Réaction de Paris aux déclarations de Tiébilé Dramé : Paris se défend d'ingérence après les critiques d'un candidat

17 Juil 2013 - 09:15
Mis à jour: 13 ans
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AFP- Paris s'est défendu mercredi  d'ingérence au Mali et a assuré que la présidentielle du 28 juillet était "une  affaire malienne au premier chef", après les vives critiques d'un candidat qui  s'est retiré de la course.       [caption id="attachment_159246" align="alignleft" width="315"]Philippe Lalliot Philippe Lalliot[/caption] "C'est une affaire malienne au premier chef. La date des élections a été  fixée par les Maliens eux-mêmes et toute la communauté internationale soutient  ce calendrier", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère français des  Affaires étrangères Philippe Lalliot, soulignant que "les principaux candidats  à l'élection ne contestent pas les modalités et la date" du scrutin. Un des 28 candidats à la présidentielle malienne, Tiébilé Dramé, artisan  d'un accord de paix entre Bamako et la rébellion touareg, a annoncé mercredi  son retrait du scrutin estimant que les "conditions d'une élection régulière  n'étaient pas réunies". Il a aussi vivement critiqué la France, et notamment le chef de la  diplomatie française Laurent Fabius, accusé d'être "devenu directeur des  élections au Mali". "M. Dramé a fortement contribué à l'accord de paix de Ougadougou (ouvrant  la voie à la tenue du scrutin à Kidal, ville du nord qui était occupée depuis  février par les rebelles touareg)", a rappelé le porte-parole français,  s'interrogeant sur "la logique et la cohérence" des critiques de ce dernier.   "Il est d'autant plus important de tenir le scrutin à la date prévue qu'il  permettra de mettre en place un gouvernement légitime, et que selon l'accord  négocié par M. Dramé, un dialogue national doit d'ouvrir dans les 60 jours  suivant l'élection", a rappelé M. Lalliot. "Tout le monde travaille à ce que l'élection se fasse dans les meilleures  conditions. La campagne se déroule bien. A Kidal, l'administration et l'armée  maliennes sont revenues. Tout ceci dessine un tableau très en décalage avec ce  que déclare M. Dramé", a ajouté le porte-parole. Selon M. Dramé, ancien ministre et chef du Parti de la renaissance  nationale (Parena), "vouloir maintenir la date du 28 juillet, c'est priver de  nombreux Maliens de leur droit" de vote. M. Dramé avait officiellement demandé  le 8 juillet à la Cour constitutionnelle un report du scrutin, faisant valoir  en particulier l'impréparation du vote à Kidal, mais la Cour ne s'est pas  encore prononcée, à onze jours du premier tour. Elections-Mali-politique-présidentielle-conflit-France, Présidentielle au Mali: le candidat Tiébilé Dramé se retire,  critique Paris (AFP) - Un des 28 candidats à la  présidentielle du 28 juillet au Mali, Tiébilé Dramé, artisan d'un accord de  paix entre Bamako et la rébellion touareg, a annoncé mercredi son retrait du  scrutin et a vivement critiqué la France qui ne respecte pas "la dignité" de  son pays. "J'ai décidé de retirer ma candidature pour l'élection du 28 juillet, parce  que les conditions d'une élection régulière ne sont pas réunies", a déclaré M.  Dramé, lors d'une conférence de presse à Bamako. Il a mis en avant le cas de la ville de Kidal, à 1.500 km au nord-est de  Bamako, fief des Touareg et de leur rébellion, où, selon lui, "les conditions  de tenue de ce scrutin sont loin d'être réunies". "La loi électorale a été violée" à Kidal, car "à la date du 25 juin, il n'y  avait pas de liste électorale" dans la ville, comme ce devrait être le cas  "conformément à la loi", a-t-il ajouté. Selon Tiébilé Dramé, ancien ministre et chef du Parti de la renaissance  nationale (Parena), "vouloir maintenir la date du 28 juillet, c'est priver de  nombreux Maliens de leur droit" de vote. M. Dramé avait officiellement demandé le 8 juillet à la Cour  constitutionnelle un report du scrutin, faisant valoir en particulier  l'impréparation du vote à Kidal, mais la Cour ne s'est pas encore prononcée, à  onze jours du premier tour. "Nous avons saisi la Cour en espérant qu'elle se prononcerait. Puisqu'elle  ne s'est pas prononcée, je retire ma requête et je retire maintenant ma  candidature", a-t-il annoncé, ajoutant cependant: "Je ne ferai rien pour  entraver le processus des élections". M. Dramé s'est montré très critique à l'égard de certains dirigeants  français, dont le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui ont  exercé une forte pression pour que la présidentielle ait lieu en juillet en  dépit des inquiétudes exprimées à Bamako sur les risques que cette  précipitation n'aboutisse à une élection au résultat contesté.   "Je constate que Fabius est devenu le directeur des élections au Mali", a  affirmé Tiébilé Dramé, regrettant que "certains responsables français  accumulent les maladresses". "Je pense qu'on peut aider un pays sans  s'immiscer dans ses affaires", a-t-il estimé. "Nous sommes reconnaissants à la  France pour ce qu'elle a fait pour nous, mais on peut aider un pays à se  libérer sans toucher à sa dignité". La France est intervenue militairement dès le 11 janvier au Mali aux côtés  de l'armée malienne et d'autres armées africaines pour libérer le nord du pays  qui avait été occupé en 2012 par des groupes islamistes armés et criminels  liés à Al-Qaïda, intervention qui se poursuit. La ville de Kidal était occupée depuis février par les rebelles touareg du  Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), jusqu'à leur cantonnement  qui s'est fait en parallèle à l'arrivée le 5 juillet de quelque 150 soldats  maliens, conformément à un accord de paix signé le 18 juin à Ouagadougou et  dont M. Dramé a été l'artisan au nom du gouvernement malien de transition. L'arrivée des soldats maliens dans la ville, où le gouverneur se trouve  depuis lundi pour préparer la présidentielle, a provoqué des tensions entre  partisans et opposants à la présence de l'armée. A propos du gouverneur, le colonel Adama Kamissoko, M. Dramé a estimé qu'il  était revenu "organiser à la hâte, en quelques heures sur place, la révision  de la liste électorale", mais "aujourd'hui le retour de l'administration à  Kidal est loin d'être effectif". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé lundi à Paris que même  si l'élection présidentielle était "imparfaite", ses résultats devraient "être  respectés". Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, avait quelques jours  auparavant reconnu lui aussi que cette élection ne serait pas "parfaite,  encore moins dans un pays en sortie de crise".  

