Mali : Plus de 70 partis politiques menacent de prendre la rue en cas de non respect du délai de la transition

30 Sept 2021 - 07:01
Mis à jour: 5 ans
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Mali : Plus de 70 partis politiques menacent de prendre la rue en cas de non respect du délai de la transition
Les Responsables du Cadre d'échange de Partis et de Regroupements de partis politiques pour une Transition Réussie au Mali étaient face à la presse, hier, mercredi 29 septembre 2021, au Mémorial Modibo Keïta de Bamako pour inviter les autorités de la transition à respecter le délai de la transition en cours. Selon ce collectif de partis et de mouvements politiques composé de plus de 70 partis politiques, le non-respect du délai de 18 mois imparti à la transition contenu dans la charte de la transition en son article 22 sera l'échec des autorités de la Transition. D ’ailleurs, ces partis politiques menacent de prendre la rue en cas de non respect du délai de la transition. « S’il faut prendre la rue, pourquoi pas ? Si nous usons de toutes les possibilités démocratiques et qu’on se rend compte qu’en face nous n’avons pas un démocrate, nous allons finir par utiliser les mêmes moyens qu’eux, nous sommes des Maliens comme eux… », a souligné Me Kassoum Tapo, membre du regroupement. Cette conférence de presse était principalement animée par Dr Bocary Tréta du RPM, en présence des autres membres du regroupement comme Pr Tiémoko Sangaré, Me Kassoum Tapo, Pr Younouss Hamèye Dicko, El Hadj Baba Haïdara dit Sandy. Dans une déclaration liminaire lue par le conférencier, Dr Bocray Tréta, les Partis et Regroupements politiques du Cadre pour une Transition Réussie au Mali expriment leur attachement au succès de la Transition pour le bien du Peuple. Dans cette déclaration, Dr Tréta a mis l’accent sur le respect du délai de la transition pour assurer le retour rapide à l'ordre constitutionnel normal ; le chronogramme électoral et les réformes politiques et institutionnelles ; l'Organe Unique de Gestion des Elections (OUGE) ; la tenue des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Selon lui, la majorité des Partis et Regroupements de Partis politiques n'a pas participé ou n'a pas été invitée à la table ronde de validation des Termes de Référence (Tdrs) des « Assises Nationales de la Refondation » et l'organe unique de gestion des élections, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021. Il a précisé que certaines organisations de la société civile se sont tout simplement vu refuser l'accès à la salle. « Le projet d'OUGE et des Tdrs des « Assises Nationales de la Refondation » produit par le M5- RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), regroupement de partis politiques et d'associations dont est issu le Premier ministre, a servi le document de base des travaux de la table ronde. Cela pose de réelles interrogations sur l'impartialité de la Primature. Le document relatif à l'OUGE reconnait une totale impuissance face aux questions de crédibilité, de transparence et de participation !! Mais alors à quoi sert-il ? L'« irréversibilité » proclamée de l'OUGE par le Premier ministre, la non-inclusivité dans l'organisation des Assises Nationales de la Refondation, le Chronogramme électoral inadapté et les réformes politiques et institutionnelles irréalistes sont autant d'indices qui présagent le non-respect du délai de la Transition », a-t-il dit. Aux dires de Dr Bocary Tréta, certaines des plus hautes autorités de la Transition méprisent ouvertement et publiquement le rôle des organisations politiques dans la vie de la République. Pour lui, ces autorités exposent devant les micros de médias internationaux les raisons d'une prorogation éventuelle de la Transition alors qu'au même moment elles annonçaient sur la tribune des Nations-Unies le respect du délai de cette même transition. « Le 25/09/2021, à la Tribune des Nations-Unies, le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga a tenté de présenter la situation de dégradation sécuritaire profonde dans un langage peu diplomatique et conflictuel. Nous nous inquiétons de la démarche ainsi entreprise par le Premier ministre. Nous, Partis et Regroupements de Partis politiques du Cadre d'échange pour une Transition Réussie au Mali : Au vu du manque criard de consensus prôné cependant par les autorités de la transition ; Au vu de tout les indices marquants le manque de volonté politique des autorités à respecter le délai de la Transition ; Au vu de l'annonce sur une télévision étrangère par le Premier ministre de l'éventualité du report de la date des élections générales, rappelons au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, son serment pris envers le Peuple malien », révèle la déclaration de la Coalition des partis politiques. «Les élections sont possibles dans le délai » Dr Bocary Tréta a rappelé aussi au Premier ministre son engagement pris face au CNT(Conseil national de transition) et à la tribune des Nations Unis de respecter son PAG (Plan d’action du gouvernement) dans les délais impartis à la transition. « Nous rappelons que le non-respect du délai de 18 mois imparti à la transition contenu dans la charte de la transition en son article 22 sera l'échec des autorités de la Transition ; Nous rejetons l'organisation des « Assises Nationales de la Refondation » de l'Etat qui sont coûteuses et inopportunes ; Nous rejetons le type d'Organe Unique de Gestion des Elections envisagé au forceps par le Premier ministre. Nous soutenons la lutte contre l'impunité et la corruption et demandons à la justice d'agir en toute impartialité et dans le respect des droits de toutes les parties. Nous saluons les efforts de la communauté internationale aux côtés du Mali et les pays du sahel dans la lutte contre le terrorisme », a indiqué Dr Bocary Tréta. Répondant aux questions des journalistes, le conférencier, Dr Bocary Tréta a fait savoir que les élections sont possibles dans le délai. Par ailleurs, il a signalé que leur regroupement prévoit un forum pour la réussite de la transition. Quant à Tiémoko Sangaré de l’Adema Pasj, il dira que la transition est une période d’exception et tout doit être fait pour sortir de cette situation. Le regroupement, par la voix de Me Kassoum Tapo du MOREMA (Mouvement pour la refondation du Mali), n’écarte pas la possibilité de prendre la rue pour le respect du délai de la transition. « Le Président de la transition a répété après le 24 mai que le délai de 18 mois sera respecté, son Premier ministre l’a répété devant les Nations Unies et le Conseil national de transition. Je crois que les 18 mois sont actés par le peuple malien et par la communauté internationale. Maintenant, ceux qui ont pris ces engagements, s’ils violent leur parole donnée, les conséquences en seront tirées. Nous sommes des gens responsables, nous ne sommes contre personne, moi en tout cas, je ne me vois pas associé à d’autres actions que les actions légales et toutes les personnes qui sont ici sont dans cet état d’esprit, mais s’il faut prendre la rue, pourquoi pas ? Si c’est comme ça qu’on doit s’exprimer pour arriver au pouvoir, si nous usons de toutes les possibilités démocratiques et qu’on se rend compte qu’en face nous n’avons pas un démocrate, nous allons finir par utiliser les mêmes moyens qu’eux, nous sommes des Maliens comme eux, ils ne sont pas plus Maliens que nous », a-t-il martelé. Me Tapo affirme avoir vu venir cette prolongation de la transition. Il a invité le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga à dialoguer avec la classe politique pour trouver une solution aux problèmes. «On va annoncer sur France 24 et RFI qu’il y aura probablement une prolongation, peut être de deux semaines, peut être de quelques mois, sortons de cette duplicité. On a pris un engagement devant le peuple malien et on va dire sur une radio étrangère que peut être, il y aura une prolongation. Il faut appeler la classe politique à dialoguer, c’est ça la solution », a conclu Me Tapo. Aguibou Sogodogo  

