBK dans ses prises de positions, l'Adéma Pasj, le Sadi et le Miria sont sortis de leur gong à travers des députés ou simples cadres pour fustiger le Rpm. Parce qu'ils comprennent que le parti, au lieu de se mettre au travail pour relever le défi avec le président ne fait que pourrir l'atmosphère. Il s'emploie à prendre l'administration en otage. Finalement, les alliés qui sont en train de mouiller le maillot pour qu'IBK puisse sortir victorieux de sa gestion ont été obligés souvent de cracher leur vérité. Depuis, ayant su qu'il a eu raison de ne pas choisir un Premier ministre Rpm, IBK se frotte les mains. Puisqu'il a juré aux maliens pour l'honneur du Mali et leur bonheur. Que nous attendons encore avec impatience.
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