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Commentaires (17)

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Namakan
Namakan 13 ans
M. Drame vous avez vraiment raison. Mais seulement les maliens qui seront prives de leur droit de ne doivent pas reconnaitre..
Kassin 13 ans
Tiebilé Dramé est le prototype même des hommes de la nullité crasse et de l'opportunisme sans lendemain qui ont mis ce pays à genoux! Ce matamore de la 25ème heure navigue entre le CNID Faso Yiriwa ton et le PARENA en espérant se parrainer lui même sur le dos voûté des maliens à bout de souffle. Il fait du problème du nord du Mali son fond de commerce macabre pour espérer assouvir ses desseins de démon DRAMATIQUE en digne DRAMÉ, devenu Homme lige du délire permanent. Mais voilà mal lui a pris car ni son torchon de Ouaga ni son vagabondage éhonté devant la cour constitutionnelle n'ont permis à ce troubadour de jeter le discrédit sur le scrutin du 28 juillet 2013 au Mali. Alors ce vaurien autoproclamé MATAMORE 2013 des délires maliens en série de Ouaga 2000, version des dessous de table de Blaise Compaoré, s'attaque maintenant à la France comme ci ce sont François Hollande et Laurent Fabuis qui voteront à la place des maliens le 28 juillet 2013. Le peuple malien a compris une chose au moins , soit il prend son destin en main en choisissant un homme ou une femme capable de faire face aux défis du moment, soit il s'expose une fois de plus à la banqueroute collective. Alors, que dalle, il s'en tape mais royalement de la pantalonnade des sans culotte de cette transition politique inutile et dangereuse pour le Mali. Vive le France et Vive le Mali démocratique et debout, multiracial et laïc dans une Afrique unie, prospère et en paix! Et vive coopération internationale!
nouhoum k
nouhoum k 13 ans
dans toute cette crise c'est le mali qui est perdant et les autre an tirons des bénéfice.L'histoire du mali tant que on va pas prendre des arme nous aussi on risque de tout perdre tout un jour et après dire si on savais c'est le moment ou jamais
Giuli de Suisse
Giuli de Suisse 13 ans
Mais si ce n'est pas de l'ingérence, qu'est-ce que c'est ? Paternalisme? Diviser pour mieux régner ? Autres ?
Tecoum
Tecoum 13 ans
Dans une election Presidentielle, tous les electeurs qui ont le droit de voter doivent avoir le privilege d'exercer ce droit.S'il en est autrement ces elections perdent leur legalite.En outré,si les imperfections des elections concernent des fraudes massives ou l'ingerence des forces exterieures,ces elections perdent leur credibilite meme si le Secretaire General des Nations Unies les consacre valides.Les Elections sont validees seulement par la Cour Constitutionnelle du Mali,ni par le Representant de l'ONU,ni par le Representant de la France.Nous avons assiste avec degout aux prises de positions de l'exterieur dans les affaires interieures du Mali. M.Drame a parfaitement raison de demander le report de ces elections car le temps imparti est inadequat pour permettre aux electeurs d'exercer leur de droit de vote.Cela est une decision Malienne a 100%. La Cour constitutionnelle doit se prononcer pour que les responsabilites soient bien situees.Les consequences peuvent etre enormes.
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