Le PM Moussa Mara à propos des surfacturations et malversations sur les contrats passés par le gouvernement : "Ce qui s'est passé ces derniers mois est regrettable, mais nous avons convenu avec le FMI d'aller de l'avant"

03 Oct 2014 - 16:13
Mis à jour: 12 ans
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Le Premier ministre Moussa Mara était à Bruxelles et à Paris ces derniers jours. Il participait à la 4e réunion de suivi de la conférence des bailleurs qui, en avril 2013, annonçait trois milliards d'euros d'aide pour la reconstruction du Mali. Le Mali a-t-il toujours la confiance de ses partenaires eu égard à récente brouille, semble-t-il, en voie de normalisation avec le FMI? Le Mali va-t-il prendre des sanctions contre les fonctionnaires et les ministres impliqués dans les malversations et les surfacturations évoquées dans les certains contrats concernés ? Comment le chef du gouvernement juge-t-il l'avancée des négociations de paix à Alger ? Ce sont là des questions auxquelles M. Mara a répondu sur RFI. [caption id="attachment_281272" align="aligncenter" width="610"]L’opposition sera protégée Le premier ministre Moussa MARA[/caption] la question de savoir si les partenaires du Mali sont en train de lâcher le pays, le Premier ministre répondra par la négative. " Tous les partenaires sans aucune exception ont confirmé leur engagement, leur disponibilité ", a-t-il assuré. Il a précisé que certains partenaires sont même pressés d'avancer, puisque, dira-t-il, " ces derniers mois il y a eu la mise en parenthèse des aides budgétaires en rapport avec les incompréhensions que nous avons eues avec le Fonds monétaire. Tout cela est derrière nous maintenant ".   Pour Moussa Mara, le gouvernement est plus que jamais résolus à aller de l'avant, à faire des efforts dont certains auraient déjà été constatés en termes de transparence, de bonne gouvernance, pour que, précise-t-il, les finances publiques maliennes soient mieux gérées au bénéfice des Maliens. "Ce qui s'est passé ces trois ou quatre derniers mois pour notre pays est regrettable, mais nous avons convenu avec le Fonds monétaire d'aller de l'avant ". Quid des sanctions demandées par le FMI comme l'une des conditions de reprise de ses décaissements? Le patron de la cité administrative dira qu'un processus est en cours. Avant d'ajouter que les rapports d'audit ont fait ressortir des insuffisances, des irrégularités. Ces rapports d'audit, tempère-t-il, doivent d'abord être partagés avec les "audités", qui doivent donner aussi leur opinion. "La version finale des rapports d'audit - nous nous sommes engagés en cela - seront publiés. Les sanctions judiciaires sont du ressort de la justice. Au niveau de l'administration, les sanctions administratives seront évaluées et toute personne dont la responsabilité aura été établie sera sanctionnée. C'est un engagement du chef de l'Etat, c'est un engagement du gouvernement que nous allons mettre en œuvre sans aucune ambiguïté !", a-t-il souligné.   A la question de savoir qu'en tant que Premier ministre, s'il accorde toujours sa confiance à la ministre des Finances, qui dit que le FMI a violé la loi des finances dans l'affaire de l'avion présidentiel, M. Mara sera plutôt évasif. "Chaque chose en son temps. Et le chef de l'Etat, il ne faut pas l'oublier, est le maître du jeu. C'est lui qui fixe le "la" et c'est lui qui l'a clairement dit à la mission du FMI "personne au Mali n'est et ne sera au-dessus de la loi"", a-t-il expliqué.   Concernant les pourparlers de paix à Alger et la lancinante éventualité d'une fédération qui pourrait sauvegarder tout de même l'unité de l'Etat malien, Moussa Mara réfute cet argumentaire en arguant que les trois régions du Nord ne peuvent constituer une entité autonome. Pour lui, penser que Tombouctou, Kidal et Gao constituent une entité, c'est se tromper lourdement. Le nord de du Mali, à le croire, est une mosaïque de peuples, d'ethnies, de religions, de traditions, mais qui sont tous mus par une volonté commune d'être dans un même pays. Il a donc opposé un niet catégorique à ceux qui murmurent dans les coulisses d'Alger le fédéralisme comme solution au problème du septentrion malien. "Ce refus n'est pas seulement la réponse des autorités maliennes, mais c'est la réponse même du monde ! La fédération aujourd'hui est contraire à tous les actes internationaux, toutes les résolutions des Nations unies. Discutons quel contenu nous allons donner au pouvoir des territoires. Dotons les régions d'infrastructures socio-économiques, de la sécurité nécessaire, de la possibilité de travailler avec d'autres régions, d'autres pays, pour pouvoir impulser le développement à la base. Pour nous ce sont les véritables enjeux ", a-t-il expliqué.   Moussa Mara est-il tout de même confiant pour trouver un accord de paix à Alger ? Il répondra que nous sommes au seuil de la dernière étape. " Chacun a fait son offre de paix. Les médiateurs aujourd'hui commencent les synthèses de ces offres de paix. Vers le 10 octobre, mi-octobre, on va se retrouver en Algérie où les médiateurs vont nous proposer une synthèse de ces offres de paix. Déjà on aura déjà une architecture de l'accord que nous allons discuter pour arriver à finaliser. Nous l'espérons, un accord qui puisse satisfaire toutes les parties. Nous avons bon espoir ".   A la question de savoir si une amnistie est compatible avec la recherche de justice, quand on sait que la CPI a ouvert des enquêtes sur les crimes perpétrés au Mali et notamment au nord par les groupes rebelles. En clair, la partie malienne refusera-t-elle toute amnistie dans l'accord de paix à venir ? M. Mara dira que tout accord de paix contient sa part de compromis et suppose des efforts. Le gouvernement, a-t-il ajouté, a déjà fait preuve de beaucoup de mansuétude et va continuer dans ce sens.   Au plan de la politique intérieure, concernant la volonté supposée ou avérée du parti présidentiel, le RPM de faire éjecter le Premier ministre de son fauteuil, le chef du gouvernement dira qu'il s'accroche au "soutien indéfectible du chef de l'Etat ". Et qu'il a également le soutien indéfectible du parti du président de la République. Il ne doit pour l'instant s'en tenir à ces réalités pour continuer tranquillement à travailler, à servir le Mali. En clair, le jour où il reconnaîtra que IBK ne le soutient plus et que le RPM lui a retiré sa confiance, il en tirera toutes les conséquences. Bruno D SEGBDJI

