Crise sociopolitique sur fond de demande de démission d’IBK : Il est temps pour les acteurs politiques maliens de mettre de côté leurs intérêts égoïstes et cesser de jouer à la roulette russe

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Depuis que l’imam Mahmoud Dicko et le M5-RFP (Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques) ont sonné la charge en mettant la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) sur la balance, la météo sociopolitique s’est chargée de vents violents qui font tanguer dangereusement le Mali.

En effet, entre la légalité brandie par les partisans du locataire du palais de Koulouba et la légitimité que lui renient ses contempteurs, le Mali se cherche un chemin de dialogue pour une sortie de crise négociée. Seulement, les acteurs de la crise semblent se livrer à une danse du tango qui n’augure rien de bon, si ce n’est de plonger davantage le pays dans l’incertitude des lendemains qui déchantent. En effet, le rejet, par les acteurs de la mouvance présidentielle, des propositions de l’opposition visant à dépouiller le chef de l’État de ses pouvoirs constitutionnels pour le réduire à un simple rôle honorifique, a vu la réaction des contestataires qui ont remis au goût du jour la démission du chef de l’État avec en ligne de mire, la manifestation du 10 juillet dernier, suivi d’une désobéissance civile qui a vu le saccage et le pillage de l’Assemblée Nationale et l’ORTM ainsi que des services privés.  

Tant que les acteurs politiques seront dans la logique de leurs intérêts égoïstes, le Mali risque de voler de crise en crise

Avis de tempête donc sur Bamako, tant la ligne de démarcation semble à présent clairement tracée entre les « dialoguistes » qui semblent se parler sans vraiment s’entendre sur les rives du fleuve Djoliba. Comment peut-il en être autrement quand on voit les risques de radicalisation dans les deux camps, qui sont autant de menaces réelles pour ce début dialogue qui a déjà du mal à prendre forme ? À ce propos, tout porte à croire que plus que toute autre chose, c’est l’insincérité des acteurs, qui est le nœud gordien de la crise au Mali. Dès lors, l’on comprend pourquoi les accords de paix d’Alger et le Dialogue National Inclusif (DNI) n’ont jamais eu de chance d’aboutir aux résultats attendus. Car, quand on fait un pas en avant aujourd’hui et qu’on en fait deux autres dans le sens contraire demain, il est clair qu’on n’avance pas. Dans ces conditions, il est difficile de convaincre que l’on n’est pas guidé par des raisons inavouables. Cela semble malheureusement être la situation que vit le Mali dans cette énième crise qui est en train de déchaîner les passions et qui risque de détourner le pays de l’essentiel alors que les défis sont immenses, à commencer par celui de la lutte contre le terrorisme. C’est à se demander si dans un camp comme dans l’autre, on ne vient pas négocier avec un couteau dans le dos. Mais tant que les acteurs politiques seront dans la logique de leurs intérêts égoïstes au détriment de la Nation, le Mali risque de voler de crise en crise tant que les acteurs politiques seront dans la logique de leurs intérêts égoïstes sans jamais voir le bout du tunnel. Et le changement d’hommes n’y fera rien. C’est dire si aujourd’hui plus que jamais, le Mali est à la croisée des chemins. Mais au-delà du président IBK qui est aujourd’hui sur la sellette, c’est toute la classe politique malienne qui devrait faire son autocritique, au lieu de continuer, pour certains, à donner le sentiment de chercher des raccourcis pour arriver au sommet de l’État dans la logique du « ôte-toi que je m’y mette ». Le Mali a besoin de mieux que ces tensions sociopolitiques qui contribuent à fragiliser davantage ce pays déjà marqué au fer rouge par les djihadistes.

