Le président de l'UDD, Tiéman Coulibaly à propos de la présidentielle 2012 : L'UDD aura son candidat, moi ou quelqu'un d'autre

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Pour le président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD), Tiéman Hubert Coulibaly, le parti de la colombe blanche aura son porte-drapeau dans les starting block de la course pour Koulouba en 2012. Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé, hier 27 octobre dans son bureau au quartier du Fleuve, le nouvel homme fort de l’UDD nous a parlé des préparatifs pour élargir la base du parti, les contacts avec d’autres formations politiques…

Le dernier Congrès de l’UDD n’a pas abordé la question de la présidentielle de 2012. Il serait peut-être prématuré d’en parler clairement aujourd’hui. Mais, je puis vous affirmer que notre parti participera pleinement à ce grand rendez-vous électoral". C’est en ces termes que le fils de Moussa Balla Coulibaly a exprimé ses convictions par rapport à la décisive échéance électorale de 2012.pour lui, l’UDD aura son candidat à la présidentielle de 2012. "La question qu’on peut se poser est de savoir si ce candidat est Tiéman Coulibaly ou un autre. On peut se demander également si ce candidat sortira des rangs de l’UDD ou si le parti accompagnera une candidature". Et M. Coulibaly de poursuivre que seule la Conférence nationale du parti, qui se tiendra vers la fin de l’année 2011 ou le début 2012, pourra trancher la question. Il n’a pas écarté l’éventualité d’être le porte-étendard du parti qu’il dirige depuis le dernier Congrès tenu en mars 2010. Il a mis l’accent sur son engagement politique qui ne souffre d’aucun complexe, de sa "vocation toute naturelle à prétendre gouverner ce pays ". Tiéman Coulibaly a toutefois souligné la nécessité pour celui qui ambitionne de présider aux destinées du Mali, de bien connaître le peuple malien dans son ensemble, dans son histoire. Car, pour lui, à partir de la présidentielle 2012, commencera l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du Mali.

A la question de savoir comment va l’UDD et comment elle prépare les échéances électorales à venir, notre interlocuteur dira que le parti se porte très bien. Avant d’ajouter qu’il ira de mieux en mieux parce que ses responsables sont en train de reconstruire la base en réveillant toutes les sections qui s’étaient un peu endormies depuis 2002. Un travail d’élargissement de la base est en train d’être mené, avec à la clé, un recrutement de jeunes et de cadres à la base pour revigorer le parti. "Nous sommes en train d’aller au contact des Maliens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur pour leur proposer des alternatives crédibles. Nous nous efforçons de réfléchir aux grands problèmes de la nation tout en s’informant sur l’environnement des uns et des autres ", a-t-il déclaré.

Parlant des regroupements politiques, le président de l’UDD a expliqué que la conviction du parti est que personne ne peut gagner tout seul. C’est pourquoi, a-t-il souligné, le parti est en discussion avec plusieurs formations politiques. Et, il y a plusieurs projets de plate-forme. "Nous avons été invités à participer à tous les projets de plate-forme initiés. Notre ambition est d’arriver, à partir de nos priorités programmatiques, à mettre un terme à l’émiettement de la classe politique. Nous avons participé à plusieurs regroupements : l’ADP, l’ARD qui sont toutes mortes de leur belle mort. Il faut aller vers des regroupements qui aillent au-delà des simples alliances électorales".

Pour terminer, le président de l’UDD a lancé un appel aux militants et sympathisants du parti de la colombe à se tenir prêts pour aborder les prochains mois avec beaucoup de courage et de détermination, de manière que "nous nous présentions à la Conférence nationale en ayant satisfait les demandes du Congrès. Ainsi, nous aborderons sereinement la nouvelle phase de l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du Mali", a-t-il conclu.

Signalons qu’à 43 ans, Tiéman Hubert Coulibaly est diplômé des Universités de  Saint-Etienne et de Grenoble III  en France. Il dirige une entreprise de communication, Stellis (présente au Mali, en Guinée et au Burkina Faso) et donne des cours de stratégie globale de communication à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne. Rentré au pays en 1994, après ses études en France, ce jeune loup aux dents longues anime les comités, sous-sections, puis la section UDD de la Commune V du District de Bamako. Il a participé sans succès aux législatives de 2007 à Diéma, d’où il est originaire. Son parti a 3 députés et 186 conseillers communaux. On le dit très créatif et trop travailleur. Un lève-tôt-couche tard, partagé entre ses affaires professionnelles et ses réunions politiques.

Bruno D SEGBEDJI

 

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