Texte référendaire d’IBK : Merci Maitre Marcel CECCALDI d’avoir édifié encore le Peuple !

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L'avocat Marcel Ceccaldi. © Virginia Mayo/AP/SIPA
L'avocat Marcel Ceccaldi. © Virginia Mayo/AP/SIPA

Plusieurs camps ont été créés par les acteurs politiques du Mali lorsque la majorité de l’Assemblée Nationale malencontreusement a voté le nouveau texte référendaire à 111 voix pour en l’Etat. Le camp ‘’An té son, a bana’’ a été le premier à donner de la voix et des pieds pour dénoncer partout où il le fallait. En plus des marches, cette  plateforme qui porte le même nom,  est allé vers les  religieux, dans les régions, dans les radios libres pour dénoncer une mort brutale de la démocratie au Mali. En un laps de temps, il a conquis l’adhésion du peuple malien à sa cause aussi bien à Bamako que dans les régions. Parallèlement, la société civile représentée par plusieurs associations (Touche pas à ma constitution, Trop c’est trop,Choquer pour éduquer, Mardi rouge etc…) se sont organisées pour se faire entendre contre le projet de texte constitutionnel présenté et voté à l’Assemblée Nationale. Ces associations ont fait sortir une marée humaine sur des kilomètres de distance, du jamais vu au Mali. Tous les manifestants  parlaient le  même langage, « Ne touchez pas à ma constitution ».

Bien plus tard, le camp « Oui, an sona » favorable au texte référendaire, malgré ces nombreuses incohérences contribuant à renforcer le pouvoir du Président de la République au détriment des autres institutions, à la partition du Mali en deux entités (nord et sud) qui ne seront pas administrées de la même manière, à la caporalisation du peuple en l’empêchant de décider de son avenir s’est également manifesté à Bamako et  dans quelques villes de l’intérieur. La prise en compte de l’Accord d’Alger, dans le cadre de la décentralisation évoquée comme la raison fondamentale de la Révision Constitutionnelle ne se trouve nulle part dans le nouveau texte. Le camp ‘’oui en sona’’ a bénéficié de 800 millions F CFA selon certaines sources pour faire la propagande autour de ce texte. Les honorables députés envoyés dans les cercles n’ont pas pu faire comprendre au peuple cette nécessité de réviser la constitution en ce temps de crise sécuritaire au Mali. Plus grave le Mali a perdu presque ses territoires du nord. Le peuple pense qu’au lieu de chercher à recouvrer ses zones, le pouvoir ne trouve mieux que d’aller à un renforcement du pouvoir du Président dans le but de faire de lui un « Roi Mandingue ».

Les meetings organisés dans les régions n’ont mobilisé que deux juifs et un arménien. Egalement certains  marabouts ont eu leur part bien avant que le texte constitutionnel ne soit prêt. En effet, une quarantaine d’Imams et de chefs religieux ont été corrompus avec des véhicules 4×4, et même une route bitumée de 37kms pour un d’entre eux. Pour ces faits, les imams et chefs religieux devraient endoctriner les populations, comme ils l’ont fait pour la destruction des kiosques et pour l’Accord d’Alger, en disant qu’autant avoir une mauvaise constitution, pour amener vite la paix, que de la contester. Les religieux pris au piège, car étant assiégés par toutes les parties, se sont sentis redevables envers le peuple d’en bas. Pour cela, ils ont commis des juristes afin de les imprégner sur   les tenants, les aboutissants, les contre-vérités, les vérités, les pièges etc…contenus dans le projet de texte constitutionnel. Veulent-ils alors partager la poire en deux. Non, le peuple n’acceptera pas cela. Il réclame l’application stricte de l’article 118 Alinéa III de la constitution du 25 février 1992, interdisant toute révision constitutionnelle lorsque l’intégrité du territoire est atteinte. Le peuple n’est pas du même avis que la Cour Constitutionnelle qui trouve qu’il y a qu’une insécurité résiduelle. En attendant l’avis des experts commis par les chefs religieux, l’un des consultants français répondant au nom de Marcel CECCALDI, a parlé à cœur ouvert au journal ‘’le Sphinx’’. Il a carrément démonté le dit texte en dénonçant toutes les lacunes contenues dans le texte y compris les contradictions, les incohérences. Il a conclu que ce texte est un recul pour la démocratie malienne. Il confirme qu’il n’a pas vu le texte qui a été envoyé à l’Assemblée Nationale, ni celui voté par elle. Il a déconseillé d’aller à une décentralisation sans délai. Par contre il propose une décentralisation progressive. Quant à la question de savoir, si il est contre la révision constitutionnelle, voici ce qu’il pense ‘’Vous avez les richesses naturelles qui se trouvent au nord. Vous avez des grands groupes qui ont intérêt à ce qu’il y ait partition au Mali. Parce qu’il est plus facile de traiter tous de suite avec un Etat qui vient d’être installé donc par nature nécessairement faible plutôt que de négocier avec  un Etat fort comme l’est la République du Mali. Ce qui est en jeu c’est cela, c’est l’avenir du Mali.’’

En conclusion, ce que nous retenons, les religieux du Mali n’ont pas encore besoin d’experts pour trancher, Maitre Marcel CECCALDI est allé au-delà de notre espérance, car il a tout dit. Ses seules explications suffisent pour éclairer la lanterne de tous les maliens. Nous invitons les religieux à être du côté du Mali, que de celui des routes bitumées ou des véhicules 4×4. Seul le Mali est éternel !

Badou S KOBA

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3 COMMENTAIRES

  1. vas te faire foutre toi meme kirane tu pense que vous allez nous berner encore comme ce fut le cas dans le passé et arreter de nous parler toujours de l’opposition car notre combat n’a rien avoir avec l’opposition comme tu le pretends
    notre combat c’est l’injustice que notre cher mali a été victime, tu comprends ça ?

  2. Une belle fabrication qui ne convainc personne Mr. Badou. Le Sphinx n’a jamais rencontré Ceccaldi. Vous avez dit haut et fort ici que c’est Ceccaldi qui a écrit le projet contre espèce sonnante et trébuchante. Aujourd’hui vous nous revenez pour dire que Ceccaldi aurait dit ceci ou cela. Tout cela démontre la mauvaise fois du camps de l’opposition. Allez défendre le peuple sur des problèmes comme la vie chère. La baisse des loyers, la baisse du prix des denrées. Constitution d’aujourd’hui ou d’hier ne changera rien à nos vis.

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