L’Urd, les Fare, le Cnid, le Mpr, la Sadi, le Modec, le Fad, disent non à Boubou : Sans ces forces politiques, point de réformes institutionnelles !

7

Le Président de la République avait pourtant dit Urbi et  Orbi qu’il souhaitait un gouvernement de large ouverture,  plus inclusif pour non seulement  faire  face à la crise multidimensionnelle, mais aussi et surtout faire aboutir les réformes qui lui tiennent à cœur. Finalement, c’est un gouvernement non consensuel et sans certaines grandes formations politiques, et  pas les moindres, qui voit le jour. Le Président de la République a-t-il tiré encore à côté ? Pourrait-on espérer juguler les différentes crises sans un minimum de  compromis entre les acteurs sociopolitiques ? 

Nombreux sont aujourd’hui les observateurs qui se disent déçus de la tournure que les négociations politiques entre le nouveau Premier ministre et l’ensemble de la classe politique et de la société civile ont prises.  Les Maliens s’attendaient à un large consensus pour sortir de l’ornière, parce que la crise est d’abord et avant tout politique. Donc, sans compromis politique, point de réformes. A qui la faute de l’échec des négociations surtout quand on sait qu’IBK s’est beaucoup ramolli et auraient accepté beaucoup de points de revendications avant la signature de l’Accord dit  politique, selon les partisans. Faux,  rétorquent ses opposants qui pensent que c’est parce qu’il est sous les feux des critiques de la Communauté internationale qui dit ne pas comprendre pourquoi l’accord pour la paix et la réconciliation piétine toujours.

Les partis comme l’URD de SoumailaCissé, les FARE An Ka Wuli de Modibo Sidibé, le CNID Faso Yiriwa Ton de Me MountagaTall, le MPR de ChoguelMaiga, la SADI du Dr Oumar Mariko, le MODEC de Konimba Sidibé, le FAD  de NouhoumSarr, ont décliné l’offre parce qu’elle ne semble pas donner toutes les garanties pour un travail gouvernemental sans pression ni interférence extérieure. Ces partis disent n’avoir aucune marge de manœuvres leur permettant  de jouer pleinement leur rôle d’où le refus de signer un accord politique taillé à la mesure du prince du jour. Pour eux, un texte qui devrait tracer les contours d’une nouvelle gouvernance, après l’échec de toutes les politiques jusque-là  envisagées par le régime IBK devrait requérir l’assentiment de tous les acteurs politiques.

Pourrait-on gouverner sans ces partis ou leurs leaders ?

Qu’on les aime ou pas, Modibo Sidibé et SoumailaCissé incarnent certaines valeurs démocratiques et sont des hommes d’Etat aujourd’hui incontournables dans l’échiquier politique malien. Quant à Dr  Oumar Mariko, Konimba Sidibé et Me MountagaTall ; ces  trois leaders sont des  figures emblématiques de la lutte pour l’avènement de la démocratie au Mali. Doit-on parler de révision de la Constitution sans ces hommes et certainement d’autres qui se sont battus sous Moussa Traoré pour plus de justice et d’équité ?  Ce serait tout simplement  du blasphème politique. Que dire de Choguel Kokalla Maiga, qui,  bien que  n’étant pas du Mouvement démocratique, a été de tous les  combats pour un Mali prospère.  S’agissant du  Président du FAD, Nouhoum Sarr, il est l’incarnation de cette  jeunesse qui sait dire non. Ce jeune loup aux dents longues est aux antipodes de cette autre jeunesse prête à s’inviter autour de n’importe quel plat. M. Sarr pourrait apporter son expertise, il a son mot à dire dans la gestion de la respublica  parce qu’il est bien assis intellectuellement.

En somme, l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé, le gouvernement de Boubou est loin de satisfaire les nombreuses  attentes des maliens, surtout qu’il est formé sans ces grandes formations politiques.

Youssouf Sissoko

Commentaires via Facebook :

7 COMMENTAIRES

  1. 1 – “… l’offre ne semble pas donner toutes les garanties pour un travail gouvernemental sans pression ni interférence extérieure…”
    TRES BON DÉBUT. DES PARTIS POLITIQUES COMMENCENT Á VOIR CLAIR: PLUS DE SOLUTIONS POLITIQUES IMPORTÉES SOUS PRESSION DE L’ EXTÉRIEUR.

