Régulation du Cyberespace au Mali : Les Acteurs Clés en Conclave pour Co-construire des Solutions
Le projet « Siguida Hérèma », mis en œuvre par Search for Common Ground en partenariat avec l'URTEL (Union des Radios et Télévisions Libres), a organisé les 8 et 9 septembre 2026 un atelier consacré à la régulation du cyberespace au Mali.
L’Objectif était d’établir un dialogue stratégique et opérationnel entre les acteurs de la société en vue de promouvoir une gouvernance équilibrée, inclusive et anticipative de l’espace numérique dans notre pays.
La rencontre a rassemblé des représentants de la Haute Autorité de la Communication (HAC), ceux des confessions religieuses, des médias et d'autres acteurs de la société civile. L'objectif était d'appréhender ensemble les préoccupations relatives au cadre légal de l’espace numérique au Mali, de se partager les expériences sur les dérives en ligne, d'identifier les outils et les bonnes pratiques favorisant un usage responsable, ainsi que d'aborder les mécanismes de prévention et les enjeux d'avenir tels que l'intelligence artificielle.
L'ouverture des travaux a été présidée par le Chef de Cabinet du Ministère de la Communication, de l'Économie Numérique et de la Modernisation de l'Administration, Mohamed Ag Albachar. Il était accompagné du Directeur Pays de Search for Common Ground, M'Bara Adawia Koye, et du représentant de la Délégation Spéciale de la Commune IV du district de Bamako.
Dans son intervention, le représentant municipal a salué ce cadre fédérateur de synergie entre les organisations de la société civile, les médias et d'autres acteurs autour d'un plaidoyer commun sur les enjeux majeurs pour la construction citoyenne. Abondant dans le même sens, le Directeur Pays de Search for Common Ground, a salué le cadre tout en rappelant leur engagement en faveur de l'écoute et du dialogue
Quant au représentant du Ministre, rappelant l'importance accordée par son département aux enjeux de la régulation du cyberespace, a noté que ces dernières années, le cyberespace s'est imposé comme un espace incontournable d'information, d'expression et de mobilisation citoyenne. Les réseaux sociaux et les plateformes numériques ont complètement transformé la manière d'informer les citoyens, leurs échanges et leur participation à la vie citoyenne, a souligné M. Albachar. Avant d’ajouter que cette évolution ouvre des perspectives considérables pour la liberté d'expression, l'emploi et l'inclusion même si elle implique également des défis, notamment ceux liés à la désinformation, à l'atteinte à la vie privée, aux discours de haine et aux autres formes de cybercriminalité. Toute chose qui selon lui, a conduit le pays à se doter d’une loi contre la cybercriminalité ainsi que de mécanismes de protection des données à caractère personnel. Des dispositifs qui n’ont que seul objectif : celui de sécuriser notre environnement numérique, protéger les citoyens et préserver la stabilité sociale même si ils suscitent des interrogations légitimes au sein de la société civile et des médias, portant notamment sur l'équilibre nécessaire entre ces prérogatives et la liberté fondamentale d'expression.
Revenant à l’atelier, il a salué l’initiative qui selon lui, a choisi de dépasser le simple constat pour ouvrir un dialogue constructif. Aussi, il a conclu ses propos en rassurant de la disponibilité et le soutien de son département.
Khadydiatou SANOGO/maliweb.net