Veille citoyenne : Tiébilé Dramé, l’opposant en « OR » contre le régime IBK

05 Fév 2016 - 16:58
Mis à jour: 11 ans
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Veille citoyenne : Tiébilé Dramé, l’opposant en « OR » contre  le régime IBK
Tiebilé Dramé
Comme le dit l’adage, tout homme qui a du pouvoir est tenté d’en abuser. Il faut faire en sorte que dans la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. D’où la nécessité dans toute démocratie d’avoir une Majorité qui gouverne et une Opposition qui propose des alternatives à la gestion du pouvoir. Avec la veille citoyenne, que mène si bien le président du PARENA, on est tenté de dire que la démocratie malienne commence à prendre son envol réel après plus de dix ans de consensualisme politique sous ATT. Aujourd’hui, il y a une écrasante majorité autour du Président IBK qui gouverne et une opposition autour de son chef file, Soumaila Cissé qui surveille la majorité comme du lait sur le feu. Dans cette gymnastique hautement démocratique, un homme semble être le pourfendeur du régime de « scandalegates » sous IBK. M. Tiébilé Dramé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, donne de l’insomnie au gouvernement. Ses faits et gestes font sursauter les plus hautes autorités. Mais M. Dramé n’est-il pas jusque là incompris par le peuple en dépit de la noblesse de son combat ? Il est en train aujourd’hui de montrer la voie aux autres leaders de l’Opposition par sa promptitude, son courage mais aussi et surtout la qualité et la consistance de ses critiques, toujours documentées, vérifiables et si bien structurées ? Flash back sur le parcours militant d’un combattant hors pair pour la Démocratie et la République.   Depuis l’investiture le 04 septembre 2013 du président IBK, un certain nombre de partis ont fait le choix de l’Opposition afin de proposer une autre alternative au peuple malien. Parmi ces partis qui ont osé quitter le beurre pour le soleil, nous pouvons citer entre autres l’Union pour la République et la Démocratie, l’URD, les Forces Alternatives pour le Renouveau FARE ANKA WULI, le Parti pour la Renaissance Nationale, le PARENA. Ces principaux partis de l’Opposition, à défaut d’avoir de la cohésion, font différemment entendre leur voix.  Mais de toutes celles qui crient aux «scandalegates», celle du bélier  Tiébilé Dramé du PARENA est la plus audible et la plus entendue par le Peuple. En effet, sept petits mois ont suffi au PARENA pour décrypter et mettre à nu les insuffisances de la mal gouvernance. Dans un mémorandum intitulé  «IBK sept mois après : le Mali dans l’impasse», le PARENA dénonçait à la surprise générale des nouveaux princes du jour,  les tares de la gouvernance: elles allaient de la double violation de la Constitution en refusant de reprendre son serment d’investiture tronqué,  de déclarer officiellement et dans les délais ses biens, à l’immixtion de la famille présidentielle dans la gestion des affaires publiques, en passant par les marchés d’équipements militaires, la rénovation du palais présidentiel, jusqu’à l’achat du Boeing Présidentiel dans des conditions opaques, le PARENA n’a laissé aucune chance au pouvoir. Son mémorandum aura provoqué un véritable tremblement de colline à Koulouba. Quelques mois après son mémorandum, le PARENA, toujours fidèle à lui-même, mettait  à nouveau  les pieds dans le plat. Il découvrait, toujours comme par révélation, l’arnaque dans l’affaire dite  des engrais frelatés de la CMDT, de l’APCAM et du ministère en charge du Développement Rural. Alors qu’il a saisi le vérificateur général ainsi que la justice pour faire toute  la lumière sur cette rocambolesque affaire, une autre  plus grave surgissait encore. Il s’agit  de l’affaire des tracteurs surfacturés, qui selon le PARENA, ont été vendus à l’Etat malien au double de leur prix de revient. Ces deux dernières affaires ont eu pour conséquence le départ des deux plus grands responsables impliqués dans sa gestion à savoir : le puissant ministre RPM du Développement Rural, le Dr. Bokary Tréta et le PDG de la CMDT, M. Kalifa Sanogo. A peine le gouvernement réaménagé, le Mali subissait une autre humiliation à l’Assemblée Générale des Nations Unies pour non-paiement de cotisations. Et c’est également par un communiqué du PARENA que le Peuple l’apprenait occasionnant ainsi  un lever de boucliers du gouvernement qui s’est lancé dans une tentative d’explications contradictoires. Comme pour dire que la majorité a beaucoup plus peur du PARENA de Tiébilé, qui n’a qu’un seul député à l’AN, que l’URD de Soumaila Cissé avec tant de députés et de moyens. Qui est alors ce « Petit Monsieur » qui fait tant jaser et ébranler le pouvoir ? Tiébilé Dramé   né le 9 juin 1955 à Nioro du Sahel, il a étudié à l’École normale supérieure de Bamako, puis à l’Université de Paris I où il obtient un DEA en histoire de l’Afrique. C’est pendant ses études à Bamako que débutent ses activités politiques. Ainsi, entre 1977 et 1980, il fut le Secrétaire Général de l'Association des Elèves et Etudiants de l'École Normale Supérieure, ADEENSUP et de l’Union nationale des Élèves et Étudiants du Mali, UNEEM qui s’opposa activement à travers des grèves et des manifestations au régime dictatorial du Général Moussa Traoré. Il sera embastillé et emprisonné à plusieurs reprises par le régime militaire, et déporté au nord, à Bougheïssa, à Ménaka et à Talataye aux côtés de Cabral, son adjoint au bureau de l’UNEEM qui lui succèdera à la tête de  cette organisation. Il s’exila en France et en Angleterre pendant une dizaine d’années consécutives à partir de 1981.  Ancien "prisonnier d’opinion" adopté par Amnesty International, militant des droits de l’Homme, il a travaillé, pendant plusieurs années au Secrétariat d’Amnesty International à Londres. Tiébilé Dramé était le principal responsable à l'extérieur du groupe politique clandestin "Union de lutte Tiémoko Garan Kouyaté" ULTGK qui a été à l’origine de la création de l'Association Nelson Mandela et de l'ADIDE, l’association des jeunes diplômés sans emploi en 1987, du CNID-Association et de l'AEEM, l’association des élèves et étudiants du Mali  en octobre 1990. Militant au Congrès national d’initiative démocratique (CNID), il rentre au Mali en Mars 1991 après le renversement du régime de Moussa Traoré par Amadou Toumani Touré. Il devint éphémère ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de la 1ère Transition entre 1991 et 1992. À la fin de cette Transition, il lança l'hebdomadaire d’analyses et d’informations générales "Le Républicain". Un organe qui deviendra très vite l’un des meilleurs journaux de référence et la première école de journalisme avant la lettre de la presse malienne. "Le Républicain" est, à ce jour encore, l’un des principaux quotidiens les plus lus du pays. En 1995, en désaccord total avec Me Mountaga Tall, il claqua la porte du CNID avec d’autres militants comme Djiguiba Keita dit PPR, Yoro Diakité, Sidy Camara, Me Hamidou Diabaté, pour fonder le Parti pour la Renaissance Nationale, le PARENA. En 1996, il est nommé ministre des Zones Arides et Semi-arides au sein du gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keïta. Elu député à l’Assemblée nationale en 1997, il a été membre du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qu'il a présidé de 2001 à 2002. Il dirigea le Comité d'organisation du Sommet Afrique-France tenu à Bamako les 3 et 4 décembre 2005.  Deux fois, candidat à l’élection présidentielle en 2002 et 2007, il arriva respectivement, quatrième avec 4,02 % des voix, puis  troisième, avec 3,04 % des voix, derrière le président sortant Amadou Toumani Touré, réélu dès le premier tour et Ibrahim Boubacar Keïta. Après le coup d’Etat du 22 mars 2012, il est nommé par le président de la Transition, Dioncounda Traoré, conseiller spécial chargé des négociations avec les groupes armés au Nord du Mali. Il parvint à leur arracher la signature des Accords de paix de Ouagadougou en juin 2013. Lors des élections d'août 2013, initialement candidat du PARENA, il se retire de la course considérant que les conditions optimales pour la tenue des élections libres, transparentes, démocratiques et inclusives,  n’étaient pas réunies. Il contestait  entre autres, la capacité des régions du Nord et des réfugiés et des  déplacés du conflit à voter. En définitive s’il y’avait pas d’opposition en démocratie, il fallait  la créer pour décerner le prix du meilleur OSCAR d’opposant à l’enfant de Nioro du Sahel.                                                                                  Youssouf Sissoko [email protected]

