Troisième journée de presse morte au Mali, pour la libération de Daou
14 Mar 2013 - 16:20
14 Mar 2013 - 20:41
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[caption id="attachment_111441" align="alignleft" width="314"]
Le Capitaine Amadou Aya Sanogo[/caption]
Ces journées, qui ont débuté mardi, se sont poursuivies alors que certains avocats annonçaient leur intention de porter plainte contre l’Etat pour séquestration du journaliste Boukary Daou, directeur de publication du journal Le Républicain.
« Nous on veut la libération de notre confrère, carrément. La principale revendication, c’est la libération de Boukary Daou » a dit le directeur de la Maison de la presse, Makan Koné.
Pour Alexis Kalembry, directeur de publication du journal Les Echos, ce mouvement de la presse est parti de la mauvaise volonté des autorités à écouter les journalistes.
« Il n’y a aucune plainte formelle contre lui » rappelle M. Kalembry. Si des faits concrets peuvent être retenus contre M. Daou, qu’on les fasse connaitre, a poursuivi le journaliste. « Les lois sont claires en la matière. Mais comme les choses se font actuellement, ce n’est pas la bonne procédure en république, en démocratie » ajoute-t-il. « Et malheureusement, nous n’avons rencontré aucune oreille attentive à ce jour ». Approchée par les journalistes qui cherchent à défendre leur confrère, la classe politique malienne a opté pour le mutisme, probablement par peur, estiment les média maliens.
La presse malienne est très montée depuis l’attaque du 2 mars contre Dramane Traoré, animateur de Radio Kayira à Niono, qui a été agressé à domicile et grièvement blessé. Et elle a dénoncé l’interpellation de M. Daou, quelques heures après la publication d’une lettre ouverte rédigée par un soldat malien, reprochant au président de la République du Mali les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, à l’origine du coup d’État du 22 mars 2012. Le capitaine a été nommé en février président d'un comité militaire chargé de réformer l'armée malienne.
Jeudi, les média maliens imputaient au capitaine Sanogo le refus de libérer M. Daou. Les journalistes maliens redoutent également pour l’état de santé du directeur de publication du journal Le Républicain qui selon eux, aurait été victime de violences en détention.
A noter que la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a apporté son soutien aux journalistes maliens dans leur campagne pour obtenir la libération de M. Daou.
L’ONG de défense de la presse Reporters sans frontières a elle aussi salué l’opération « presse morte » lancée par les journalistes maliens en réaction à la détention du journaliste.
Le Capitaine Amadou Aya Sanogo[/caption]
Ces journées, qui ont débuté mardi, se sont poursuivies alors que certains avocats annonçaient leur intention de porter plainte contre l’Etat pour séquestration du journaliste Boukary Daou, directeur de publication du journal Le Républicain.
« Nous on veut la libération de notre confrère, carrément. La principale revendication, c’est la libération de Boukary Daou » a dit le directeur de la Maison de la presse, Makan Koné.
Pour Alexis Kalembry, directeur de publication du journal Les Echos, ce mouvement de la presse est parti de la mauvaise volonté des autorités à écouter les journalistes.
« Il n’y a aucune plainte formelle contre lui » rappelle M. Kalembry. Si des faits concrets peuvent être retenus contre M. Daou, qu’on les fasse connaitre, a poursuivi le journaliste. « Les lois sont claires en la matière. Mais comme les choses se font actuellement, ce n’est pas la bonne procédure en république, en démocratie » ajoute-t-il. « Et malheureusement, nous n’avons rencontré aucune oreille attentive à ce jour ». Approchée par les journalistes qui cherchent à défendre leur confrère, la classe politique malienne a opté pour le mutisme, probablement par peur, estiment les média maliens.
La presse malienne est très montée depuis l’attaque du 2 mars contre Dramane Traoré, animateur de Radio Kayira à Niono, qui a été agressé à domicile et grièvement blessé. Et elle a dénoncé l’interpellation de M. Daou, quelques heures après la publication d’une lettre ouverte rédigée par un soldat malien, reprochant au président de la République du Mali les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, à l’origine du coup d’État du 22 mars 2012. Le capitaine a été nommé en février président d'un comité militaire chargé de réformer l'armée malienne.