Il est temps, pour la classe politique malienne, de cesser de jouer à la roulette russe

C’est pourquoi il est impératif que les protagonistes de la crise puissent mettre de l’eau dans leur… thé pour donner une chance à la paix dans leur pays. Autrement, à l’allure où évoluent les négociations que le radicalisme des uns et des autres semble avoir vouées à l’échec avant d’avoir même bien commencé, rien ne pourra faire retomber la bourrasque annonciatrice de pluies diluviennes sur Bamako. De quoi donner largement des raisons d’intrusion à un troisième larron en kaki, pour siffler la fin de la récréation. Ce qui serait un véritable recul démocratique.  En tout état de cause, une fois de plus, la classe politique malienne est mise face à ses responsabilités. Il lui appartient de faire la preuve de sa maturité et de se montrer à la hauteur de l’Histoire pour éviter d’entraîner le pays qui est déjà sur la pente raide, dans le précipice. Autant dire qu’il est temps, pour elle, de cesser de jouer à la roulette russe. Dans le cas d’espèce, la rue n’est pas la solution. La question est maintenant de savoir jusqu’où ira le bras de fer entre IBK et ses adversaires qui semblent jouer tour à tour à se faire peur. Une situation qui prêterait à rire si ce n’était pas, malheureusement, l’avenir de toute une Nation qui était en jeu.

Jean Pierre James

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14 COMMENTAIRES

  1. LA BASE MEME DE TOUTES LES RLIGIONS DES FILS D ABRAHAM C EST LA SAINTE CORRUPTION DES PEUPLES AU MOINS DE LEURS LEADERS!

    LA CORRUPTION MATERIELLE ET TOUJOURS PRECEDEE PAR LA CORRUPTION MORALE, JE VOUS ASSURE QU UN NOIR AFRICAIN NE PEUT ETRE MUSULMAN QUE S IL ACCEPTE LA CORRUPTION,…POURQUOI PARLEZ VOUS DE CORRUPTION SANS CHERCHER LES VRAIES CAUSES SPIRITUELLES ET MORALES?

    FAAROHW

    • Je suis d’accord avec toi, et IBK se bats contre la corruption, et IBK est l’homme qui aime le plus son pays, alors que Dicko est juste la pour mettre le chaos

  2. Voici les salaires des presidents de certaines institutions des Etats Unis compares a ceux du Mali

    President des Etats Unis: 19 millions CFA par mois
    Vice president des Etats Unis: 11 millions CFA par mois
    President de l’assemblee Nationale des Etats Unis ( House Soeaker): 10 millions CFA par mois

    Comparons les a ceux du Mali

    President du Mali: 150 MILLIONS CFA PAR MOIS
    Premier ministre du Mali: 75 MILLIONS CFA PAR MOIS
    President de l’assemblee nationale du Mali: 35 MILLIONS CFA PAR MOIS

    … et on se demande pourquoi le peuple se revolte ……

    • Mon frère
      Si tu touche à ces salaires, le M5 va tou de suite abandonné sa lutte.
      Sinon si on pouvait ramener ces salaires à 500 000 FCFA et avoir un œil là dessus, je te jure que tu n’aura plus de candidat pour ta présidence.

  3. L’opposition est vraiment egoiste, il profite de la situation delicate liee au covid19 pour enfoncer encore plus le pays. Ce sont vraiment des ennemis de la nation et ils ne veulent pas le bien de ce pays

  4. La situation du Mali etait bonne jusqu’a ce que Dicko appelle a la violence et au vadalisme de notre patrimoine. J’ai honte pour eux qu’ils soient maliens.

  5. L’opposition envoi la jeunesse malienne dans la rue dans l’espoir qu’elle se frotte avec les forces de l’ordre et de se blesser comme ca elle peut accuser l’Etat apres coup .

  6. Vraiment des poliiciens finis, qui ont profites de Dicmko pour amener les enfants des pauvres a la morgue,
    Vous avez les enfants de ces Leaders dans la rue, leurs enfants sont au Canada, en france ou USA

    • Ou leurs enfants comme l’Honorable Karim Keita sont avec les prostituees Espagnoles sur la mer! JPJ s’il y a un seul politicien egoiste et egocentrique au Mali c’est bien sure Boua le ventru IBK.

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