Législatives au Mali: faible taux de participation
Une délégation d'observateurs lors du dépouillement dans un bureau de Bamako, le 24 novembre 2013.REUTERS/[/caption] L'heure est à la compilation et à la centralisation des résultats après le premier tour des élections législatives qui s’est tenu ce dimanche. Dans le Nord quelques incidents isolés, sont signalés. Peu d'incidents, mais peu de monde, aussi, dans les bureaux de vote : le taux de participation s'annonce bien inférieur à celui de la dernière présidentielle. Plus de 6,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, dans tout le pays. Dans l’ensemble, le vote s’est déroulé dans le calme.
Louis Michel, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne, au bureau de vote de Lafiabougou, à Bamako le 24 novembre 2013.REUTERS[/caption] Le chef de la mission d’observation de l’Union européenne s’est ainsi réjoui que toute se soit globalement passé dans le calme. Et Louis Michel de noter que « les autorités ont indiscutablement fait des efforts dans la bonne direction » par rapport à la présidentielle. « Il reste sans doute encore certains éléments qu’il faudra parfaire. Mais la première impression que j’ai, c’est positif en terme d’ambiance. » Un taux de participation apparemment pas à la hauteur « Ce qui apparait - ça doit être pris avec les réserves d’usage -, c’est que le taux de participation semble évidemment être assez inférieur comparé au taux de participation qu’on a connu lors de l’élection présidentielle. Maintenant, les deux élections sont d’une nature différente, ce qui peut sans doute partiellement expliquer cela », analyse Louis Michel. Et le chef de la mission d’observation de l’Union européenne de poursuivre : « Ce n’est pas une élection qui oppose in fine deux champions ! C’est une élection qui oppose des partis qui sont assez nombreux. C’est une élection qui est beaucoup moins personnalisée, dans la mesure où c’est un scrutin majoritaire deux listes. Toutes ces conclusions là et toutes ces recommandations là, il faudra les tirer quand on aura tous les résultats, quand on aura tous les reports d’observation. Il faut avoir des chiffres beaucoup plus probants, beaucoup plus significatifs pour pouvoir tirer de vraies conclusions à ce propos-là. » Par RFI