Jeudi, les média maliens imputaient au capitaine Sanogo le refus de libérer M. Daou. Les journalistes maliens redoutent également pour l’état de santé du directeur de publication du journal Le Républicain qui selon eux, aurait été victime de violences en détention.
A noter que la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a apporté son soutien aux journalistes maliens dans leur campagne pour obtenir la libération de M. Daou.
L’ONG de défense de la presse Reporters sans frontières a elle aussi salué l’opération « presse morte » lancée par les journalistes maliens en réaction à la détention du journaliste.
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Rebelcette histoire de journées "presse morte" était une prévisible erreur car, aux grands maux il faut les grands moyens. puisque c'est la publication de la lettre ouverte qui pose problème visiblement plus à Kati qu'à Koulouba, alors ne ce serait-ce que par une véritable solidarité (comme c'est bien souvent le cas ailleurs) pour le journaliste séquestré pour l'avoir fait, il fallait en faire autant dans toutes les rédactions jusqu'à la relaxe du confrère. mais la presse malienne a préféré adopter une posture perdante qui en dit long sur sa déconfiture et même un peu sur son manque de crédibilité au sein de l'opinion... et c'est à ses dépens, hélas !13 ansRépondreLike (0) -
Pseudo supplementaireMENTION SPECIALE A OUMAR (1 COMMENTAIRE) DONT LE POST CINGLANT "Tu la fremé sal batar Mango……" A LITTERALEMENT ANEANTI NOTRE FRERE TIENIMANGO!!! :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D C'était la 1ère fois aujourd'hui que OUMAR avait le moindre influx dans son seul et unique neurône, et ça a donné ça: (1 post '"Tu la fremé sal batar Mango……" Bel effort! :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D13 ansRépondreLike (0) -
Pseudo supplementaireBEN77 Toi qui es sensé être sensé, je ne comprends pas que le fait ENORME qu'une SECURITE D'ETAT (je dis bien une SECURITE D'ETAT!!!) coffre et détienne sans le moindre chef d'accusation un journaliste (je dis bien un JOURNALISTE!!!) ne t'interpelle pas! As-tu jamais vu cette même S.E arrêter qui que que soit d'autre que ceux qui gênent l'autre parasite de Kati??? MAIS QUE FAUT-IL DONC POUR QUE VOUS COMPRENIEZ CE QUE TOUT LE MONDE COMPREND DEPUIS LE 22 MARS???? Vous ne voyez donc pas que ce qui reste du Mali est encore plié au bon vouloir et aux caprices personnels de cette mauviette-détourneur-de-fonds-publics-Lâche-Fuyard?????? Comme les campagnes gratuites de vaccinations, il me parait urgent d'organiser ici des campagnes de distributions gratuites de cerveaux! :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cr13 ansRépondreLike (0)-
Ben77Monsieur X (puisse que vous n’avez pas de pseudo), d’abord un rectificatif sur le plan purement vocabulaire. L’expression « sensé être sensé» n’existe pas ou disons, ne veut rien dire ; moi j’ai dit : « censés être sensés » en parlant des avocats. Pour revenir à notre sujet, je voudrais que vous sachez que le Mali est actuellement sous le régime d’état d’urgence. Je crois que beaucoup ignorent cet état de fait qui en fait change tout. Donc les services de sécurité n’ont aucunement besoin d’un chef d’accusation quelconque pour arrêter un journaliste ou même un juge. C’est la loi qui le dit ; et malheureusement on est désagréablement surpris que même des cadres l’ignorent. Le journal peut même être fermé définitivement ou suspendu pour une période déterminée si son action tend à influer négativement sur le déroulement des opérations en cours au Nord-Mali. Je vous demande aussi de jeter un coup d’œil sur les missions et attributions de la SE du Mali ou d’un quelconque autre pays.13 ansLike (0)
