Gouvernement : Pourquoi le Conseil des ministres expéditif d'hier mercredi ?
Le Conseil des ministres d'hier mercredi 25 juillet a été assez expéditif. Il a duré moins d'une heure. A peine arrivés, les ministres ont regagné leurs bureaux. Cet état de fait inhabituel a alimenté les supputations qui couraient depuis un certain temps concernant le gouvernement Cheick Modibo Diarra. Pour certains, le Premier ministre de "pleins pouvoirs" aurait déjà jeté l'éponge face à la pression des partis significatifs comme l'ADEMA, l'URD, le PDES, le PARENA, le MPR et l'UDD…, de la CEDEAO, de l'UA, de l'UE et des USA. Après d'amples investigations, il se trouve que la démission de l'équipe Cheick Modibo Diarra tant souhaitée par ces partis n'est pas encore effective. Alors question : pourquoi le Conseil des ministres expéditif d'hier mercredi 25 juillet 2012 ?
Deux hypothèses peuvent expliquer cet état de fait. La première a trait au moral des ministres qui ne savent plus sur quel pied danser face à la pression nationale et internationale au sujet de la nécessité de former un gouvernement crédible à même de proposer et d'exécuter un plan de sortie de crise. Celui-ci commence par la libération des trois régions du nord (Tombouctou, Gao et Kidal) tombées aux mains des bandits armés et autres mouvements djihadistes à la faveur du coup d'Etat ignoble du 22 mars 2012, puis l'organisation des élections crédibles. Choses, face auxquelles l'ex-navigateur de la NASA semble avoir montré ses limites.
La deuxième hypothèse revèle de l'inaptitude de l'équipe Cheick Modibo Diarra à traiter des dossiers de fond. Pour preuve, depuis sa nomination le 17 avril 2012 à nos jours, nous n'assistons qu'à des nominations, souvent partisans, et à l'adoption des projets de loi.
Comme un chef d'Etat, membre du groupe de contact de la CEDEAO, l'a si bien dit, Cheick Modibo Diarra a "trop compris" son statut de "Premier ministre de pleins pouvoirs" en allant jusqu'à former un gouvernement sur le dos des partis politiques, acteurs fondamentaux du jeu politique et de la gouvernance publique. Aujourd'hui, il est le seul responsable de l'immobilisme et de la sujétion dans lesquels le Mali est englué aujourd’hui et de l'insécurité ambiante dans la capitale.
Quant à la démission du gouvernement Cheick Modibo Diarra, elle doit normalement, comme l'exige les principes démocratiques et républicains, intervenir ce week-end, une fois que le président de la transition Dioncounda Traoré sera ce retour. Celui-ci va, conformément aux résolutions du dernier sommet des chefs d'Etat membres du groupe de contact de la CEDEAO, tenu à Ouaga le 7 juillet dernier, engager des consultations pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Selon son pouvoir discrétionnaire, il pourra ou non reconduire Cheick Modibo Diarra.
Alassane DIARRA
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KingsleySi jamais CMD démissionne et que Dioncounda forme un autre gouvernement vivement un autre coup d’état et cette fois -ci nul homme politiques ne serait épargner le rôle d'un journaliste n'est pas de prendre partie surtout dans le contexte actuel que notre traverse mais ça ne m'étonne devient journaliste qui le veut au Mali et c'est pour cette raison qu'ils se font bastonner ces temps-ci ;Un journaliste c'est celui qui sait faire des analyses pertinentes pour informer le peuple sans idée partisanes14 ansRépondreLike (0) -
COULIBALYA mon avis, il faut que ce gouvernement démissionne sans quoi le Mali n'avancera pas. Depuis le coup de force jusqu'à nos jours ce gouvernement n'a rien fait de concret les choses sont empirées. Le Mali n'avait pas besoin de coup de force, ils ont freiné tous développements entamés par l'ex-dirigent. Donc nous souffrons aujourd'hui. Tous les pays voisins nous enviaient. C'est du jamais vu qui se passe au Mali aujord'hui. Les malfaiteurs encagoulés et armés jusqu'aux dents s'attaquent aux paisibles citoyens sans défense, arrestations arbitraires, tortures. Que le bon dieu leur donne une bonne leçon. Qu'il mette en tête que la punition de notre créateur est plus grave que les juges. A bon entendeur salut !14 ansRépondreLike (0) -
Malienne et fiere de l'etreMr le Journaleux , votre article est hautement pathetique, vous qui etes en charge de la transmission de l'information correcte et de l'analyse IMPARTIALE de la situation, vous vous devoyez en publiant des articles aussi scandaleux et partisan. Si le gouvernement du PM etait si incompetent vous ne seriez pas la a tenter par de basses manoeuvres a le trainer dans la boue, il est justement tres competent car il fait son travail a savoir reunir DES GENS HONNETES ET COMPETENTES pour effectuer le travail ingrat qu'on lui a confier. Vous scander part monts et par vaux qu'il doit consulter les partis politiques tels que l'ADEMA,etc... qui ne sont qu'une association de malfaiteurs et des incompetents verses dans l'art de la gabegie, des gens malhonnetes qui ne pensent qu'a s'en mettre pleins les poches de l'argent publiques , nous ne voulons pas de ce genre de personnes capables de vendre peres et meres pour une parcelle de pouvoir , leurs mandats precedents nous ont bien montres de quoi ils etaient capables , vous etes une honte de soutenir des mouvements pareils. Alors que le pays est au plus mal il est plus que desolant de voir a quel point la seule chose qui intéresse cette pseudo classe politique de nombrilistes (adema etc...) est juste d'ENTRER AU GOUVERNEMENT uniquement pour empecher la bonne marche des choses. C'est reellement affligeant , pauvre de mon pays. Laisser donc le PM faire son travail car lui au moins c'est ce que ca veut dire "LE TRAVAIL". Votre article prouve clairement que lorsqu'on veut tuer son chien on l'accuse de rage.14 ansRépondreLike (0) -
