Putsch au Mali: les chefs d'Etat ouest-africains annulent leur venue à Bamako

29 Mars 2012 - 13:51
Mis à jour: 15 ans
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BAMAKO (AFP) - 18:58 - 29/03/12 - Les chefs d'Etat ouest-africains ont annulé jeudi, à la suite d'une manifestation pro-junte à l'aéroport de Bamako, leur venue au Mali où ils devaient arracher un compromis pour le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'Etat militaire du 22 mars. [caption id="attachment_57515" align="aligncenter" width="610" caption="Des maliens pro-junte manifestent à l'aéroport de Bamako le 29 mars 2012 © AFP"][/caption] Le même jour, la rébellion touareg a lancé une attaque sur la ville stratégique de Kidal, dans le nord-est du Mali, région qui est le berceau des Touareg et où elle a déjà pris plusieurs localités depuis la mi-janvier. A Bamako, des dizaines de manifestants favorables à la junte ont envahi brièvement dans la matinée le tarmac de l'aéroport. Ils entendaient protester contre l'arrivée prévue à la mi-journée de cette délégation de chefs d'Etat de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) conduite par son président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara. Ils ont rapidement évacué la piste, mais la mission ouest-africaine a été annulée peu après. "Le sommet est reporté à cause de problèmes de sécurité tout à l'heure sur l'aéroport de Bamako", a indiqué sur place le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé. [caption id="attachment_57517" align="alignleft" width="400" caption="Des maliens pro-junte manifestent à l'aéroport de Bamako le 29 mars 2012 © AFP"][/caption] Ils se sont retrouvés pour une réunion d'urgence à Abidjan, autour de M. Ouattara, les présidents Blaise Compaoré (Burkina), médiateur dans la crise, Thomas Boni Yayi (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Mahamadou Issoufou (Niger). Au moment où étaient attendus les chefs d'Etat au Mali, des incidents ont éclaté entre partisans et adversaires de la junte au QG du front anti-putschistes à Bamako, selon une source sécuritaire. Les forces de l'ordre y ont mis fin et se sont déployées en nombre autour du bâtiment. Le déplacement à Bamako de la Cédéao était pourtant capital: trouver une issue à la crise née du putsch contre le président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé à quelques semaines de la présidentielle du 29 avril. Mardi, lors d'un sommet à Abidjan, ces dirigeants qui ont suspendu le Mali de la Cédéao, avaient décidé d'envoyer cette délégation pour "permettre un retour rapide à l'ordre constitutionnel". Selon Djibrill Bassolé, la Cédéao travaille sur un compromis consistant en une "transition" dirigée par Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale dissoute par la junte. Attaque rebelle A Abidjan, l'organisation ouest-africaine a également brandi la menace de la force à l'intention des putschistes comme des rebelles, autorisant "la montée en puissance de sa force pour parer à toute éventualité". [caption id="attachment_57520" align="alignleft" width="400" caption="Le chef de la junte Amadou Sanogo, s'adresse à ses partisans le 29 mars 2012 à Bamako © AFP"][/caption] Mais le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) n'a pour l'instant donné aucun signe d'ouverture. A l'inverse, les putschistes ont accéléré la consolidation de leur pouvoir, adoptant une nouvelle Constitution qui consacre la prééminence des militaires jusqu'aux élections présidentielle et législatives qui clôtureront la transition et dont la date n'est pas déterminée. La junte a affirmé qu'aucun de ses membres n'était autorisé à se présenter à ces scrutins. Le président ATT, qui avait décidé de se retirer de la scène après ses deux mandats constitutionnels de cinq ans, semble pour l'heure hors jeu. Mercredi, sortant de son silence, il a déclaré à l'AFP qu'il se trouvait "à Bamako" et qu'il n'était "pas prisonnier", mais sans préciser sa localisation exacte. Mais la crise politique se double d'une crise militaire, alors qu'une nouvelle rébellion touareg et des groupes islamistes armés ne cessent de progresser dans le nord du pays, et sont passés à l'action à Kidal. "Nous sommes en train d'être attaqués par les rebelles (du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, MNLA) et des hommes d'Iyad (Ag Ghaly, chef du groupe armé islamiste Ansar Dine). Nous sommes en train de nous défendre", a déclaré un militaire malien joint par l'AFP à Kidal. Le MNLA attaque la ville par le nord, tandis qu'Ansar Dine mène un assaut par le sud, a-t-il précisé. "Nous attaquons actuellement", a confirmé un combattant d'Ansar Dine. La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de la semaine dernière a invoqué l'échec du régime d'ATT contre la rébellion pour justifier son putsch. AFP

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Commentaires (103)