    2 – “Doit-on parler de révision de la Constitution…”
    LA RÉVISION CONSTITUTIONNELLE DONT IL EST QUESTION , Á CETTE ÉPOQUE PRÉCISE, N’ EST PAS PAS UNE QUESTION, UN PROBLEME POLITIQUE: MAIS BEL ET BIEN ET UNIQUEMENT UNE QUESTION CONSTITUTIONNELLE PROPREMENT DITE.

    MEME SI TOUS LES PARTIS POLITIQUES SE RÉUNISSAIENT MAINTENANT, ILS N’ AURONT PAS LE DROIT DE CHANGER LA CONSTITUTION: L’ ARTICLE 118 EST EXPLICITE.

    MEME SI TOUS LES PARTIS POLITIQUES SE RÉUNISSAIENT MAINTENANT, ILS N’ AURONT PAS LE DROIT DE VIOLER LA CONSTITUTION: L’ ARTICLE 118 EST EXPLICITE.

    MEME SI TOUS LES PARTIS POLITIQUES SE RÉUNISSAIENT MAINTENANT, ILS N’ AURONT PAS LA FORCE DE VIOLER LA CONSTITUTION: L’ ARTICLE 118 EST EXPLICITE.

    LE PEUPLE MALIEN EST DÉJÁ AVERTI…..!!!

  2. tu pense quils sont incontournable comme tu viens de le souligner . monsieur pèse souvent les mots avant de les prononcés cella est très capital. je les toujours dit ils sont pas plus républicains que les autres maliens .juste un groupe de désunion , tu parle comme si les maliens n’ont pas connus ces gants, qui parmi eux na pas occupé un portefeuille ministériel à son temps .seulement ils veulent toujours restés les potentats de ce pays. De toute façon il n’y a pas de vierge à la maternité.

  3. Merci M. Youssouf SISSOKO, cet éléphant ne pouvait pas venir autrement qu’avec des pieds cassés . Vous dites un pied cassé, je dirai non ! mais les quatre pieds cassés . Comment voulez-vous engager la responsabilité de la gestion du pays par des formations politiques sans le minimum de marge de manœuvre ? De 2013 date de l’imvestiture d’IBK a nos jours, les gouvernements successifs mis en place, ont ete sur mesure à l’image de sa famille biologique. Il n’est un secret pour personne que c’est Karim KEITA qui nomme les Ministres. De toutes les façons , IBK ne peut pas s’en passer de la gestion familiale du pouvoir. Attendons de la voir la suite des événements . Que Dieu sauve le Mali,

  4. Je pense que c’est une meme chance pour le MAki que ces anciens ne reviennent pas , ils ont et etous ete vu a l’oeuvre au MAli , si reelement ils ont le secret , ils ne seraient pas la aujourd’hui . Evitons d’etre mechants pour les maliens , idonnat la chance a d’autres , les autres qui ont accepte d’etre dans la danse ont le souci du Mali actuel , ceux qui sont restes au dehors n’ont que la soif du pouvoir et sont dans la dynamique de destabiliser le pays. Dieu ne leur donnera pas notre Maliba Inchalaw

  5. Moria. Ça sens tellement la rédaction de l URD. Heureusement qu’ils n’ont pas signé. Sinon le Mali allait avoir la démocratie la plus honteuse du monde.
    Vivement le jour où ces vieillots vont disparaître de l’échiquier politique du Mali. Et ceux de la majorité et ceux de la minorité (les oppositions) et d’autres camouflés!

    L’alternance, la vraie va se faire et bientôt.

  6. L’auteur de cet article a fait, de mon point de vue, montre d’une grande capacité d’analyse. Bravo. Je partage le contenu de cet article qui reflète réellement la situation. Laissons néanmoins le temps au temps et on verra la suite. En plus, j’ai eu l’impression que nous n’avons pas encore tiré des leçons des erreurs passées. Je n’ai pas, non plus, eu l’impression que des enquêtes de moralité aient été menées pour la formation de ce gouvernement car il y a, semble-t-il certains membres dont la moralité est douteuse. Qu’à cela ne tienne, wait and see the outcome!!!

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here