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Commentaires (68)

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Wandé Renne
Wandé Renne 11 ans
courage Mr Dramé pour les vrais Maliens qui aiment ce pays,les pintades qui continuent à crieer sans cause reel;ils vont se dispresser dans si peut de temps après la fin de tam tme comme leur habitide .
Wandé Renne
Wandé Renne 11 ans
courage Mr Dramé pour les vrais Maliens qui aiment ce pays,les pintades qui continuent à crieer sans cause reel;ils vont se dispresser dans si peut de temps après la fin de tam tme comme leur habitide .
KARIM BA
KARIM BA 11 ans
Tiébilé dramé a toujours salit le nom du mali à travers ses différentes campagnes d’intoxications qu’il mène. Il est allé jusqu’à payer des gens pour commettre des attentats à Bamako ; on l’a tous su alors ces gens ne peuvent rien apporter au mali
FIFI LA MALIENNE
FIFI LA MALIENNE 11 ans
L’opposition malienne ne cherche qu’à semer le désordre en posant des actes répréhensibles mais qui n’affectent en rien l’image de la république qu’elle s’attelle tant à ternir. Une opposition dite républicaine à des ambitions pour le pays ; elle à une ligne de conduite qu’elle suit ; elle a des projets de gouvernance bien établis ; elle critique sur des faits avérés et par les voies recommandés mais hélas la nôtre n’a pas de règlement intérieur à plus forte raison des projets de gouvernance ! Comment peut- elle aider donc à construire le pays ?
ADJA CAMARA
ADJA CAMARA 11 ans
La gestion du pouvoir d’IBK a toujours été transparente ; Il a hérité d’un pays gangréné par des maux qui ne favorisent pas l’essor du pays et ces maux sont à tous les niveaux de la société. Ce n’est pas en un clin d’œil que le pays changera. Il faut avoir un esprit critique, citoyen et républicain afin de prétendre être associé à la gestion des affaires de l’état…
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