Hamidou Doumbia, Secrétaire politique de Yèlèma : «On ne peut parler de dissolution des partis sous la Constitution actuelle »

Notre position est sans équivoque : il n’est pas possible de parler de dissolution des partis politiques au Mali tant que la Constitution actuelle est en vigueur.

06 Mai 2025 - 02:00
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Hamidou Doumbia, Secrétaire politique de Yèlèma : «On ne peut parler de dissolution des partis sous la Constitution actuelle »
Hamidou Doumbia, Secrétaire politique de

Celle-ci est très claire : les partis se créent librement et le multipartisme est garanti. La Constitution stipule d’ailleurs que ce principe ne peut faire l’objet d’aucune révision.

Politiquement, ce n’est ni le moment ni l’opportunité pour lancer un tel projet, alors que le pays traverse une crise multidimensionnelle. À l’heure où nos concitoyens peinent à se nourrir, à se sentir en sécurité, à faire vivre leurs entreprises, alors que l’économie est en grande difficulté, ce débat ne peut qu'affaiblir davantage la transition. Ceux qui disent aimer la transition devraient plutôt s’attacher à rassembler autour d’elle. Les partis politiques, qu'ont-ils fait pour mériter une telle hostilité ? Nous avons fait preuve de patience et de responsabilité et cette responsabilité doit être reconnue. Nous n’accepterons en aucun cas une tentative de dissolution de partis que nous avons bâtis de nos mains, structurés depuis longtemps, bien avant cette période. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser une conférence de presse ce samedi 26 avril 2025, pour dire non à ce projet. Nous le disons avec fermeté, nous avons été patients, mais nous ne sommes pas des ‘’lâches’’. Nous sommes consciencieux, et nous avons le droit d’exprimer notre position. Qu’ils parlent, nous parlerons aussi. Qu’ils écrivent, nous écrirons également. Nous ferons entendre nos voix pour dire que jamais nous n’accepterons cela.

‘’ Je promets une défaite mémorable à ceux qui, craignant les partis politiques, en créent pour les affaiblir…’’

 Nous rappelons aux autorités que parmi les partis politiques, certains les ont soutenues, accompagnées, félicitées ou critiquées quand il le fallait. Ces partis ne méritent pas le sort qui leur est aujourd’hui réservé. Le Mali a besoin de cohésion entre toutes ses forces

vives, que ce soit la presse, la classe politique ou la société civile. Ce n’est pas le moment de créer des divisions inutiles. Regardez autour de vous, des responsables politiques qui, il y a un an encore, ne se parlaient pas, se retrouvent aujourd’hui unis face à cette menace. Et cette union fait notre force. Ensemble, dans la légalité, nous sommes invincibles. Je le redis, nous sommes invincibles tant que nous restons dans le cadre légal.

Nous n’avons pas recours à la violence ni au vandalisme, car nous aimons notre pays et nous défendons le multipartisme. Nous utiliserons toutes les voies légales pour que les partis puissent continuer à exercer leur rôle. À ceux qui craignent les partis politiques, qui en créent pour les affaiblir, je promets une défaite mémorable. Car, nous savons ce que nous avons construit, ce que nous représentons. Qu’ils organisent des élections et nous verrons.

Par Drissa Togola

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Commentaires (5)

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T.Sankara
T.Sankara 1 an
"...La démocratie ne se résume pas à la préservation d’un ordre partisan. Elle suppose une capacité à incarner l’intérêt collectif, à défendre la souveraineté, à construire des institutions fortes, même sous contrainte. La transition, avec toutes ses limites, offre cette possibilité de refondation. Et le peuple malien semble en avoir saisi l’urgence. Il est temps d’arrêter d’idéaliser les formations qui ont tant échoué. Il est temps de poser la vraie question : que vaut une démocratie dont les instruments n’ont jamais servi le peuple ? Au Mali, ce n’est pas la transition qui est à défendre. C’est le Mali lui-même. Et il serait bon que les partis politiques s’en souviennent. À.D. Source : Sahel Tribune ..."
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
La démocratie ne parvient pas a survivre en France ou Macron gere son pays par l'article 49.3 avec une minorité sortie des urnes!
malomali
malomali 1 an
le 49.3 fait partie de la démocratie et il y a des limites, je vous invite à vous instruire à ce propos. Alors qu'en dictature, comme au mali par exemple, c'est un 49.3 tout le temps et sans limite de notre cher "président".
Matt4
Matt4 1 an
La democracy au Mali survivra. Depart imminent de goita et de ses mercenaires..Just saying! :-)
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Ce Hamidou Doumbia est un ennemi du Mali, un ecervele apatride qui ne comprend rien et agit comme son maitre Moussa Joseph en un negre de maison pour la Metropole!
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