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Ben77Je ne sais pas pourquoi des gens pourtant censés être sensés s’agitent inutilement pour ce problème d’arrestation du journaliste Daou. Tout est pourtant conforme à la loi. L’Article 50 de notre constitution dit : « Lorsque les Institutions de la République, l'indépendance de la Nation l'intégrité du territoire national, l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier les pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation du Premier Ministre, des Présidents de l'Assemblée Nationale et du Haut Conseil des Collectivités ainsi que de la Cour Constitutionnelle. Il en informe la Nation par un message. L'application de ces pouvoirs exceptionnels par le Président de la République ne doit en aucun cas compromettre la souveraineté nationale ni l'intégrité territoriale. Les pouvoirs exceptionnels doivent viser à assurer la continuité de l'Etat et le rétablissement dans les brefs délais du fonctionnement régulier des institutions conformément à la Constitution. L'Assemblée Nationale se réunit de plein droit et ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.» Parmi les mesures exceptionnelles dont il s’agit, ont peut citer l’état d’urgence. L’état d’urgence, a été décrété au Mali depuis le 12 janvier 2013, et a été prorogé pour trois mois supplémentaires, afin d’assurer «le bon déroulement des opérations militaires en cours pour la libération des régions occupées du pays. Le gouvernement avait déclaré que: «Le bon déroulement des opérations militaires en cours pour la libération des régions occupées de notre pays et la nécessité d’instaurer et de maintenir un climat social serein dans tout le pays commandent la prorogation de l’état d’urgence sur l’étendue du territoire national » (à suivre)13 ansRépondreLike (0) -
Ben77(suite et fin) Pour éclairer votre lanterne, je vous donne quelques explications. 1- En droit , l’état d’urgence est régime provisoire qui accroît les pouvoirs de police des autorités civiles en cas d'atteinte grave à l'ordre public ou de catastrophe naturelle. 2- L'état d'urgence a pour effet d'élargir les pouvoirs de police administrative, en l'occurrence la réglementation de la circulation et du séjour, les mesures d'éloignement, le droit de réquisition, de fermeture de lieux ouverts au public, l'assignation de résidence. 3- En outre, la loi déclarant l'état d'urgence peut prévoir des pouvoirs de police renforcés en matière de perquisitions et de contrôle des moyens d'expression de la pensée. Cette mesure a été prise justement par le gouvernement pour éviter les bévues pareilles à celle commise par votre journaliste Daou. Son cas est d’autant plus grave que non seulement c’est un faux document, mais aussi ce document vise à démoraliser les troupes sur le terrain. Et tout cela pendant un état d’urgence. Il pouvait rester encore un mois ou plus à la SE sans aucune entorse à la loi ; et personne ne pouvait se plaindre ; sauf bien sûr les ignorants qui ne savent pas de quoi il s’agit. Voilà, sans épuiser le sujet, je pense que vous avez compris l’essentiel. J’espère que d’autres comme vous comprendront par la même occasion. Que Dieu nous éclaire.13 ansRépondreLike (0) -
Ben77Je crois que les journalistes s'agitent pour rien. Ils disent que la classe politique malienne a opté pour le mutisme, probablement par peur, estiment les média maliens. Non! ce n'est pas du tout par peur ou autre, seulement ces gens sont bien éclairés et savent qu'aucune entorse n'est faite à la loi. C'est vous qui êtes entrain de vous agiter inutilement comme ce chauffeur de taxi qui se dit abusivement sanctionné alors qu'il roulait bien à droite. Mais il oublie qu'il était en excès de vitesse. Mais je ne comprends pas du tout l'attitude des avocats qui, pourtant savent de quoi il s'agit. Haaa! j'oubliai, quelqu'un à côté me dit qu'ils veulent seulement leur argent. Même si tu commets un homicide volontaire, l'avocat te fera comprendre que tu peux être acquitté ou bénéficier de circonstances atténuantes; pourvu qu'il gagne ses honoraires.13 ansRépondreLike (0)