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Nous n'avons rien de personnel contre qui que ce soit. Le combat que nous menons pour le retablissement de la constitution et des institutions de la republique, est un combat pour le Mali.Le point fondamental doit etre qu'a' la force du canon soit substitue'e la force morale de la constitution et des lois en vigueur au Mali. Aujourd'hui, notre FASSO le Mali traverse une situation perilleuse. Le pays est malade, c'est en resserant nos rangs qu'il sera gueri. Les divisions parmi nous seraient fatales a' l'existence du Mali. Capitaine Sanogho et son comite' doivent etudier les propositions que j'ai faites. Je leur conseille vivement de faire les choses suivantes IMMEDIATEMENT: 1- Retablissement de la constitution et des institutions de la republique 2- Liberation de tous les detenus politiques 3- Retourner dans leurs casernes . 4- Les partis politiques, Les notables et la societe' civiles engagent des negociations entre les auteures du coup d'etat et ATT. Lesdites negociations doivent aboutir a' une reconciliation et au retablissement total d'ATT dans ses fonctions. 5- ATT peut choisir de demissionner avant le 8 juin 2012. Si tel est le cas, Djoncounda assurera l'interime. Sa mission a deja ete'decrite dans mes autres ecrits. 6- La communaute'internationale accompagnera le Mali. Ouatara reviendra dans 48 heures. Retablir la constitution et les institutions peut etre fait des demain. Ce gesten encouragerait Ouatara et les autres dirigeants a' leur trouver une porte de sortie. LES SANCTIONS ECONOMIQUES DETRUIRONT LE MALI! FAISONS TOUT POUR LES EVITER!!!!
hmaliba 15 ans
Rétablissement de la constitution d'accord,mais non au retour de ATT,et non au fait que ce soit Dioncounda qui dirige la transition car Dioncounda est l'une des personnes qui ont conduit notre pays dans cette impasse en faisant passer sans penser au bien du peuple malien toutes les lois que ATT a amenées à l'assemblée à cause de leur majorité.Que ATT et Dioncounda démissionnent et que la transition soit diriger par quelqu'un qui n'était pas dans le gouvernement de ATT pour éviter toute tricherie pendant les élections.Et je propose Mr Seydou Badjan.
Lynx22 15 ans
Tu reves toi....Soyons conscient d'abord des causes de la crise sinon pas de solutions ni a long terme ,ni a court terme... :!: :!: :!:
ILLAL 15 ans
Le premier grand parti politique qui va reconnaitre qu'ils ont echoues et qu'il est necessaire de se donner la main et repartir sur des bases concretes aura sa popularite grimpee. Aujourd'hui le peuple ne cherche que des gens responsables, sinceres qui mettent l'interet du pays au devant des interets partisants, mais helas!
Lynx22 15 ans
je ss de ton avis,ils auraient du demander pardon au peuple et demarrer sur des nouvelles bases ,mais helas!!
fasokadi 15 ans
Sanogo, On ne repare pas une gaffe avec d autres gaffes. Organise ta sortie au plus vite car contrairement a ce que tu penses le temps ne jouera pas en ta faveur et toute ruse que tu essaieras ne fera que reduire tes options. Au fait es tu vraiment au courant que les villes du nord sont en danger? Oui tu le sais mais tu n es pas capable de gerer la situation? Tu viens de realiser quil est plus facile de critiquer que de gerer ? Alors penses au sort qui a ete reserve a tous ceux qui ont agit comme toi.
honte ! ya plus rien a dire !
Incroyable,j'ai suivi sur le net les difficultes que le Senegal a reussi a faire face, j'ai vu des hommes et des femmes braves, j'ai vu une jeunesse fache mais brave mais reflechi, meme si eux aussi insultaient fort sur seneweb.com, mais une seule chose etait claire, ils etaient unis en grande majorite. J'ai vu des hommes politiques au devant des jeunes, certains ont etes blesses, mais ils ont tenu dans l'espoir. Ou est l'ESPOIR du malien, surtout celui de l'exterieur,je vois sur maliweb que la majorite des mots cru, des insultes dures et sans fondement viennent des maliens de l'exterieur avec bien sur des exeptions. Alors devant les dificultes il faut garder une certaine attitude de respect et de digniter a l'encontre des autres. le MALI a d enorme potentiel economique, ceci est une epreuve surmontable, unissons nous, reflechissons ensemble pour trouver les solutions, le Mali doit sortir grand de cette epreuve, LE MALI PEUT et va conclure cette page difficille de son histoire.Quand meme un peu d'espoir au lieu de se balancer des injures et souhaitez aux uns et aux autres de bouffer des crottes, de la terre, et du BOU,non moi je souhaite que les difficultes soit gerer et vont l'etre et ensuite bouffer a bamako du b0n poulet Braises et sortir fire la fete avec de la bonne musique.NON?????OUIIIIII
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