Crise politique et sécuritaire : Poulo prône la mutualisation des efforts

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En prélude au congrès, les membres de la convergence pour le développement du Mali (Codem) étaient réunis pour la conférence du district de Bamako le samedi 27 novembre 2021. Une conférence qui permet non seulement de renouveler la structure dirigeante du parti à la base, mais aussi de dégager la vision de la base qui sera défendue lors du congrès.

La convergence pour le développement du Mali (Codem) se porte bien. Du moins c’est ce qui était sur toutes les lèvres au cours de la 4ème conférence du district de Bamako. Une vitalité du parti qui est bien réelle au regard de nouvelles adhésions, du degré d’implantation du parti aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays, les grandes mobilisations lors des conférences de Mopti, Ségou, Sikasso Kayes sont de parfaites illustrations.

Malgré cette vitalité du parti, des événements majeurs ont émaillé la coordination du district de Bamako comme le disait Kader Sidibé, coordinateur sortant du district de Bamako. Parmi ces événements figure la défection de plusieurs membres au niveau de toutes les sections. Une défection qui n’a pas affecté la vitalité du parti car les coordinateurs ont su mettre en place des stratégies pour une meilleure implantation. C’est ainsi que plusieurs personnes ont adhéré à la Codem, aux dires de Kader Sidibé.

Selon lui, au jour d’aujourd’hui, le parti   compte à Bamako 189 comités, 26 sous-sections, 3 coordinations et 6 sections. C’est ainsi qu’il a invité ses prédécesseurs à œuvrer pour le rayonnement du parti à Bamako.

Les sujets brûlants de l’heure au Mali ne sont pas restés dans les oubliettes au cours de cette conférence du district. Selon Aba Diarra, secrétaire général de la Codem, la vie chère exacerbée par la flambée des prix des denrées alimentaires est et demeure une préoccupation au Mali. A cette difficulté, renchérit-il, s’ajoute la crise sécuritaire qui gagne chaque jour du terrain. Et d’ajouter que la Codem est sensible à ces difficultés. C’est pourquoi la Codem demande aux autorités de la transition à œuvrer dans le sens de la résolution de ces difficultés.

D’ores et déjà, la Codem, à travers le secrétaire général de la commune V Aba Diarra, estime que l’union des cœurs permettra de surmonter ces difficultés. Une idéologie défendue par Housseyni Amion Guindo. Pour lui, la mutualisation des efforts et le choix des hommes sont des alternatives pour sortir le Mali de l’ornière. L’optimisme est de taille chez le patron du parti de la quenouille. « Le Mali ne sera et ne restera pas la risée du monde. De sa vision, à la sortie de cette crise, le Mali sera une référence. Pour ce faire, argumente-t-il, le Mali doit compter sur ses propres forces. Une aide extérieure, explique-t-il, ne peut qu’être un appui.

L’éventuelle tentative d’enlèvement d’Housseyni Amion Guindo a été décriée par les partis amis venus pour la circonstance. Pour eux, cette tentative est et demeure anti-démocratique. C’est pourquoi ils ont demandé aux autorités de la transition de bannir cette pratique. « Pour des opinions, on est traité comme l’ennemi de la République et qu’il faut abattre alors qu’on a négocié et dialogué avec les détenteurs des armes », regrettent les différents intervenants.

Bissidi SIMPARA

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