Mali : Tiéman Coulibaly, de la com' à l'action

30 Août 2012 - 13:42
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_88709" align="alignleft" width="350"] Le gouvernement d'union nationale malien a été formé le 20 août.[/caption] Tiéman Coulibaly, le nouveau chef de la diplomatie malienne, est un communicant. Un atout pour convaincre les pays voisins d'aider à la reconquête du Nord. Sa nomination à la tête de la diplomatie malienne, le 20 août, Tièman Coulibaly (45 ans) la doit en partie à son arrestation par la junte qui, le 22 mars, a renversé Amadou Toumani Touré. C'était en avril, et cette détention de deux jours lui a donné une nouvelle aura. Vice-président du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR, coalition antiputsch), le président de l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) a aussi bénéficié de la volonté de former un gouvernement d'union nationale ne laissant presque aucun parti sans portefeuille. Enfin, sa proximité avec le président de transition Dioncounda Traoré a dû jouer. Avant le 22 mars, Tièman Coulibaly faisait partie de son équipe de campagne dans la course à la présidentielle. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a d'autres atouts. Parmi ceux-ci, son sens du compromis. Ainsi, après son arrestation, il a vite mis cet incident sur le compte du désordre qui régnait alors à Bamako, puis a accepté le putschiste Amadou Haya Sanogo comme président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité. * Expérience internationale Selon un proche, Tièman Coulibaly est « un homme attentif, qui sait comment se faire comprendre ». Et pour cause : il a suivi des études de communication à l'université Jean-Monnet, à Saint-Étienne (France). À la fois homme politique et homme d'affaires, il a fondé un réseau d'agences de communication, Stellis, implantées au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Son expérience comme vice-président chargé des relations internationales du Conseil national du patronat du Mali est un autre avantage. Sa priorité désormais ? « La reconquête et la libération du Nord des forces de l'obscurantisme qui l'occupent actuellement », a-t-il annoncé. Et ce dans le cadre d'une « doctrine cohérente » et d'une « action collective avec les voisins immédiats », explique le diplomate, avant que son côté communicant ne refasse surface : « Le Mali vit un moment de flottement. Mais les autres nations ne doivent pas garder seulement cette image du pays. »   30/08/2012 à 14h:33 Par Baba Ahmed, à Bamako / pour Jeuneafrique.com

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Commentaires (2)

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Securite d'Etat
Securite d'Etat 14 ans
Bon vent Mr le Ministre !
tapalapa 14 ans
Il a intérêt à taper du poing sur la table devant nos voisins. Certains de nos voisins doivent être rappelés à l'ordre. Courage Kôrô et que Dieu te guide dans cette tâche très difficile et surtout ingrate. Le peuple te soutient. Que Dieu bénisse le Mali, amin.
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