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Commentaires (23)

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fanta
fanta 12 ans
vous n'êtes que des voleurs! Au contraire, jamais un régime n'a été aussi voleur, honni et maudit. Jamais un gouvernement n'a été aussi farfelu, trempé dans le vol, le népotisme. L'honneur du Mali, c'est Oumar Tam Tam Ly qui est resté digne comme son père Iibrahima Ly ayant payé des années de prison. Le temps donne raison à Tam Tam Ly. Merci le FMI sinon MARA et autres savaient ils n'ont rien dit. C'est grâce au FMI que le MALI découvre l'ampleur du vol. Allah même maudit ces gens qui ne cessent de dire INCHALLAH. Dicko, le faux shérif de Nioro et autres soutiens, le Mali n'a jamais connu au régime qui VOLE PAR SURFACTURATION EN SI PEU DE TEMPS ET AVEC DES MONTANTS FARAMINEUX. MARA VA PAS NOUS FAIRE CROIRE QUE C'EST LUI QUI DEMANDE CE CHANGEMENT. C'EST LE FMI ET LE MALI ENTIER LE SAIT.
DINOS
DINOS 12 ans
Ce Gouvernement a terni l'honneur et le bonheur du Mali. Comment comprendre au moment où le Gouvernement envoie les fils du pays à la boucherie, il vole l'Etat. Le Peuple malien a un Gouvernement ignoble composé de bandits, de malfrats, d'assassins économiques, immoral, honteux, voleurs.
Baben
Baben 12 ans
Mr Moussa Mara qui traitait ses prédécesseurs(les ex-premiers ministres) de Bandits et de tous les maux d’Israël, à mois de 12 mois d'exercice,nous voyons une perdre sur le dos des pauvres contribuables estimée à 29 milliards de nos francs sous sa gouvernance.S'il est digne fils de son père Joseph, je pense que seule la démission est la meilleure porte de sortie, ou s'il tu veux rester digne neveu de ton oncle grand voleur de son temps au Mali que je nomme ici Cheickna Ly alias Lycheick, avec comme argument de finir ce que tu as commencé(voler tout ce qui reste au trésors public comme fonds.) Ce qui est de IBK, en 1996 en son temps premier ministre plein pouvoir et président de l'ADEMA? TRANSPARENCY INTERNATIONAL avait dressé une liste de plus d'une dizaine de fonctionnaires milliardaires au Mali avec le salaire malien connu de tous. Que Allah sauve le Mali de ces deux experts en vol et mensonge. ALLAH BÉNISSE LE MALI.
nfp
nfp 12 ans
la voix du peuple " il est extrêmement urgent que le président de la république donne des instructions claire à son premier ministre pour purger le gouvernement de tout les malfrats de la république" Ne sois pas naïf, mon frère! Je te signale (ou je te rappelle!) que tous ces MALFRATS, c'est le président lui-même qui les a choisis et nommés, et Mara inclus, d'ailleurs! Un président malhonnête, voleur et menteur, n'a AUCUN INTERET à s'entourer de ministres intègres et travailleurs! BIEN AU CONTRAIRE!... S'il s'était entouré de ministres intègres, crois-tu qu'il aurait pu orchestrer la magouille du Boeing ou celle de Kagnassy??? Ils auraient tous fait comme Tatam Ly: ils auraient claqué la porte! Au lieu de ça, ils se sont fait COMPLICES et ont participé ACTIVEMENT au cambriolage d'Ibk & Karim!... Maintenant qu'Ibk est définitivement "grillé" aux yeux du Mali tout entier (et du reste du monde!), ils doivent commencer à regretter leur choix!
Là voix du peuple
Là voix du peuple 12 ans
Le problème aujourd'hui ce n'est pas le premier ministre moussa mara il a dit Céci devant le parlement les Mafiaso bandit au sommet de l'État mais le président de la république n'a pas compris le message c'est dommage les résultats sont là il est extrêmement urgent que le président de la république donne des instructions claire à son premier ministre pour purger le gouvernement de tout les malfrats de la république c'est à partir de ce moment-là qu'on va batir la nouvelle Mali
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