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Commentaires (35)

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poil à gratter
poil à gratter 5 ans
ICI on parle de tout mais le pays est en guerre (pas d'infos) La grande Colère des MALIENS contre la France vient de l'affaire de Kidal et de l'idée que la France serait complice des Touaregs .. Cette idée encrée dans la tête de certains a vite était diffusée par Maliweb sans filtre , sans preuve La France aurait même aider les djihadistes en oubliant que ses soldats étaient exposés et que 2 journalistes français ont été assassinés !!! D'abord dans le Nord tous les Touaregs ne faisaient pas parti du MNLA ..Tous n'ont pas participé à l'envahissement du terrain d'aviation (PM ..OUMAR TATAM LY) Le PM suivant Moussa Mara a voulu venir à kIDAL ..Les miliataires français ont dit leur crainte pour cette visite qui hélas c'est terminée par une fusillade ... Moussa Mara avait déclaré qu'il n'y avait qu'un seul Mali.. Les Maliens auraient bien voulu que les militaires français mettent au pas les Touaregs dissidents... MAIS CELA AURAIT ETE UNE INGERENCE DANS LES AFFAIRES INTERIEURES MALIENNES .. SEULS LE GOUVERNEMENT MALIEN POUVAIT AGIR Les maliens n'ont pas appréciés .. Jamais Maliweb n'a fait un article dans ce sens
tintin
tintin 5 ans
Tu es sérieux ou ignorant?
poil à gratter
poil à gratter 5 ans
Jeune Afrique sort un écrit sur le salaire des députés dans des pays Africains: RDC , MALI, COTE D'IVOIRE..( Jeune Afrique du 27/09/2021 édition de 15h30) Au NIGERIA ce serait 22000 dollars soit 2 fois plus qu'un député de l'UE Au GABON ...ce serait 5700 $ sans compter d'autres primes En RDC ..5500 $ !!! (120 fois le salaire des administrés !!!) Au Magrheb 1900 $ En Tunisie 780 $ Le reste de l'article est réservé aux abonnés donc pour le Mali on ne sait pas Ces salaires sont a rapprocher du salaire des administrés Au fait combien gagnent les députés Maliens ???
Zokli Mamoo
Zokli Mamoo 5 ans
Ces partis politiques ne sont que les manipulateurs de la France et ils travaillent pour la France. Ce sont les indo-colons, jamais il y aura election au Mali tant que le Mali ne recouvrira la totalite de son territoire vole par la France. Tout parti politique qui organisera une manifestation sera traite comme indo-colon et traitre et verra la colere des jeunes.
tintin
tintin 5 ans
ILS GAGNERAIENT EN SORTANT DES AUJOURD'HUI CAR IL N'Y AURAIT UNE ELECTION LE 22 FEVRIER 2022. IL FAUT QUE TOUS LES VOLEURS DE LA REPUBLIQUE, DONT ILS CONSTITUENT LA GRANDE MAJORITE, SOIENT ARRETES. ILS PEUVENT COMPTER SUR ASSIMI, CHOGUEL ET LE VAILLANTS FILS DE CE PAYS. ABAS TOUS LES APATRIDES.
poil a gratter
poil a gratter 5 ans
Cela réconforte de voir qu'après un coup d'état ..il existe une voix populaire qui dit son inquiétude et son attente La démocratie se manifeste et le pouvoir n'est pas offert à ceux qui prennent les reines par la force. Le pays a été moins regardant quand ATT a chassé Moussa Traoré .Et il a été complètement négatif pour n'avoir pas jugé SANOGO
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