IdjéQue Dieu bénisse le Mali14 ansRépondreLike (0) -
EdouardArticle à lire dans le New York times d’aujourd’hui. BAMAKO, Mali — Hooded gunmen have abducted and beaten journalists at night. Soldiers who oppose the military junta have been tortured or forcibly “disappeared.” Those who mobbed and beat the country’s elderly interim president escaped without charges. Connect With Us on Twitter Follow @nytimesworld for international breaking news and headlines. Twitter List: Reporters and Editors The New York Times While much alarm has been expressed about the extremist ministate in northern Mali, which has prompted hundreds of thousands of residents to flee the country, the situation here in the Malian capital is dire in its own way, with a worsening climate of repression and intimidation. Outside hopes for confronting the Islamists in the north have been pinned on the renewal of civil government here, after a military coup d’état in March. Under international pressure, the junta agreed to a civilian government led by an unlikely Malian-American astrophysicist who once worked at NASA, Cheick Modibo Diarra, a political neophyte known for emotional outbursts. While camouflaged by civilians, soldiers continue to pull the strings, according to human rights advocates, journalists who have been victimized and some opposition politicians. Rather than taking on the Islamists who have seized northern Mali, the military in the south appears intent on striking back at rivals who carried out a failed countercoup in late April. Human Rights Watch accused the army of engaging in a campaign of “horrific” abuse against opposing soldiers at the junta’s headquarters outside Bamako. One witness reported to the group that Capt. Amadou Sanogo, the junta leader, was seen kicking a detainee who has since disappeared. “Torture, sexual abuse and inhumane and degrading conditions” are reported by Amnesty International, at the base where Captain Sanogo has his headquarters, in a report to be released next week. “Since they have been in power, there has not been a single shot fired in the north,” said Tiébilé Dramé, a leading opposition politician. Meanwhile, the press, mostly critical of the junta and the country’s military, has been singled out for attack. “They want people to shut up,” said Kadidia Sangaré Coulibaly, a lawyer who leads the National Human Rights Commission in Bamako. In the last four weeks, two of the country’s most prominent journalists have been hauled at gunpoint into the backs of pickup trucks and beaten with clubs and rifle butts. The attackers were not in uniform, but some wore army boots and carried weapons common with the Malian army. The beatings followed summonses to state security issued to two other prominent journalists. “You journalists, you make us sick,” the assailants shouted at Saouti Haïdara as they beat him on a muddy ground outside town in the early hours of July 13, he said. Mr. Haïdara, editor of L’Independent and considered the dean of the Malian press corps, suffered a broken arm and bruises throughout his body. “It is you who are undermining this country!” the men beating Abderrahmane Keïta yelled at him, he recalled, on the night of July 2. A trap had been set for Mr. Keïta, editor of L’Aurore: he had been promised news from the Islamist-held north. We have denounced the cowardice of the Malian Army for failing to defend and protect the populations of the north,” Mr. Keïta said in an interview on Wednesday, recalling how he was left in a muddy field covered in bruises and robbed of more than $2,000. Much of the opposition, having given up on the Malian Army, wants an outside force to come in to clean up the mess in the north. The Economic Community of West African States, known as Ecowas, is willing, but so far there has been no invitation from what remains of authority here, or backing from the United Nations or United States. Johnnie Carson, the assistant secretary of state for African affairs, said in an interview that military force would likely be needed to roll back the Islamists’ gains in the north, but he said the Malian troops would have to take the lead in any such effort, something he acknowledged they were incapable of right now. “Over time, it will be necessary to go in and root out the terrorist elements, but any operations in the north must be well planned, well organized, well resourced and well thought out,” said Mr. Carson, who visited Mali last week and spoke to leaders there. “It must have a significant Malian military component in front.” He gave no timetable when a reconstituted Malian military would be strong enough to take this on. “It’s important that anything done be thought out and not precipitious,” he said. A sullen calm has descended on Bamako, with traffic greatly diminished, the economy at a standstill and the government taking few important decisions. “There is a climate of intimidation and fear,” Mr. Dramé said. “This is a country where you can beat up the president, and there are no consequences.”14 ansRépondreLike (0) -
Malien purMAIS POURQUOI MES RÉACTIONS NE S'AFFICHENT-ELLES PAS SUR VOTRE SITE ?14 ansRépondreLike (0)